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Le Musée Marcel Lenoir |
Le Château de Montricoux accueille des manifestations culturelles :
Peintre,
sculpteur, poète et céramiste.
Né
à Montauban le 12 mai 1872 ; père et grand-père orfèvres.
en
1889 :
A
17 ans il monte à Paris. Doué pour le dessin, expérimenté
dans la ciselure des bijoux. Autodidacte, il suit les cours de l'Ecole
des Arts Décoratifs pendant six mois.
Il
découvre Cluny, le musée du Moyen-Age : vitraux, céramiques,
orfèvrerie et surtout les manuscrits enluminés des moines.
Il fréquente le Louvre où il découvre les primitifs
italiens : Boticelli, Fra Angelico.
1890
à 1896 :
Il
dessine à la mine de plomb, encre de chine, lavis; aux traits très
libres, il grave également sur bois.
1897
à 1900 :
Toutes
ses préoccupations et l'esthétique symbolisyes s'expriment
dans ses oeuvres de cette époque.
1898
:
Il
connaît ses premiers succès avec les enluminures. Il passe
de l'objet à l'enluminure. Il extériorise son rêve.
Ses personnages symbolisent l'ascension de l'Humanité vers l'Idéal.
Il réhausse es gravures de traits d'or et d'argent. Il use de tout
un vocabulaire symboliste : serpents, chardons, lys, scarabés, plumes
de paons, cygnes, jeunes filles parées de diadèmes, jardins
luxuriants.
Parallèlement
aux enluminures, il s'adonne au pointillisme : une oeuvre "Le Couronnement
du Christ" (1898) est tout à fait similaire au travail de Seurat
de la même année.
Il
se familiarise avec l'Art de Boeklin, Burnes Jones, Puvis de Chavanne.
Il rencontre les poètes symbolistes : Paul Fort, Emile Boissier
et l'ésotérisme des Rose-Croix. Il es t doué d'un
tempérament mystique, nourri de syncrétisme religieux.
1902
:
Il
revient à Montauban où il écrit ses premiers poèmes.
1903
à 1909 :
Besoin
de peindre la nature. Il dit qu'on ne peint pas d'après nature,
mais que l'on pense d'après nature. Il couvre ses paysages (Saint-Antonin)
d'une matière épaisse, brute, sortant du tube, étallée
au couteau, au doigt, sans dessin préparatoire.
1910
:
"Il
avait une manière de peindre par facettes qui n'était qu'à
lui" Alberto Giacometti(Propos rapportés par Stanislas Fumet).
1912
:
Année
importante où il s'essaie à la fresque (La
Joie de vivre) à Bruniquel, retenant la leçon des primitifs
italiens.
1915
à 1919 :
Il
assemble d'une façon extraordinaire des formes juxtaposées,
découpe les volumes. L'influence du cubisme dans une architecture
"cézanienne" transparait dans les paysages(paysage
de Penne), portraits, natures mortes. Il utilise la couleur, mais aussi
le fusain et le pastel (il vénérait Cézanne).
1920
à 1925 :
Les
formes sont rondes, gonflées en volume cylindriques, simplifiées,
définies par des aplats de couleur, cernées par des traits
grisés. Retour aux sources avec l'art roman : tout s'inscrit dans
un cercle.
1928
à 1931 :
Formes
construites par de petites touches, s'insèrent dans un paysage qui
palpite : le flochetage.
1931
:
Il
s'éteint à l'âge de 59 ans dans une austère
et émouvante dignité à Montricoux, laissant une oeuvre
de près de 700 tableaux et de très nombreux dessins.
"La joie de vivre" 1920-1921 |
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"Vue de Saint-Antonin" |
Une esquisse de route constitue en bas à droite une petite diagonale pour donner un minimum de profondeur, tandis que la montagne ferme l'horizon.
La
bande jaune (peut-être du colza) établit le lien entre les
tons froids et les tons chauds.
Il
contrôle la force de pensée devant le thème "nature",
et ne se laisse pas emporter par es émotions.
Il
couvre la toile d'une matière épaisse, sans dessin préparatoire.
Le geste est vif, rapide, la peinture est jetée ardemment sur la
toile, étallée au couteau et au doigt.
Sontraitement
est de facture très moderne.
"Paysage de Penne" huile sur toile, 1920 |
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