Le château de Seix

 

C’est au cours du XVI siècle que le Sieur de Balby, Seigneur de Seix, faisait construire le château actuel dominant la ville ; il remplaçait le château d’Esplas, dont le donjon s’élevait encore, il y a plus d’un siècle au-dessus de l’emplacement du château, c’est-à-dire à quelques mètres du Calvaire actuel.

Cette nouvelle construction était destinée à la demeure seigneuriale, mais étant donné l’incertitude politique qui régnait encore à cette époque, un besoin impérieux de défense en fit en outre ce que nous appelons aujourd’hui une “Maison Forte“, comme le prouve la présence d’échauguettes, de mâchicoulis, de meurtrières, ces dernières dirigées vers le pont, car à cette époque, aucune autre construction ne s’élevait sur le glacis du château.

Au cours de la dernière guerre, occupé par la troupe, le château détérioré, livré à l’abandon, menaçait ruine. Racheté par le propriétaire actuel, celui-ci en a, malgré bien des difficultés, entrepris la remise en état.

 

Monuments religieux

 

L'église date du XVIII ème siècle. Elle est surmontée d'un pittoresque clocher à arcades illuminé le soir. Le chœur et la chapelle sont de style baroque espagnol.

On peut admirer trois retables en bois sculpté et doré datant du XVIII ème.

L'artiste peintre Lagorre a offert quatre œuvres représentant le baptême du Christ, la Vierge, le Christ du bon pasteur et Saint Etienne (patron de la paroisse).

Les divers marbres proviennent de carrières locales.
Rue Pasteur, on peut voir la Chapelle dédiée à Notre Dame de Pitié (actuellement fermée).

La Chapelle Sainte Anne se situe rue Clémenceau.

Au lieu-dit Capvert, sur la route du col d'Aula, se trouve une chapelle dédiée à Saint Joseph.

Pourquoi tant de personnes de Seix sont-elles nées aux Amériques ?

En 1873, dans notre région du Haut Couserans, a sévi une grande famine due à des hivers trop rigoureux, une augmentation très forte de la population et des épidémies.

Il n'était pas rare d'avoir 10 à 12 enfants par famille et dans chaque maison vivaient plusieurs générations.

L'électricité n'existait pas, l'eau se puisait au puits, pas de toilettes dans les maisons, la chaleur était produite par la seule cheminée et par la présence des bêtes.
Dans nos campagnes, les femmes travaillaient dans les champs pendant que les hommes, eux, se louaient dans les plaines, parfois jusqu'en Espagne ou faisaient du colportage.

Ils se déplaçaient surtout à pied, rarement à cheval et partaient pour de longs mois revenant passer l'hiver avec leur famille.

Après la famine de 1873, une grande partie de la population active s'est exilée aux Amériques.


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