ci-dessus, le Temple de Toulouse, place du Salin

Pourquoi se réforme-t-on ?
Surtout, pour répondre à une inquiétude religieuse et trouver une nouvelle voie dans la quête du salut. L’angoisse du châtiment éternel est renforcée par le spectacle des malheurs du temps. Elle se traduit dans les oeuvres des artistes : les Danses des morts, le Testament de Villon, l’Apocalypse de Dürer...
Pour protester contre les carences et abus de L’Eglise. « Trois cents ans de plaisanterie sur le pape, les moeurs des moines, la gouvernante du curé, c’est de quoi lasser à la fin » écrivait Michelet au siècle dernier.

Quels sont les fondements du protestantisme ? Les protestants français sont en majorité calvinistes. C’est une théologie et une pratique.

Une théologie :
Dieu seul : Dieu se fait connaître à chacun par les textes sacrés, sans intermédiaire.
L’Ecriture seule : c’est la Bible qui est la source de la foi. Chacun doit pouvoir lire les textes sacrés, ce qui rend indispensable une bonne maîtrise de la lecture.
La grâce seule : l’élection d’un fidèle à la vie éternelle ne dépend pas de sa volonté 
mais du choix de Dieu car «Dieu ne crée pas tous en pareille condition, mais ordonne les uns à la vie éternelle et les autres à l’éternelle damnation» (Luther).

Une pratique :
L’organisation des réformés repose sur la communauté de base, le consistoire. Le consistoire est une assemblée composée du pasteur et de laïcs, les Anciens, choisis dans la noblesse et la bourgeoisie. Il encadre les fidèles au plan religieux et moral et gère les questions matérielles. Des réunions régulières fédèrent les églises sous forme de colloques, de synodes provinciaux et nationaux .

En quoi est-ce une rupture avec le catholicisme ?

Sur le plan théologique :
le refus du salut par les bonnes oeuvres et le rejet de l’Eucharistie entraîne l’abandon de la plupart des croyances et des rites catholiques : la messe, les pèlerinages, le culte de la Vierge et des Saints .

Sur le plan disciplinaire :
le rôle de l’Eglise comme médiatrice entre Dieu et les hommes est remis en cause. Son organisation très hiérarchisée où toute l’autorité part du sommet est l’inverse du modèle protestant.


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