ci-dessus, vue d'ensemble - document musée Paul Dupuy

Cloîtres et monastères disparus de Toulouse
Notre-Dame de la Daurade

Parmi les diverses hypothèses sur les origines de la Daurade, on peut, semble-t-il, retenir la plus communément admise : l'empereur Honorius donna aux Chrétiens un certain nombre de temples désaffectés pour en faire des églises ; Saint Exupère (405-411 environ) était alors évêque de la ville.

Le sanctuaire primitif était en briques et de forme décagonale, surmonté d'une coupole côtelée. On a retrouvé des colonnes "soit unies, soit à cannelures torses, soit à cannelures droites revêtues de pampres et de raisins," avec des chapiteaux ioniques ou corinthiens.

Le nom de l'église signifie "couverte d'or", parce qu'elle était recouverte, sur ses murs, de mosaïques à fond d'or.
En 1077, Hugues, abbé de Cluny, y établit des religieux vivant sous la règle de Saint Benoît ; la Daurade, dépendant alors de l'abbaye de Cluny, fut placée sous la dépendance directe de l'abbaye de Moissac.
Au XVe siècle, le prieuré compte entre quinze et vingt moines.
     Dans le fonds des Archives Départementales, un inventaire des ustensiles et meubles, datant de 1624, nous renseigne sur la vie quotidienne des moines. Ils possédaient : "salières, escuelles, saucières, chopines, esguières, culières...chauderon, poilon, mortier.....chandeliers, coins de fer pour fendre le bois, cuvettes grandes ou petites, palliasses, coissins de layne pour les religieux..."

L'ancienne basilique romane et le cloître avaient été presque entièrement démolis au XVIIIe siècle, pour permettre l'édification de l'église actuelle.

La Révolution chasse les religieux ; sur l'emplacement des bâtiments conventuels a été construite la manufacture des Tabacs, elle-même remplacée en 1892 par l'Ecole des Beaux-Arts (ci-contre).

Quelques chapiteaux et bas-reliefs

ci-contre : le baiser de Judas, cliché Bernard Delorme
 

Les sculptures de La Daurade au musée des Augustins.

 
ci-contre : le roi David accordant sa harpe

ci-dessous : l'entrée du Christ à Jérusalem, cliché Bernard Delorme


Auteur : Danielle MONTARIOL,  professeur d'Histoire-Géographie


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