François
arrive à l'abbaye de Cadouin en Dordogne avec pour mission de limiter
le défrichage de la forêt dans cette région, mais un drame se produit...
.Pour en savoir plus sur l’écriture de cette partie de la
nouvelle…
Dès
le lendemain, je reprends la route. Je marche depuis longtemps, je
suis affamé, et fatigué. Heureusement la route est agréable et ombragée. Je pense
à mon père qui doit en ce moment même être couché dans son lit,
paralysé.
Soudain, la vue d'un pèlerin approchant dans ma direction me tire
de mes songes. Ce dernier porte une robe de laine râpée, il est pieds
nus et a autour du cou une coquille, symbole des pèlerins qui se rendent
à Saint Jacques de Compostelle. Il avance lentement en s'appuyant lourdement
sur son bourdon. C'est un vieil homme qui a le haut du crâne dégarni.
Je m'empresse de l'interpeller:
"
Bonjour, j'ai longuement marché et je suis bien fatigué, pourriez-vous
m'indiquer où trouver le gîte et le couvert, s'il vous plaît ?
-
Mais bien sûr mon enfant. Suis donc cette route et tu arriveras à l'abbaye
de Cadouin. Tu sauras que tu es presque à destination lorsque tu verras
de nombreux arbres abattus. Les moines défrichent toute la forêt pour
étendre leurs cultures.
-
Elle est encore loin cette abbaye?
-
Non, elle est à deux pas d'ici.
-
Allez, je dois poursuivre mon chemin, dit le vieil homme. Bonne chance
et que Dieu te protège ! ".