ci-dessus, les Jacobins |
Cloîtres
et monastères disparus de Toulouse
Les Jacobins C'était le couvent des Frères Prêcheurs (Dominicains), premier des Ordres Mendiants, créé à Toulouse par Saint Dominique en 1215, pour lutter contre l'hérésie cathare, reconnu par le pape Innocent III en 1216. Ils
se sont d'abord installés près du Château Narbonnais
(actuellement place du Salin) puis, dans l'Eglise Saint-Rome, disparue
aujourd'hui.
Comme
pour beaucoup d'autres édifices, la construction s'est effectuée
en plusieurs étapes, largement étendues dans le temps.
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Voir aussi le site Ensemble conventuel des Jacobins.
| Les
Augustins
"Le grand cloître, merveille de l'art gothique, a été respecté ; il a conservé (...) son aspect moyennâgeux, et, dans le calme silencieux de ses allées désertes, ombragées par les vertes frondaisons, on serait tenté d'évoquer la vision des ombres sépulcrales de ses anciens religieux, errants sous les découpures de ses ogives trilobées". Jules
Chalande, "Histoire des rues de Toulouse", 1919.
Les
Ermites
de Saint-Augustin sont autorisés en 1310, par le pape Clément
V à construire leur couvent,
dans l'enceinte de la ville. Après un conflit avec le chapitre
de la cathédrale, les constructions ne furent achevées qu'en
1341.
ci-contre,
vue du cloître des Augustins
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Le
grand incendie de 1463, qui détruisit les trois quarts de Toulouse,
détruisit aussi la presque totalité du monastère.
Il fut reconstruit progressivement... L'espace occupé était
immense, il débordait sur les actuelles rue d'Alsace, de Metz et
des Tourneurs. Il y avait alors 95 chanoines.
Le
grand cloître couvrait une superficie de 321 mètres carrés,
il était formé de quatre avenues de vingt arcades trilobées,
soutenues par 176 colonnes de marbre géminées,
surmontées de chapiteaux sculptés. Sur le côté
Est du cloître, trois salles ont été conservées
: la sacristie, une chapelle et la salle
capitulaire.
ci-contre, dessin - musée des Augustins |
| Le
réfectoire, immense, a été démoli lors du percement
de la rue d'Alsace, pour faire place à la construction actuelle,
dont la façade est de Viollet-le-Duc. C'était une salle gothique
de sept travées avec six arcs d'ogive en briques peintes, qui a
abrité des événements historiques : les assemblées
des Etats du Languedoc ainsi que le grand banquet, en 1790, en l'honneur
des députés de la Haute-Garonne qui avaient assisté
à la Fête de la Fédération.
Le réfectoire a ensuite été transformé en écurie et l'est resté jusqu'au jour de sa démolition. ci-contre,
dessin du réfectoire - musée des Augustins
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Voir aussi les pages du site du musée des Augustins.
Auteur
: Danielle MONTARIOL,
professeur d'Histoire-Géographie
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