«Moi,
François, fils de bûcheron, je vis avec ma famille à l'orée de la forêt
de Phalempin.
Chaque
matin, à l'aube, je pars avec mon père et ses compagnons pour accomplir
les corvées redevables au seigneur du fief.
En
cet automne 1212, celui-ci exige les coupes de bois nécessaires à la
construction d'un castrum. Le soir, à la lueur du feu je taille des ustensiles
en bois que je vends à la foire avec mon père…
Je
pars avec mon père et ses compagnons en direction de la forêt pour
apprendre le métier de bûcheron et prendre la succession de mon père.
Nous emportons nos haches bien aiguisées.
Je
suis mon père dans la forêt. Avec ardeur il coupe les arbres à l'aide
de sa hache . Je les transporte jusqu'à ma charrette. Un brouillard
épais et froid nous enveloppe, la forêt me paraît mystérieuse, les
arbres pointent leurs moignons vers le ciel, on croit qu'ils protestent.
Le bruit des haches est comme étouffé. Certaines personnes racontent
qu'il se produit parfois des phénomènes étranges dans ces lieux séculaires
où les troncs sont noueux, moussus et leurs cimes enchevêtrées.
Mon
père aperçoit un arbre magnifique avec une inscription latine gravée
sur son tronc. Il coupe l'arbre.