Vase caréné, Dragendorff 29 (50-60 ap. J.-C.)
La Graufesenque
La céramique sigillée, une technique gréco-romaine

Au IIème et au IIIème siècle avant Jésus-Christ, des ateliers hellénistiques ont fabriqué des bols à décors moulés (ci-contre), à Pergame, Antioche, Samos, Délos et Mégare. On les a copiés en Italie et, vers la fin du Ier siècle avant notre ère, les céramiques d'Arezzo (Toscane) atteignirent une grande renommée. Très vite les productions d'Arezzo furent à leur tour copiées en Gaule. 
Les plus grands ateliers gallo-romains sont ceux de La Graufesenque et de Lezoux (Puy-de-Dôme).
 
ci-contre : La Graufesenque, vue partielle du site archéologique
L'utilisation de poinçons

ci-dessus, Hercule et la peau du lion de Némée
La caractéristique commune à toute la vaisselle de table fabriquée dans ces ateliers est l'utilisation de poinçons (sigilla) pour décorer (Hercule, à gauche, feuille, à droite ou signer (Rufini, Germani) chaque pièce d'où le nom générique de "céramique sigillée".
à droite, poinçon de feuille 
Au IIème et au IIIème siècle, des ateliers nouveaux produisirent des céramiques sigillées de plus en plus abâtardies, en Germanie, Pannonie, Angleterre, Espagne et Tunisie.

Auteur : Jean-Christophe Sanchez, professeur d'histoire-géographie


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