Retour Programmation
Fiche pédagogique
Affiche
Iconographie
Documents annexes

 

FICHE

L'histoire sans fin, n°1

Wolfgang Pertersen, Allemagne, 1984, 90 mn.


 

AVANT LA PROJECTION

APRES LA PROJECTION

 

Généralités : Voir un film avec sa classe

•  Voir le film dans sa totalité (sur écran cinéma).

•  Après le film :

Expression spontanée à partir de ce que les enfants ont perçu et ressenti (éventuellement par le dessin pour les plus jeunes, par un court écrit à partir du CE1, ceci permettant une aide à la mémorisation).

Communication au groupe.

Confrontation collective de ces diverses réceptions (différences et accords, en justifiant les points de vue par rapport à des éléments vus ou entendus dans le film).

Utilisation d'extraits vidéo (cassettes, voir coordonnées de l'ADAV pour utilisation avec les droits) selon les demandes et besoins des élèves qui sont apparus lors de la phase de confrontation.

 

LE CINÉMA EN CLASSE

En résumé :
une séquence de travail et ses différentes phases

• Au cinéma

1. Phase de réception/perception

•  Dans la classe

2. Phase de compréhension : « communauté de lecture »

3. Phase d'interprétation

Les axes de questionnement (ces éléments sont présents dans tous les films, les choisir en fonction de leur pertinence.)

Le film est un message Composite

•  Les cinq constituants d'un message composite

Vous pouvez questionner ces éléments génériques avec vos élèves car ils ont fait l'objet d'un choix (plus ou moins explicite) du réalisateur.

Ces éléments sont potentiellement perçus et mis en réseau dans la perspective du « Pour Quoi ? »

Ils peuvent être interrogés, à partir d'un photogramme (une image arrêtée du film) en contiguïté et également dans le déroulement du film, en continuité.

Premier constituant : l'image

•  Matérialité / support

•  Dimension iconique / choix diégétique (les personnages, les décors, etc.) : ce que l'on voit dans l'image

•  Dimension plastique / cinématographique : comment on le voit.

•  Couleur/noir et blanc ; lumières ; chromatisme ;

•  Organisation du cadre ; échelle des plans, orientation (plongée, contre plongée, de niveau) ;

•  Conception du champ, dans la relation avec le hors champ ; profondeur du champ

•  Plans (durée, mouvement – panoramique, travelling, zoom),

•  Rythme et disposition (succession, modalité de liaison – cut, fondu-enchaîné …)

 

Deuxième constituant : les traces écrites

•  Dimension linguistique (que signifie ce qui est lu?)

•  Dimension plastique (comment c'est écrit ?)

•  Disposition

•  Statut (diégétique, extradiégétique)

 

Troisième constituant : la voix

•  Dimension linguistique / la parole : est-elle présente ou pas ?

•  Cinéma muet

•  Cinéma parlant (qu'est-ce qui est dit ?)

•  Dimension « plastique » : le grain de la voix, le timbre, l'intensité …

•  Statut (relations aux autres constituants visuels et sonores)

 

Quatrième constituant : les bruits

•  Dimension référentielle (à quel objet du monde réel ce bruit nous renvoie-il ?).

•  Dimension « plastique » (comment peut-on caractériser ce bruit ?)

•  Statut (relations aux autres constituants visuels et sonores)

 

Cinquième constituant : la musique

•  Genres, formes, instrumentation.

•  Disposition

•  Statut (diégétique, extradiégétique, relations au autres constituants visuels et sonores)

 

La diégèse

•  Pour Etienne Souriau les « faits diégétiques » sont ceux qui sont relatifs à l'histoire représentée à l'écran, relatifs à la présentation en projection devant des spectateurs. Est diégétique tout ce qui est censé se passer selon la fiction que présente le film, tout ce que cette fiction impliquerait si on la supposait vraie. Souriau donne l'exemple de deux décors de studio qui peuvent être contigus et être diégétiquement (dans la logique supposée de l'histoire que raconte le film) distants de plusieurs dizaines de kilomètres.

•  Metz et ses élèves (Percheron, Vernet, etc.) reprennent la définition de Souriau : la diégèse est conçue comme le signifié lointain du film pris en bloc (ce qu'il raconte et tout ce que cela suppose) ; l'instance diégétique est le signifié du récit. L'intérêt de cette acception filmologique est d'ajouter à la notion d'histoire racontée et d'univers fictionnel, l'idée de représentation et de logique supposée par cet univers représenté. Le propre du cinéma, c'est en effet que le spectateur construit un pseudo-monde auquel il participe et s'identifie, celui de la diégèse.

 

Avant la projection en salle

L'AFFICHE DU FILM

- Une proposition de travail : par dévoilement progressif de zones prédéterminées.

L'enseignant recouvre l'affiche avec une feuille blanche, dont il découvre progressivement les fenêtres prédécoupées (Grande section et CP : l'ordre des zones à dévoiler dépend du niveau de lecture des élèves, commencer par les images pour les élèves non lecteurs et à l'inverse pour les autres).

Questionner les élèves sur les hypothèses de sens résultant du dévoilement progressif de l'affiche.

- Une fois l'affiche complétement dévoilée

Questions sur l'affiche :

- Qu'y voit-on ? (la relation des personnages entre eux, la relation des personnages avec le fond, les proportions, les attitudes, la nudité/la parure…, le graphisme des lettres).

- Les hypothèses sur le type d'histoire, les personnages.

- Après la séance de projection du film, il peut-être intéressant de revenir à une seconde lecture de l'affiche.

 

Après la projection en salle

Accompagnements et outils pédagogiques :

http://cinegamin.free.fr/pages/retours/pages/hsfcondo.htm

Ce travail réalisé par la classe de CM1 de l'école Condorcet (Poitiers) nous est parvenu par E-mail ( cinegamin@ac-poitiers.fr ). Nous vous le présentons acompagné du message initialement destinés aux membres de la liste :

Depuis plusieurs semaines, nous travaillons dans la classe sur le conte. Nous en avons lu plusieurs et nous avons remarqué qu'ils avaient des éléments communs.

Est-ce que L'histoire sans fin est un conte ?

Tableau des indices que nous avons trouvés :

Personnages :
héros
gentils
méchants
Atreyu, Bastien, Artax, Falkor, le savant, l'escargot de course, la chauve-souris, la mémé, le père de Bastien, Morla, l'Impératrice, le libraire, les vagabons, les trois garçons, Gmork, le mangeur de pierres.
Objets importants Le livre, le téléscope, l'auryn.
Ce qui est magique
merveilleux
irréel
imaginaire
Tout le livre, la réaction que provoque le livre. Lire un livre et en devenir le héros. Le mangeur de pierre. Falkor.
Problème(s) (déclencheur) Le néant détruit tout.
Temps Le livre est écrit au passé, mais pour le film, nous ne sommes pas d'accord dans la classe.
Commence par Bastien se réveille.
Situation Initiale Bastien arrive en retard à l'école, alors il lit...
Situation Finale Bastien sauve fantasia.
Moralité Les grands ne doivent jamais attaquer les plus petits, cela pourrait leurs attirer des ennuis...

 

http://www.educreuse23.ac-limoges.fr/ecoleetcinema/fiches%20p%E9dagogiques/histoiresanfin/fiche%20h%20sans%20fin.PDF

 

 

 

Accueil

 

Retour Programmation
Fiche pédagogique
Affiche
Iconographie
Documents annexes