Cloîtres et monastères
disparus de Toulouse
Les couvents et monastères, d'hommes et de femmes, étaient innombrables à Toulouse, mais dans leur immense majorité, ils ont été détruits soit en totalité, soit en grande partie. Nous ne prétendons pas ici en proposer une liste exhaustive, chacun pourra compléter, s'il le souhaite...
Plan
de Toulouse
Les
emplacements sont indiqués en orange : en cliquant
dessus, on accède à la page correspondant au lieu.

Bref
historique
Dès le
Haut Moyen-Age, trois communautés sont puissantes:
les chanoines de Saint Sernin
les Bénédictins de la Daurade
les chanoines de la Cathédrale Saint-Etienne.
A
l'époque gothique, l'arrivée des Ordres Mendiants et la création
de l'Université (1229), modifient la vie des communautés
religieuses auxquelles s'adjoignent bien souvent des collèges.
Les Prêcheurs ont joué un rôle capital dans
l'histoire du XIIIe siècle toulousain.
Au XVIe, la Réforme protestante, et les guerres civiles qui suivent, déchirent la ville mais celle-ci reste attachée à la cause catholique, surtout sous l'impulsion du Parlement.
Au XVIIe, ce fut le temps de l'action sociale dans le cadre de la Contre-Réforme catholique et de la réorganisation de l'Eglise toulousaine.
(Quelques chiffres significatifs pour l'Ancien Régime: de 1590 à 1709, sept nouveaux ordres religieux d'hommes et quatorze de femmes s'installent à Toulouse, la plupart du temps dans les murs. En 1680, 35% de la superficie de la ville est propriété ecclésiastique.)
En 1789, il y a 450 religieux ou chanoines, 500 religieuses pour 57 chapitres ou couvents, soit environ 17 religieux par établissement.
C'est la Révolution Française et l'époque napoléonienne qui marquent le début du déclin des ordres religieux.
Le XXe siècle marque le souci de protéger ou de restaurer ce qui peut l'être, ou plus modestement comme ici de contribuer à le faire connaître.
(A noter, la confusion de vocabulaire faite presque systématiquement, et depuis fort longtemps, entre chanoines et moines, de même qu'entre abbaye, monastère, cloître... Il est même fort difficile de distinguer véritablement les clercs, les moines, les laïcs...).
Objectifs de ce dossier
- mettre à la portée des élèves et de leurs enseignants des éléments du patrimoine architectural religieux de l'Académie.
- permettre leur utilisation dans le cadre des programmes d'histoire (classes de cinquième, quatrième, seconde): "Les monuments et les uvres d'art ne doivent pas être considérés comme des illustrations. Ils sont au centre du programme. Les représentations de l'abbaye disent, de Cluny à Cîteaux, le sens de la vie et de la prière des moines...."(Extrait de l'Accompagnement des programmes du cycle central du collège, 5e/4e.)
- permettre également leur utilisation dans le cadre des disciplines artistiques, ou dans une approche pluridisciplinaire de tout ce qui a trait au patrimoine, à l'environnement.
- servir également de travail préparatoire à des visites sur le "terrain".
Remerciements
| Ce
dossier a été réalisé avec l'aide de : - Archives municipales - Archives départementales - Institut catholique - Musée des Augustins - Musée Paul Dupuy - Editions Privat - Restaurant "les Caves de la Maréchale" - Le Service Educatif Académique des Musées |
Photos : - Alain Guiraud - Institut Catholique - Musée des Augustins - "Caves de la Maréchale". - Mme Allemand |
Auteur
: Danielle
MONTARIOL, professeur
d'Histoire-Géographie
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