La Chandeleur
La Chandeleur, fête païenne récupérée par l’Eglise, est devenue la Purification de la Vierge ainsi que la présentation de l’enfant Jésus au temple, 40 jours après l’accouchement, tout en restant la fête solaire qu’elle a toujours été.
Les
crêpes
La crêpe elle-même
évoque le disque solaire, ainsi que les offrandes alimentaires.
La Chandeleur marque l’ouverture
de la période de Carnaval. C’est en même temps, un signe
de renaissance, de promesse d’avenir. La veille, on fait maigre.
La crêpe est censée
exorciser la misère et le dénuement .
Il faut pour cela garder
la première qui sera, tout au long de l’année, jusqu’à
la Chandeleur suivante, garante de la prospérité. Cette crêpe
que l’on ne mange pas est la survivance du rite de l’offrande. On mettait
parfois un « louis d’or » dans la crêpe.
La
fonction météorologique de l’ours
A la Chandeleur, l’ours
annonce (ou non) la fin de la saison froide.
Dicton : « A la
Chandeleur, l’hiver prend fin ou prend vigueur »
L’ours sort de sa tanière
: s’il y rentre de nouveau, c’est signe de froid, mais s’il reste dehors,
l’hiver est fini.
L’ours
est à rapprocher du masque fréquent en Europe de l’homme
sauvage, conducteur des âmes, qui couvert de verdure, de mousse
ou de paille, est capable de prédire le temps ; il s’apparente également
aux satyres.
L’ours, animal velu, est
représentatif de la force vitale comme le bouc ou le taureau, ils
sont liés à la vie et à la fécondité,
féminine, agraire, collective, ainsi qu’à l’espoir de voir
la fin de l’hiver.
Le « jeu de l’ours », mimé dans certains carnavals évoque le réveil printanier : l’animal court après les filles. Il est capturé et abattu mais ressuscite et danse.
Voir aussi "L'ours" dans le dossier concernant le film "La vallée des montreurs d'ours".
Auteur : Danielle MONTARIOL, professeur d'Histoire-Géographie