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Document accompagnant les contrats d'intégration
pour Troubles Spécifiques du Langage Ecrit
De récentes
instructions du Ministère de l'Éducation (mars 2001) préconisent
la mise en place d'un contrat d'intégration et de mesures particulières
en direction des enfants présentant une dyslexie importante et
avérée (diagnostiquée par un service spécialisé).
Ce contrat d'intégration doit permettre à l'enfant concerné
de se voir attribuer plus de temps pour réaliser son travail,
de mettre en place des pratiques pédagogiques destinées
à favoriser sa compréhension et à lui éviter
le plus possible échec, humiliation et souffrance.
C'est au médecin scolaire ou au psychologue scolaire que revient
la tâche de donner à l'enfant toutes les informations nécessaires
pour qu'il comprenne la nature de son trouble et ne l'assimile pas à
une maladie ou une déficience. Notamment, on veillera à
présenter à la fois les difficultés d'apprentissage
liées au trouble et les avantages mobilisables.Dans le quotidien
de la classe, l'enseignant(e) prendra en compte le handicap de l'enfant
en veillant à :
o ne lui donner qu'une seule information à la fois ;
o lui répéter les consignes ;
o lui laisser plus de temps pour réaliser le travail demandé
;
o lui lire les consignes écrites pour les maths ;
o lui éviter le plus possible la prise de notes ;
o noter différemment les dictées (par exemple : note sur
100 en déduisant les fautes), pour permettre à l'élève
de visualiser ses progrès, et, d'une manière générale,
dissocier l'évaluation de l'orthographe des autres dimensions
du travail ;
o lui autoriser la sub-vocalisation (lecture à mi-voix ou avec
mouvement des lèvres) ;
o privilégier l'oralité pour les évaluations ;
o écrire sous sa dictée pour les rédactions (lorsque
c'est possible) ;
o utiliser (chaque fois que c'est possible et éclairant, et s'il
ne présente pas de difficulté dans le domaine spatio-temporel)
des schémas et des cartes ;
o lui faciliter le travail à la maison en lui fournissant des
documents écrits (sorties d'imprimante, de préférence
[cf. rubrique suivante]) de façon à éviter le plus
possible la copie au tableau (lente, lacunaire et génératrice
d'erreurs) et conseiller à la famille de l'aider en lui lisant
les consignes et les textes à apprendre (résumés,
poésies, etc.) ;
o utiliser des polices de caractères bien lisibles (non fantaisistes,
de préférence sans sérif 1, en corps pas trop petit
2 et en espaçant les caractères 3).
o l'encourager encore plus que les autres et souligner toujours ses
progrès.
o
1. C'est-à-dire sans les " empattements " que présentent
certaines polices de caractères. Exemple de polices sans sérif
(sous Word ®) : Arial, Comic Sans, Verdana, Lucida Sans Unicode,
Tahoma, alors que les polices les plus utilisées (même
si, pour nous qui n'avons pas de problème de lecture, elles peuvent
paraître plus " esthétiques ") sont plus difficiles
à lire pour un dyslexique (Times New Roman, Courier New,Garamond
).
2. Les exemples de polices sans sérif ci-dessus sont donnés
en corps 12, alors que le reste du texte est en corps 10 et tout le
bas de page (sous le filet) en 7 (police : Comic Sans).
3. Pour ce faire, utiliser (sous Word ®) la suite de fonctions :
Format > Police > Espacement > Étendu. NB : Ce document
est le fruit d'un travail (en cours) mené par une équipe
d'enseignants, d'orthophonistes et de médecins et appelé
à être complété et développé.
Vos suggestions, témoignages d'expériences et de pratiques,
remarques, critiques, etc. sont les bienvenus
(septembre 2001)
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