Cloîtres et monastères disparus de Toulouse
La commanderie de Saint Antoine de Vienne
Elle a été créée au XIVe siècle. 

Les religieux portaient sur leurs habits une croix démunie de la branche supérieure, le Tau, en forme de T (croix égyptienne), ce qui leur donna le nom de religieux de Saint Antoine du T. On les appelait aussi les Théatins.
Ils ont laissé leur nom à une rue et leurs bâtiments, érigés par Jean-Pierre Rivals au XVIIe siècle, se trouvaient du n° 4 au n° 10 de la rue du Lieutenant-Colonel Pélissier. 
En 1793, on les affecte à la manutention militaire, (dans l'église, sont installés les fours pour cuire le pain de la troupe). Ils sont occupés maintenant par un mess de garnison et des bureaux militaires qui jouxtent l'église Saint Jérôme. 

ci-dessus : l'église St Jérôme, à l'emplacement de la Commanderie


Les Minimes
C'est un ordre mendiant, fondé en 1435 par le franciscain italien, Saint François de Paule.
Le couvent toulousain est créé en 1505 grâce à une donation de Louis XII.
En 1791, il y avait 21 religieux. Ils étaient très riches et possédaient maisons, jardins, vignes, terres labourables, prairies...

 L'église (seul bâtiment debout aujourd'hui),comprend une nef avec 4 travées et des chapelles latérales dont l'une dédiée à Saint Roch.

 Les capitouls et le Chapitre de la Daurade y allaient, chaque année, en procession, pour la fête de Saint Roch, le 16 août. Ceci pour le remercier d'avoir délivré la ville de la peste et conformément à un vœu fait par le conseil de ville en 1587... Cette cérémonie attirait, dit-on, beaucoup de monde.

D'autre part, les rois de France et les princes, en visite à Toulouse, y étaient logés et hébergés avant leur entrée solennelle dans la ville.

ci-contre : sculpture extérieure de l'église des Minimes



Les Doctrinaires de Saint Rome ou Pères de la Doctrine chrétienne

C'était là qu'était l'ancien prieuré Saint Romain, que les Dominicains quittent en 1229 pour le couvent des Jacobins.

En 1604, les Doctrinaires s' y installent et y établissent le collège de Saint-Rome ; ils furent dispersés par la Révolution et l'église fut détruite. 
Le restaurant "les Caves de la Maréchale" (ci-contre), rue Chalande (n° 3), se trouve dans leur ancienne bibliothèque. 



Les religieux de Saint Orens ou de la Sainte-Croix
 quittèrent le faubourg de Pouzonville où ils s'étaient établis en 1265 et bâtirent leur couvent en 1355, non loin de la porte Matabiau (située à peu près entre la statue de Jeanne d'Arc et le magasin des Galeries Lafayette, autrefois magasin du Capitole).


Autres
On pourrait continuer une liste encore longue : les Templiers et les Hospitaliers, puis, par exemple, les Feuillants, ( rue des Teinturiers), les Bernardins, les Capucins, les religieux de Saint-Antoine du Salin....

Il y avait également, bien que ce ne fussent pas des congrégations, les diverses confréries de Pénitents, très nombreuses à Toulouse, qui ont vu le jour entre 1570 et 1577, centrées sur la spiritualité de la Contre-Réforme catholique. La plus connue était celle des Pénitents Bleus, qui nous a laissé l'église Saint-Jérôme.

Auteur : Danielle MONTARIOL,  professeur d'Histoire-Géographie

Retour au sommaire "Culture"   - le fait religieux...   -  cloîtres et monastères disparus