L'épreuve du Bac...
On doit attendre des candidats qu’ils démontrent la maîtrise des capacités acquises au cours de leur scolarité. Le correcteur doit admettre que pour la plupart des sujets plusieurs réponses sont possibles. Il en évaluera donc la pertinence avec toute l’ouverture d’esprit qui s’impose et n’attendra pas nécessairement la seule réponse qu’il envisagerait personnellement.
Commentaire d’un document.
On évalue les connaissances mais aussi la rigueur et la précision
des réponses.
« L’ensemble des réponses attendues ne doit pas excéder
une page » . On peut tolérer un léger dépassement.
Dans l’épreuve de composition, on s’attachera à évaluer
la capacité des candidats à répondre au sujet, à
s’appuyer sur des connaissances factuelles, à les utiliser en mettant
en œuvre une problématique claire et cohérente. Le croquis
sera accompagné obligatoirement d’une légende ordonnée
dont les composantes répondront strictement au sujet.
Cette épreuve permet aussi, bien sûr, d’évaluer les
connaissances des candidats, mais ne vise pas l’exhaustivité. Il
s’agit donc d’évaluer à la fois des connaissances
et l’aptitude à construire un devoir organisé.
Dans l’étude de documents, dans la mesure où la problématique
n’est pas explicitement formulée, on valorisera fortement les copies
qui dégageront une problématique. On ne pénalisera par
pour autant les candidats qui s’en tiennent au seul énoncé
du sujet.
La notation doit être globale et il faut utiliser tout l’éventail
des notes de 0 à 20. Il convient donc de corriger dans un même
temps l’histoire et la géographie afin d’avoir une approche
globale de la copie. Aucune notation partielle, par sujet, ne serait juridiquement
recevable.
On valorisera fortement les copies qui font preuve de qualités d’expression
écrite et de réflexion.
Depuis quelques années ont été mises en place de nouvelles
épreuves pour l’histoire et géographie. Elles ont orienté
les pratiques et les démarches mises en œuvre dans nombre de classes.
Dans celles-ci, sur un thème donné, à partir d'une problématique
annoncée, l'enseignant organise sa leçon en 2, 3, 4 parties appuyées
chacune sur un ou deux documents dans lesquels on tire des informations qu’on
confronte... Comme les textes officiels sont laconiques, leurs différentes
interprétations continuent d’alimenter débats et polémiques,
divergences au moment des corrections des épreuves de l’examen.
Cette fiche reprend des orientations élaborées par un groupe de
professeurs réunis avec un IA-IPR en « recherche-formation »
dans l’académie de Lille, en 1998-1999. Elle avait pour objectif
de permettre un meilleur cadrage de ce qui est attendu et une harmonisation
au niveau académique. Si nous la diffusons aujourd’hui dans l’académie
de Toulouse, c’est dans le même but. Rappelons toutefois
que seuls les textes parus au B.O. (programmes d'Histoire-Géographie
au lycée et épreuves du baccalauréat) sont officiels…
Les différentes questions doivent conduire l’élève
à travailler et à mettre en œuvre tout un ensemble de compétences,
de capacités différentes et complémentaires. Nous avons
donc là des objectifs de formation intellectuelle qui rejoignent les
finalités de formation de l'individu et du citoyen. De plus en plus on
attend aujourd'hui des adultes que nous sommes en train de former, une capacité
à lire rapidement un dossier documentaire, un ensemble d'informations
issues de documents divers. D'être capable ensuite d'en proposer une synthèse
à un correcteur, dans le cadre de concours administratifs ou de diplômes
universitaires, à un supérieur, dans le cadre professionnel, ou
tout simplement pour soi-même.
1 – LA PRESENTATION
Cette présentation est rédigée et synthétique. La
globalisation de la présentation peut se faire par la nature, le sujet,
la date (en cas de sujet sur une évolution), l'espace.
Il est attendu :
En conclusion, on attend que l'élève mette le dossier en perspective par rapport à la problématique. Pour cela, il identifie Ies regroupements ou les divergences entre les documents, de manière globale, ce qui ne correspond pas aux thèmes à définir pour la deuxième réponse. Dans cette présentation l'élève peut faire déjà preuve d'esprit critique, lorsqu'il présente l'auteur et lorsqu'il met en perspective les documents, le dossier par rapport au sujet et à sa problématique.
Constat pour l’apprentissage
La présentation ne peut être bien faite que lorsque l'analyse de chaque document et la confrontation des différents documents ont été réalisées. Aussi est-il préférable de conseiller aux élèves de faire d'abord une présentation sommaire et une première analyse au brouillon, et seulement ensuite de rédiger la présentation définitive au propre.
Ce n'est pas une partie négligeable. D'une part, elle permet de travailler des compétences différentes, mais aussi préparatoires à la question 3. Pour tous les élèves, c'est une étape indispensable, même si certains pourraient arriver à une synthèse sans être contraints à ce passage obligé. Par ailleurs toute absence sur la copie, le jour du baccalauréat, sera sanctionnée.
Plusieurs formes de restitution de l’analyse sont possibles :
Dans ce cas l’élève doit en conclusion donner les thèmes de classement et les données des documents qui se rapportent à chacun d’eux. Ce qui l’amène à répétition, d'où une perte de temps et une copie qui risque d'être sanctionnée par « ennui » du correcteur. Comme la troisième forme induit une répétition en conclusion, il vaut mieux inciter les élèves à choisir la première ou la deuxième forme, après avoir réalisé cette analyse linéaire au brouillon... L'élève ne doit pas forcément rédiger les éléments sélectionnés. Ils peuvent être indiqués sous forme de citations.
L’élève peut alors éclairer de manière
précise les citations dans cette 2ème partie ou en faire le traitement
dans la synthèse. L'élève ne doit retenir que les informations
pertinentes par rapport au sujet. Celles-ci ne sont parfois pas directement
lisibles sur le document, elles peuvent aussi résulter de la confrontation
avec d’autres documents et/ou de l'identification de ce qui est implicite
grâce aux connaissances personnelles.
Les démarches pédagogiques utilisées dans les classes peuvent
conduire les élèves à les reproduire : choisir les
thématiques préalablement à l’analyse au risque de
ne pas réellement correspondre au sujet proposé. Il sera souhaitable
de faire réaliser des exercices modélisant bien ce qui est attendu.
La forme :
Il n'est pas nécessaire qu'il y ait une introduction et une conclusion. En effet, l'élève peut entrer directement dans la synthèse et ne pas la clore. Nous pouvons quand même inciter nos élèves à amener, par une phrase courte, la problématique du sujet et à conclure de même la synthèse, sans élargissement. Est attendue une synthèse correctement structurée et démonstrative, répondant à la problématique, en suivant le plan proposé par le classement élaboré en deuxième partie.
Le contenu
Aucune citation, ni référence aux documents n'est
attendue.
La synthèse doit être cohérente par rapport au travail fait
en 2ème partie, que ce soit sur les thèmes abordés ou sur
les informations utilisées. Il n'est pas attendu d'informations autres
que celles apportées par les documents ou par le croisement des documents.
Le candidat compose à partir du dossier de documents sa réponse
à une problématique, de façon partielle si les documents
proposés ne permettent pas de couvrir tout le sujet et toute sa problématique.
On ne peut donc pas attendre de l'élève le même devoir qu'en
composition ou un « élargissement à partir de connaissances
».
Longueur
La longueur de la synthèse est d'environ 300 mots. Il n'est pas question d’en compter le nombre ou de demander aux élèves de le faire. Doit cependant être sanctionnée toute synthèse dépassant notablement la norme prévue, soit, selon les élèves, une page à une page et demie. Il n’est pas acceptable cependant d’un examinateur qu’il arrête sa lecture à la longueur attendue.
L’évaluation de la copie au baccalauréat est prévue globalement sur 20. La répartition des points (12/8) entre les deux épreuves n'est qu'indicative.
Il ne s'agit pas :
mais de s 'adapter aux productions diverses des élèves, de mesurer leurs capacités à dégager, sélectionner, hiérarchiser, classer des informations, rédiger une synthèse en un temps limité, en étant cohérent par rapport à la problématique, cohérent dans les diverses parties du devoir.
Mais, en cours d'apprentissage, il est nécessaire d'utiliser un barème pour faire jouer à la note son rôle d'indicateur de performance, donc pour montrer où en est l'élève par rapport à l'objectif propre à chacune des parties. Autant partir sur une fourchette (12/8 ou 13/7) pour obliger les élèves à travailler toutes les épreuves et ainsi éviter les calculs stratégiques qui pourraient s'avérer néfastes le jour de l'examen.
Au niveau de la question de synthèse, l'utilisation d'une fourchette pour chacune des parties de l'épreuve permet non seulement de valoriser toute réussite ou progrès dans une des parties, même si les démarches dans les autres sont encore mal maîtrisées, mais aussi d'éviter qu'un élève, capable de bien faire, néglige de travailler certaines parties. Cela permet aussi de bien s'adapter aux productions diverses des élèves qui peuvent produire des éléments dans une partie alors que le correcteur les attendait dans une autre.
Parties de l’épreuve
ATTENTES DU CORRECTEUR
1ere partie
Présentation rédigée
qui ne soit pas un simple recopiage de l’environnement des documents
sous une forme synthétique mettant en perspective les documents
avec des regroupements pertinents par rapport au sujet et à sa problématique
2e partie
Une introduction et une conclusion ne sont pas obligatoires et donc pas attendues. Présentes, elles doivent être courtes, et sont comprises dans le décompte des mots.
La synthèse doit être structurée et démonstrative.
Aucune citation, ni référence aux documents n’est attendue (cela est fait dans la deuxième partie)
Il doit y avoir cohérence entre la synthèse et la deuxième
partie.
Il n’est pas attendu d’informations autres que celles tirées
des documents
Ce qui est attendu du candidat
Au moinsMieuxTitreUn titre qui reprend le libellé du sujetLégendeA
côté ou sur une feuille annexe du croquis, dans le sens de la lecture.
Une légende ordonnée : les thèmes sont regroupés
logiquement, même si les groupes pas explicitement identifiés.
Des libellés concis et synthétiques : il n'est pas souhaitable
que les titres et les sous-titres deviennent des paragraphes.Une légende
structurée : des titres et des sous-titres partagent et classent
la légende en rubrique. Les titres et les sous-titres ne sont pas uniquement
descriptifs, ils sont en adéquation avec la problématique :
« titres-idées »
Une légende hiérarchisée et organisée comme
le plan d’une composition: l'ordre des différentes parties reflète
le sens de la réponse de l’élève à la problématique
posée.Maîtrise du langage cartographiqueCohérence
entre les figurés présentés dans la légende et ceux
utilisés dans le croquis.
Maîtrise de la technique
Les signes conventionnels (figurés, couleurs, éventuellement hachures et tramés) sont maîtrisés. Les figurés sont choisis logiquement, en adéquation avec le fait à cartographier. Les couleurs ne relèvent pas d’un choix aléatoire.
Qualité graphique
On attend que le candidat soigne la présentation des signes dans la
légende, leur utilisation dans le croquis, l’écriture et
la nomenclature.Utilisation pertinente du langage cartographique
Il est attendu que les choix cartographiques résultent d'une réflexion
par rapport à la problématique du sujet : l’idée
essentielle de la réponse cartographique est directement visible et lisible
sur le croquis.
Les choix dans les signes marquent une hiérarchisation et une mise en
relation entre les faits représentés.
Croquis
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page de garde