Le système éducatif français se trouve confronté à la nécessité d’améliorer ses
performances qui, dans le cadre des comparaisons internationales, souffrent de
résultats médiocres.
Moins efficace, en ce sens que le niveau moyen de ses élèves reste inférieur à celui
constaté dans d’autres pays au développement comparable, il est de surcroît moins équitable car il ne parvient pas à réduire les écarts qui affectent les résultats des
différentes catégories d’élèves.
Ce constat est sans doute imputable à une capacité trop limitée à assurer une
régulation performante des processus d’enseignement / apprentissage.
Or chacun sait que cette démarche régulatrice est fortement dépendante des
pratiques d’évaluation développées, qui doivent permettre d’accroître le niveau de
lucidité des élèves et de ceux qui les accompagnent, condition indispensable à la
détermination des orientations adaptatives de l’action et à la mobilisation des efforts.
La mise en place du socle commun de connaissances et de compétences constitue
un levier dont l’ensemble des acteurs doit aujourd’hui se saisir afin de rendre plus
efficaces les actions d’accompagnement des élèves dans leurs parcours
d’apprentissage.
Outil de référence pour tous, il traduit le choix d’une approche des acquis des élèves
déclinée en termes de compétences, ainsi qu’une volonté de rompre le
cloisonnement disciplinaire.
Ces évolutions majeures doivent permettre de mieux éclairer les enjeux de l’action
de chacun des acteurs au sein des situations scolaires.
Dans ce contexte, l’académie de Toulouse a décidé de se doter d’un site dédié au
thème de l’évaluation au service des apprentissages et de la construction de
compétences qui, en cohérence avec la mise en place du socle commun, se
propose :
- de fournir des éléments de réflexion sur les concepts engagés aujourd’hui par
ces évolutions de pratiques,
- de donner à voir des réalisations portées par des équipes du 1er comme du 2nd
degré,
- de proposer des ressources documentaires.
Je souhaite qu’il soit utilisé de façon active et dynamique, non seulement en
consultation, pour s’informer sur ces sujets, mais aussi comme support de
mutualisation de réalisations, pour témoigner de pratiques et faire partager des outils.
Olivier Dugrip