Le Pré de la Fadaise

Je marche depuis plusieurs heures déjà, mes jambes commencent à faiblir. J'aperçois alors, en haut d'une colline, des lumières qui inspirent chaleur et lits douillets du soir. Je commence à monter la colline sans savoir que ce village est en fait Bourg Saint-Bernard...

Quand j'arrive aux abords du village, j'aperçois une maison en briques rouges avec un toit en ardoise. C'est une auberge du nom de la Chopinette du Comte» dont la porte est gravée de la croix toulousaine, emblème de la capitale de ce comté. La pluie commence à tomber. Je frappe à la porte. Apparaît un vieil homme aux cheveux blancs en bataille et aux yeux verts:

"Que voulez-vous, dit-il d'un ton sec?

- Je cherche un endroit pour passer la nuit...

- C'est bon, c'est bon, coupa le vieil homme . Entrez donc."

J'entre enfin dans cette bonne auberge. L'air y est chaud et les tables sont couvertes des mets les plus délicieux. Je vais au comptoir et demande:

"Aubergiste, je voudrais une chambre, s'il vous plaît."

Mon interlocuteur se retourne lentement: " Eh bien jeune homme, on peut dire que tu es chanceux, il me reste une seule chambre de libre à la veille de la fête..."