ci-dessus, l'Hôtel d'Assézat
Qui sont les Protestants ? 
Ils sont issus d’une minorité évoluée culturellement: clergé, noblesse, diplômés de l’Université (avocats, médecins, officiers de justice), commerçants, artisans - peu de paysans sauf dans les Cévennes - .

Quelques protestants toulousains :

Pierre d’Assézat ( début 16éme siècle - 1581).
Ce riche pastelier, en relation avec Pampelune, La Rochelle, Anvers, l’Angleterre, l’Ecosse, est célèbre par l’hôtel particulier qui porte son nom. Il fut capitoul en 1552 et 1561, mais il fut poursuivi par le Parlement de Toulouse comme réformé. Poursuivi après la Saint-Barthélémy, il fut emprisonné à Bordeaux où il abjura le 30 septembre 1972. Il regagna Toulouse et ne fit plus parler de lui.

Jacques Bernuy, 
fils de Jean Bernuy riche marchand toulousain, fut conseiller au Parlement de Toulouse. Mais, réformé, il fut privé de sa charge en 1568.

Jean de Coras ( 1515 - 1572).
Régent en droit à Toulouse, puis conseiller au Parlement de Toulouse, grand jurisconsulte, c’est lui qui eut à instruire l’incroyable histoire de Martin Guerre. Calviniste ardent, il fut l’un des organisateurs des troubles de 1562. Il dut s’enfuir en Navarre puis à La Rochelle. Rentré à Toulouse, il fut assassiné à la suite de la Saint Barthélémy et pendu .

Michel du Faur de Saint-Jory ( ?- 1575 ).
Président au Parlement(1557), il fut déposé comme suspect de calvinisme (1569), il fut réintégrer par Catherine de Médicis (1570) Il épousa Eléonore de Bernuy dont il eut 4 enfants.

Pierre du Faur de Saint-Jory (1532-1600), un des quatre enfants de Michel, grand juriste, succéda à son père comme premier président du Parlement de Toulouse ( 1573) . Il fut choisi par Henri IV pour faire appliquer l’Edit de Nantes.

ci-dessus, l'Hôtel de Bernuy
Combien sont-ils ?

Environ 2 millions de fidèles, 10 % de la population du royaume, très inégalement répartis.
1 300 000 dans les provinces du Sud et du centre-ouest, 20 % de la population ; le fait réformé y est donc omniprésent.
Des villes entières sont aux mains des réformés jusqu’à l’Edit de Nantes ; des pays entiers -Cévennes, Montalbanais, environs de Castres, de Nîmes, de Nérac...- sont contrôlés par les réformés.
 
Où sont-ils ?

Carte de Léonie Schlosser in "Les malheurs des temps-Histoire des fléaux et des calamités en France", sous la direction de Jean Delumeau et Yves Lequin, Librairie Larousse 1987


L'impact des guerres de religion

Dans les villes et les bourgs. Les villes-clés du protestantisme sont Nîmes, Montauban et La Rochelle.

Ils sont très nombreux au sud de la Loire dans le "croissant fertile"qui s’étend du Poitou au Dauphiné en passant par la vallée de la Garonne et en enserrant le Massif Central : Aunis , Saintonge, sud du Poitou et dans le domaine d’Oc : Guyenne, Gascogne, Béarn, Bas-Languedoc, Cévennes, Vivarais, Dauphiné.

Ils sont moins nombreux au nord de la Loire et plus dispersés, sauf dans la plaine de Caen.

1573 : Création d’une confédération municipale et provinciale que Jeanine Garrisson a appelée "Les Provinces Unies Du Midi" .
Etait-elle l’amorce d’un Etat séparatiste ? Ou un simple mouvement communal à caractère religieux ?


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