| Cloîtres
et monastères disparus de Toulouse
Les Carmes Leur nom vient du Mont Carmel, situé en Israël, au dessus d'Haïfa. Des ermites croisés se sont retirés au XIIe siècle sur ce mont et Innocent IV en accepte la règle en 1245 : elle prescrit l'abstinence perpétuelle, le jeûne, la pratique du silence et de la pauvreté. L'ordre se propage dans toute la chrétienté et est introduit à Paris par Saint-Louis. ci-contre,
dessin de Pomian
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L'église avait la forme d'un T, la nef était transversale, c'est à dire placée à angle droit par rapport au chœur, (celui-ci peut se comparer à celui de la cathédrale de Saint Bertrand de Comminges). Elle avait un porche de dix mètres de large qui s'ouvrait sur la Grand-Rue (côté ouest de la place actuelle).
La chapelle du Mont-Carmel, du XVIIe siècle, jouxtait le côté Nord, et le cloître se trouvait sur le côté Sud. Celui-ci comportait deux étages ; des colonnettes de marbre géminées, au rez-de chaussée, soutenaient les arcades. On trouve dans plusieurs lieux de la ville des vestiges de ce cloître.
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Le
poète occitan, Pierre Goudouly, dont la statue se trouve place Wilson,
a d'abord été enseveli dans l'église des Grands Carmes
en 1639, avant que ses restes ne soient transférés dans l'église
de la Daurade.
Au XIVe siècle, il y avait, proche de la porte de l'église, une recluse. Les bâtiments ont été démolis en 1808. La ferveur que l'ordre vouait à la Vierge, le fait qu'il se tint à l'écart de l'Inquisition contribuent à expliquer le succès qu'il rencontra. ci-contre, voeu fait par le roi Charles VI à Notre Dame d'Espérance dans le cloître des Carmes |
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Les Carmes Déchaux (ou Déchaussés) L'ordre des Carmes est réformé par Saint Jean de la Croix, en 1594, et ne dépend plus de l' ancien ordre. Il devient l'ordre des Carmes "déchaussés" (appelés ainsi parce qu' ils portaient des sandales très ouvertes). Au début du XVIIe, ils édifient une église, l'église Saint-Exupère et un couvent qui englobait une partie de l'actuel Jardin des Plantes. Celui-ci est confisqué à la Révolution, on installe dans ses bâtiments les collections d'histoire naturelle de la Société des Sciences (qui devient en 1865, le Museum d'Histoire Naturelle). Dans une autre partie est construit le théâtre Sorano. |
ci-dessus, l'église Ste Exupère |
Auteur
: Danielle MONTARIOL,
professeur d'Histoire-Géographie
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