Les chats ont souvent payé un lourd tribut, dans l’histoire, aux fantasmes des populations selon les maléfices ou au contraire, les vertus qu’on leur prêtait. dessin
de Julien Fournet
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Dans de nombreuses villes d’Occident, certains d’entre eux étaient brûlés avec les effigies du Carnaval : par exemple, aux Brandons, c’est-à-dire le premier dimanche de Carême ou le mercredi des Cendres, on tendait au dessus d’un brasier une perche retenant un chat ou des paniers à chats, lesquels tombaient dans le feu les uns après les autres; on pensait que les torches allumées à ce bûcher et avec lesquelles on touchait les arbres, les bêtes ou les champs les rendaient plus féconds….
A Metz, au milieu du Carême,
avait lieu le « mercredi des chats » : on enfermait des
chats vivants dans une cage en fer et on les faisait brûler vifs;
cette pratique, attestée en 1344, ne disparaîtra qu’en 1777.
(En 1905, on a encore, paraît-il,
jeté des chats au feu dans une localité de Lorraine).
Même chose à la Saint-Jean, au début des récoltes qu’il fallait protéger ; le plus célèbre de ces feux se déroulait à Paris, en place de Grève, où un tonneau grouillant de chats vivants était installé sur l’arbre qui dominait le bûcher.
Auteur : Danielle MONTARIOL, professeur d'Histoire-Géographie
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