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La Graufesenque ci-contre, carte représentant les différents sites où l'on a retrouvé la vaisselle sigillée de La Graufesenque |
Pour satisfaire plus vite quelques commandes importantes, ou pour charger plus efficacement un four que l'on allait mettre à feu, les potiers s'associaient entre eux ou louaient des équipes d'esclaves complémentaires. Ils transcrivaient alors le détail de leurs tâches ou de leurs apports respectifs sur des assiettes inscrites à la pointe sèche avant cuisson. Ces mémoires ou bordereaux, dont plus de 200 ont été retrouvés, indiquaient souvent, pour chaque fournée, les noms des potiers fournisseurs, les types, les dimensions et les quantités de vases empilés dans les fours. De tels documents nous renseignent à la fois sur la langue parlée et écrite en Gaule au Ier siècle, et sur l'organisation du travail des potiers de Condatomagus. |
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Auteur : Jean-Christophe
Sanchez, professeur d'histoire-géographie