La Graufesenque
Fabrication des vases

Très standardisée, cette vaisselle était fabriquée à des millions d'exemplaires rigoureusement identiques. De grands fours pouvaient cuire à 1000°C entre 10.000 et 40.000 pièces à chaque fournée. On peut donc parler de production industrielle !
Fabrication des vases lisses

Fabrication des vases moulés

Cuisson

Sélection

Décors des vases

Signature des potiers

La vaisselle lisse (ci-dessus) comprend une quarantaine de types principaux. Plats et assiettes, bols, tasses, gobelets ont des formes calibrées et standardisées, indistinctement fabriquées par tous les potiers d'une même période.
Les classifications utilisées aujourd'hui portent les noms des premiers archéologues qui les ont établies : Hans DRAGENDORFF, Robert KNORR, Joseph DECHELETTE, Frédéric HERMET, E. RITTERLING, James CURLE...
Certains décors simples étaient obtenus avec des gouttes d'argile très liquide (barbotine). Le vase étant placé sur le tour, on versait, à l'aide d'une pipette, quelques gouttes de barbotine qui filaient plus ou moins en adhérant à la paroi. On réalisait ainsi des guirlandes de feuilles ou des grappes de raisin, surtout entre 60 et 120 après Jésus-Christ. A l'aide de poinçons d'argile, les potiers composaient, à l'intérieur des moules, une décoration imprimée en creux. Après cuisson , il suffisait d'appliquer à l'intérieur de ceux-ci des calottes d'argile. Le retrait de la pâte au séchage permettait de démouler sans casser le moule. On obtenait ainsi des vases portant des décors en relief à l'extérieur. Pieds et lèvres étaient façonnés sur un tour, après démoulage.
La vaisselle moulée de La Graufesenque comprend une vingtaine de types principaux : coupes, calices, gourdes, gobelets ou grandes bouteilles ansées appelées lagènes.
La céramique sigillée était cuite à 1050° C., à l'abri des flammes et des gaz de combustion. Des cheminées traversaient le fourde bas en haut et les vases empilés entre les cheminées, étaient cuits en atmosphère oxydante.
à droite, cuisson des céramiques de La Graufesenque : coupe reconstituée montrant le chargement des vases dans le grand four
Les fours pouvaient mesurer jusqu'à 7 mètres de côté, avec une chambre de chauffe de 50 à 100 m3. Dans une seule fournée, on cuisait entre 10 000 et 40 000 vases.

à gauche,vestiges d'un four gallo-romain

Auteur : Jean-Christophe Sanchez, professeur d'histoire-géographie


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