FRANCOIS MENE L'ENQUETE

Premiers suspects : les moines...

Le soir, dans mon lit, je réfléchis à ce meurtre invraisemblable et horrible : Qui pouvait bien en vouloir au Frère Jules au point de le tuer ? Il était aimé de tous. Serait-il possible qu'un moine défricheur l'ait tué seulement à cause de la dispute d'hier matin dans le champ ? Mais oui, je ne vois que cela : un moine partisan du défrichage aurait voulu l'éliminer pour pouvoir continuer le massacre de la forêt !

Je me sens coupable. Pourquoi avais-je été parler du défrichage à mon maître ? J'aurais dû me débrouiller tout seul ! Oui, c'était sûrement un moine le meurtrier. Tout collait : le témoignage de Frère Nicolas, le fait que l'abbaye soit un espace très fermé où peu de gens peuvent pénétrer, et puis surtout, il n'y a que les moines qui savent écrire et seul un d'entre eux serait capable de rédiger la lettre de menaces.

C'est donc un moine le meurtrier, mais lequel ? Comme le crime s'est produit à l'heure des vêpres, le moine meurtrier n'a donc pas pu assister à cet office. De plus, les chants grégoriens auront couvert les bruits de la lutte entre les deux moines et les cris de Frère Jules.