L'EPREUVE FACULTATIVE D'ARABE AU BACCALAUREAT
La note de service n° 2001-022 du 25 janvier 2001, publiée au Bulletin officiel de l'Education nationale n° 5 du 1er février 2001, définit l'épreuve facultative orale d'arabe aux baccalauréats général et technologique. Trois sessions se sont déroulées depuis son entrée en vigueur et il est aujourd'hui temps de dresser un bilan et de définir des règles précises auxquelles devront se tenir strictement les examinateurs.
Bilan
Les candidats disposent à présent de nombreux documents :
- en tout premier lieu, ceux disponibles sur les différents sites académiques (notamment ceux de Montpellier et Versailles) ;
- les extraits publiés dans les revues pédagogiques Al Moukhtarat et Textarab ;
- le fascicule Apprenons à lire en arabe du CRDP de Nancy-Metz (sortie : dernier trimestre 2003).
Cette dernière publication comporte une première partie consacrée à l'apprentissage du système graphique. D'autres produits récents proposent un apprentissage du système graphique (par exemple le cédérom Atabat) et plusieurs sites se chargent d'une réelle initiation " en ligne ".
Plusieurs académies ont mis en place des séances de préparation à l'épreuve facultative, assurées par des professeurs d'arabe parfois durant plus de deux trimestres tout au long de ces trois années.
Enfin, tous les élèves désireux de présenter cette épreuve à la session 2004 ont eu la possibilité de s'inscrire à des cours d'arabe pour débutants (LV3) soit dans leur établissement soit par correspondance.
Néanmoins, certains candidats affirment toujours n'être pas au courant des modalités de passation de l'épreuve et certains examinateurs avouent être embarrassés. La présente note a pour objet de définir la conduite à tenir.
Principes à respecter
Les examinateurs doivent tous avoir une attitude et des exigences identiques. Ils doivent s'en tenir au même barème indicatif, rappelé ci-dessous.
Aucun candidat ne peut arguer du fait qu'il a été mal informé. Tout au plus, il a la possibilité de renoncer à passer l'épreuve une fois rappelée la teneur de la note de service.
Aucun candidat ne peut se prévaloir de sa non connaissance du système graphique arabe pour être dispensé de document écrit.
L'épreuve comporte deux parties : présentation d'un document, entretien.
La présentation du document
Le candidat doit rendre compte d'un document en langue arabe, après un temps de préparation - identique dans toutes les épreuves orales de même nature. L'examinateur attend de lui qu'il montre sa bonne compréhension du document : le candidat doit présenter en arabe le contenu de ce document, en faire une analyse, voire un commentaire. On s'attend à ce que, spontanément, il cite des passages, traduise un court extrait ou quelques éléments.
L'examinateur, durant cette première partie de l'épreuve, n'intervient que pour aider le candidat, si celui-ci éprouve des difficultés. Il lui pose des questions, l'invite à reformuler une idée, à se référer au document pour préciser un point, à lire ; à traduire quelques phrases ou un passage.
L'entretien et la langue des échanges
Le candidat choisit de s'exprimer dans la variété d'arabe qui lui convient. Il peut, durant l'interrogation, passer d'une variété ou d'un registre à l'autre, en fonction du sujet abordé, selon la pratique usuelle des arabophones. Il va de soi que l'usage d'un quelconque sabir est exclu.
Quant à l'examinateur, il s'exprime, en fonction des choix du candidat, soit en arabe littéral, soit en arabe moyen. En aucun cas, il n'intervient en français ni dans un parler local.
Le candidat, dont on teste l'aptitude à pratiquer un arabe de communication, doit être en mesure de comprendre des questions simples posées en arabe moyen. De même, il doit se faire comprendre de l'examinateur, qui évalue non pas des compétences pointues dans un parler local, mais une compétence générale de communication. C'est cette aptitude à comprendre l'autre et à se faire comprendre de lui, qui est le premier et principal critère d'une compétence de communication.
La lecture oralisée
L'examinateur n'exige pas davantage une lecture oralisée académique ; en particulier il ne demande en aucun cas la restitution des voyelles finales. L'objectif est que le candidat fasse la preuve de la bonne compréhension d'un passage, d'une phrase, d'un mot, et non pas de connaissances grammaticales.
En revanche, pour la lecture comme pour l'expression orale, il doit être très attentif à la qualité de la prononciation (articulation, prosodie, accentuation, intonation).
Les documents
Seuls sont acceptés des documents authentiques (au sens technique du terme), nécessairement extraits de la littérature ou de la presse. Ils doivent comporter des références précises et, pour la pesse, une date.
La note de service prévoit le cas des candidats se présentant sans documents ou avec une liste non conforme. Les examinateurs doivent s'y tenir strictement.
Comme pour les épreuves obligatoires, dans tous les cas, l'examinateur s'efforce de permettre au candidat de mettre en évidence ses connaissances en arabe. Il ne peut s'agir que d'une évaluation positive.
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BAREME INDICATIF (20 POINTS) :
Présentation du document : 5 points
Lecture oralisée : 4 points
Traduction : 3 points
Entretien : 8 points
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