NB : Ce texte suivant s’inspire des instructions et des programmes officiels. Les modalités pratiques étant sous la responsabilité des maîtres, les suggestions ci-dessous (élaborées à la suite de maints essais dans les classes) ont pour fonction d’aider les maîtres à mettre en œuvre des écrits scientifiques authentiques, œuvrant ainsi au développement de la maîtrise de la langue avec les sciences, et ceci sans trahir l’esprit des consignes officielles.
En cycle 2, l’enfant est appelé à répondre sous forme de dessins, ou, de petites phrases. Pour les dessins, le maître doit penser à les faire légender. Pour cela, fournir par exemple, des étiquettes déjà écrites, ou écrire les mots au tableau que les enfants peuvent recopier au choix. Pour les phrases, il est conseillé de les faire écrire soit au crayon, soit d’abord au brouillon. Une troisième solution est d’écrire au tableau en début d’année les mots et phrases qui reviennent souvent, afin de permettre aux enfants de corriger eux-mêmes leurs fautes.
L’enfant
peut favorablement disposer de son propre "carnet de sciences",
ou "cahier de manipulations" ou "cahier
d’essais de sciences"..diverses appellations sont possibles,
l’essentiel est que l’enfant ait son propre support de travail.
Mais ensuite, lors des mises en commun, ces savoirs proposés par les
enfants puis rectifiés collectivement sont validés (ou non) par
la classe puis, par le maître. Ces propositions de savoirs construits
et validés deviendront alors une vérité scientifique qu’il
conviendra de consigner, de retenir. Pour cela, il y a nécessité
d’un écrit structuré, que nous nommons "trace
écrite ou trace écrite finale" élaborée
ensemble sous le pilotage du maître.
Elle présente le canevas du travail avec les étapes principales,
ses questions, ses schémas, ses légendes et commentaires, ses
interprétations et ses conclusions.
Chaque enfant consigne la trace écrite sur un "cahier de science" spécialement conçu pour cela - lequel sert à la fois de mémoire du travail, de savoir à retenir, de communication à l’usage des autres, des parents...bref, d’information pour chaque personne intéressée. (remarque : certains maîtres utilisent des feuilles de papier comme "essai de science" et les insèrent à la suite de la trace écrite dans le cahier : il y a peut être un risque de confusion chez les jeunes enfants. Mais, je me permets de rappeler que chaque maître dispose à sa guise des conseils précédents dont l’intérêt est d’avoir jusque là permis une certaine satisfaction et qu’à ce jour, de nombreuses options étant prises, aucune ne peut prétendre par principe à être, pour l’instant, hégémonique )
S’il n’est pas conseillé de laisser des fautes dans les écrits qui figurent dans le cahier de sciences, il convient de ne pas trop focaliser l’attention de l’enfant sur les fautes (ne pas confondre les objectifs en sciences avec ceux en français) Pour cela, les maîtres passent auprès des élèves qui écrivent ou légendent sur leur "cahier d’essai de sciences", et attirent simplement l’attention de l’enfant en l’invitant à corriger (il peut aider d’une remarque). À la fin de la séance, l’enfant dispose d’un ensemble qui, dans le cas particulier et simple de première découverte, peut servir de première "trace écrite" du cahier de science (ou sinon, qui peut alimenter la première trace écrite du cahier de science) comprenant :
1. un titre (parfois en forme de question
2. la question qui est étudiée
3. (facultatif) ce que l’enfant en pense...ou ses prévisions
4. un dessin de l’expérience faite (ou schéma) anoté
5. une légende au bas du dessin ou petite phrase d’observation
(dictée à l’adulte en GS et début CP)
6. Une conclusion
7. (facult.) Ce que l’on doit retenir
La nouvelle question peut alors naître pour la séquence suivante.
Remarque : certains maîtres préparent la feuille de l’enfant en forme de tableau à remplir avec les éléments indiqués.