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Saint Sernin
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En-dessous, sur le linteau, les apôtres (les douze compagnons de Jésus) regardent le ciel. Ils sont encadrés par deux anges coiffés de bonnets pointus qui les encouragent à aller partout annoncer la nouvelle de la Résurrection.
Le tympan est encadré par deux grandes statues
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Saint
Jacques, à gauche,
est aussi un apôtre. Son nom est gravé sur son nimbe. Il porte un livre, les Evangiles, qui rapporte l’enseignement de Jésus-Christ . Jacques fut victime des persécutions d’Hérode. Son corps transporté plus tard en Espagne a donné naissance au pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle. Les deux personnages qui sont au-dessus de sa tête sont mal identifiés. La signification de la sculpture qui se trouve en-dessous est également problématique. Il s’agit de deux femmes chevauchant des lions. Au milieu, un homme rapproche les deux têtes. Peut-être est-ce une dénonciation du nicolaïsme ? le nicolaïsme est le non-respect du célibat par les prêtres. En effet l’Eglise interdisait le mariage des prêtres mais certains vivaient en concubinage ; la réforme grégorienne s’est efforcée d’y mettre fin . |
Les chapiteaux historiés : ils représentent des scènes de l’Ancien ou du Nouveau Testament.
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Le massacre des innocents
Le massacre des innocents fait suite chronologiquement aux deux scènes précédentes. Toujours à gauche du portail, le centre du chapiteau montre un soldat qui tient un glaive dans une main et la tête d’un enfant qu’il s’apprête à massacrer dans l’autre. D’autres enfants sont sculptés avec leur mère. L’assassinat des garçons nés en même temps que Jésus a été commandité par Hérode, roi de Judée, qui craint la réalisation d’une prédiction. En effet, des mages lui avaient annoncé la naissance d’un roi des Juifs et c’est pour éliminer un futur rival qu’Hérode décide du massacre des nouveaux-nés. Les Évangiles racontent que Jésus a échappé à la mort grâce à son père adoptif, Joseph, époux de Marie, qui les a conduits en Egypte. |
Le
Christ en majesté du déambulatoire
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Le
Christ est un grand bas-relief de marbre, peint à l’origine, de
1,10 m de hauteur sans le socle . Il est encadré par deux anges
de mêmes dimensions, sculptés vers 1096. Quatre autres bas-relief
plus grands, deux anges et deux apôtres sont également encastrés
dans le déambulatoire. L’ensemble est attribué à l’atelier
de Bernard Gilduin. Ces bas-reliefs ne sont pas à leur emplacement
originel, sur lequel les spécialistes ne sont pas d’accord .
C’est un Christ en majesté, c’est-à-dire représenté assis sur un trône et de face. Il est richement habillé, comme un empereur byzantin. Pour les chrétiens, ce Christ en gloire est le souverain du royaume des cieux qui présidera au Jugement Dernier, à la fin des temps. Le R gravé sur la croix du nimbe est l’abréviation de rex (roi). Cette croix porte aussi alpha et oméga, première et dernière lettre de l’alphabet grec qui symbolisent, pour les chrétiens, la croyance que le Christ est Dieu, le début et la fin de toute chose. Ce Christ porte un message de paix dont témoigne l’expression du visage et le Pax Vobis inscrit sur le livre. La main droite bénit les fidèles. Il est entouré d’une mandorle, une auréole en forme d’amande qui atteste aussi son caractère sacré. Aux quatre coins de la mandorle se trouvent un aigle, un lion, un taureau et un homme ailé, symboles des quatre évangélistes Jean, Marc, Luc, Matthieu . |
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De
part et d’autre du Christ se trouvent deux anges,
un chérubin et un séraphin identifiables grâce à l’inscription gravée sur l’arcade, au-dessus de leur tête . Ils forment, avec les deux autres anges plus grands placés dans le déambulatoire, une sorte de garde d’honneur. Les deux apôtres, vêtus dune toge à l’antique, les Évangiles dans la main gauche, regardent le spectateur qu’ils bénissent de la main droite. le chérubin l'apôtre
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C’est une vaste composition de 3 m 30 sur 7 m 75, peinte vers 1180, dont le thème est la Résurrection . Le schéma ci-dessous explique le signification de scènes tirées des Évangiles. Il ne tient pas compte des proportions de chaque registre.
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Deux anges agenouillés sont les témoins de la Résurrection. Ils entourent une image symbolique de Jésus-Christ ressuscité qui s’est effacée . | |||
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Le Christ est représenté en majesté comme dans le déambulatoire, entouré d’une mandorle en demi-cercle. Son caractère divin est rappelé par A et l’ W inscrits de part et d’autre du trône. Marie, mère de Jésus, symbolise l’Incarnation. Jean-Baptiste, cousin de Jésus, est un prophète qui a annoncé la venue d’un messie. Il a baptisé Jésus dans les eaux du Jourdain, d’où son nom. Il symbolise la Rédemption. Ce sont des personnages sacrés qui portent une auréole de lumière. | |||
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Jérémie et Isaïe sont des prophètes de l’Ancien Testament qui ont annoncé la venue d’un envoyé de Dieu qui sauverait Israël, nom du peuple hébreu. | |||
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Ces trois femmes, Marie, mère de Jacques, Salomé et Marie-Madelaine sont appelées Saintes Femmes. Elles sont venues frotter d’huile le corps du Christ avec des aromates, le matin de Pâques. Mais l’ange de la Résurrection leur montre que le tombeau est vide. | |||
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2 soldats gardent son tombeau |
Deux soldats surveillent le tombeau dans lequel le corps de Jésus a été placé après sa mort sur la croix |
Auteur
: Marie-Christine Roques
Photos
: Jean Roques
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