ORIENTATIONS POUR LA CORRECTION - BACCALAUREAT 2005
Il s’agit des orientations nationales complétées de celles de la commission académique d’harmonisation .
Les consignes générales, ainsi que les consignes propres à chaque exercice sont extraites de textes officiels: circulaire parue au BO n° 7 du 12 février 2004, document d'accompagnement de l'épreuve en ligne sur le site eduscol. Elles figurent en italique à l'intérieur d'encarts.
Les indications de correction, adaptées à chaque sujet, sont en caractères droits.
Objectifs de l'épreuve
L'épreuve d'histoire-géographie du baccalauréat des séries générales a pour objectif d'évaluer l'aptitude du candidat à mobiliser les savoirs et les notions des programmes, connaissances fondamentales pour la compréhension du monde contemporain, la formation civique et culturelle du citoyen.
Elle permet aussi d'évaluer les compétences acquises tout au long de la scolarité secondaire, en particulier la capacité du candidat à traiter et hiérarchiser des informations, à développer un raisonnement historique ou géographique, selon les formes d'exposition écrites ou graphiques proposées par les différentes parties de l'épreuve.
En cela l'épreuve d'histoire-géographie concourt également à apprécier la qualité de l'expression écrite du candidat, ainsi que la maîtrise de son jugement par l'exercice critique de lecture, analyse et interprétation de documents de sources et de natures diverses.
Évaluation et notation
L'évaluation de la copie de chaque candidat est globale et doit utiliser tout l'éventail des notes: de 0 à 20. La répartition des points, 12 pour la première partie et 8 pour la seconde, peut guider les correcteurs. On valorisera la copie qui comporte au moins une des deux épreuves de très bon niveau.
La composition doit permettre au candidat de faire la preuve de ses connaissances tout en les situant dans un questionnement.
En histoire comme en géographie, les productions graphiques (schéma(s)...) que le candidat peut réaliser à l'appui de son raisonnement, en fonction du sujet et de ses choix, seront valorisées.
Le correcteur évalue :
Rq. : on valorisera tous les élèves qui possèdent les connaissances fondamentales sur le sujet et qui tenteront de problématiser et d’organiser leurs propos.
1. Composition d'histoire 1 : L'Europe, un enjeu dans la rivalité Est / Ouest (1947-1991)
En séries L et ES, le sujet porte sur la première partie du programme, “ Le monde de 1945 à nos jours ”. Les candidats peuvent également s'appuyer sur les thèmes de la deuxième partie du programme, “L'Europe de 1945 à nos jours ”, notamment “ l'Europe de l'Ouest en construction jusqu'à la fin des années 1980” et “ le temps des démocraties populaires (1948-1989) ”.
En série S, le sujet porte sur la première partie du programme, “Les relations internationales depuis 1945 ”.
Rq. : pour les élèves de la série S le sujet se rapproche d’une questions de cours, alors que pour les séries L et ES les élèves doivent opérer un tri dans leurs connaissances
Le cadre chronologique et spatial
Le sujet est centré exclusivement sur l'Europe; il ne s'agit pas donc pas d'une étude exhaustive de la guerre froide entre 1947 et 1991. Le cadre chronologique est aussi précis: en 1947, la rupture est consommée entre États-Unis et URSS; l'année 1991 marque la disparition de l'URSS. La guerre froide est entendue au sens large de rivalité Est/Ouest.
On valorisera les copies qui s'interrogeront sur la pertinence des grandes scansions de la guerre froide à propos de l'Europe.
La problématique est fournie par le libellé du sujet: comment la guerre froide permet-elle de rendre compte de l'évolution de l'Europe entre 1947 et 1991 ? On peut accepter des questions autres comme « en quoi l’Europe est un enjeu principal de la rivalité Est/Ouest ? » ou un théâtre de cette rivalité, comment la Guerre froide contribue telle à la transformation/évolution de l’Europe ? »
Rq. : Le plan chronologique proposé correspond à une périodisation des relations internationales. On valorisera d’autres plans, en particulier ceux qui mettent l’Europe au centre de leur réflexion.
Le plan chronologique semble le plus adapté.
Dans un premier temps, l'Europe se divise en deux au plus fort de la guerre froide (1947-1962). Deux blocs se forment (doctrine Truman et plan Marshall, doctrine Jdanov). Les candidats pourront développer plus particulièrement le cas allemand et notamment berlinois, révélateur de l'affrontement Est 1 Ouest en Europe, et la mise en place des deux systèmes d'alliances (OTAN et pacte de Varsovie). Les débuts de la construction européenne se situent dans ce cadre.
Dans un deuxième temps, l'Europe connaît la Détente puis la guerre fraîche (1962-1985). La construction européenne, !'Ostpolitik et les accords d'Helsinki témoignent de la volonté de l'Europe de s'affirmer et d'organiser le continent de façon autonome par rapport aux deux grandes puissances. L'Europe reste néanmoins un enjeu de la guerre fraîche (1975-1985) ainsi qu'en témoigne la crise des euromissiles.
Un troisième temps peut être consacré à la fin de la guerre froide (1985-1991) avec la fin du communisme en Europe. Le déroulement chronologique de l'effondrement du système communiste ne peut être attendu dans sa totalité. On n'attendra que quelques événements-clés parmi les faits suivants: la fin du “ rideau de fer” en Hongrie, la chute du mur de Berlin, l'effondrement des régimes communistes en Europe de l'Est, la réunification allemande, la dissolution du pacte de Varsovie et la chute de l'URSS.
D'autres découpages chronologiques sont possibles: toute périodisation argumentée pourra être acceptée. Rupture de la fin des années 70 avec l’entrée dans la crise du communisme et non 1985.
On acceptera aussi des plans thématiques qui insistent davantage sur la construction européenne.
L'émancipation des peuples colonisés: indépendances et tentatives d'organisation (1945-1975)
En séries L et ES, le sujet s'appuie sur la première partie du programme, “ Le monde de 1945 à nos jours ”, notamment sur le thème “ Le Tiers- Monde: indépendances, contestation de l'ordre mondial, diversification ”.
En série S, le sujet correspond à la deuxième partie du programme, “ Colonisation et indépendance ”, notamment au thème “ La décolonisation et ses conséquences ”.
Rq. on ne pénalisera pas les plans organisés autour de la chronologie, mais on valorisera les élèves qui sont capables de donner du sens aux événements présentés. On n’exigera pas d‘autres dates que celle de la chronologie indicative
Les limites chronologiques du sujet
Le sujet invite à partir de la situation à la fin de la Seconde Guerre mondiale et à aborder l'ensemble de la décolonisation d'une part, les problèmes des États nouvellement indépendants et leurs tentatives d'organisation jusqu'en 1975 d'autre part. À cette date, la décolonisation est achevée, et le rêve d'un ordre international où le poids démographique du Tiers-Monde serait pris en compte est mis à mal par les événements.
La problématique est difficile à libeller pour ce sujet. Elle pourrait être « quelles sont les étapes, modalités et conséquences du mouvement de décolonisation ? », « comment les pays colonisés obtiennent-ils leur indépendance et parviennent-ils à s’organiser sur la scène internationale ?
Proposition de plan
Les remises en cause de la domination coloniale peuvent constituer la première partie: l'impact de la Seconde Guerre mondiale et le contexte international favorable à la décolonisation; la pression démographique, les blocages sociaux, l'action des mouvements nationalistes constituent d'autres facteurs, internes aux colonies. On valorisera, en série S, les copies qui rappelleront que la Seconde Guerre mondiale constitue un accélérateur dans une évolution déjà ancienne.
Les étapes et les modalités de l'émancipation peuvent constituer la deuxième partie du devoir en retraçant les grandes étapes chronologiques en Asie et en Afrique. On valorisera les copies qui apporteront des précisions au-delà du cadre chronologique fourni.
Les tentatives d'organisation des nouveaux États peuvent constituer la troisième partie. L'organisation de la conférence de Bandoeng marque l'émergence du Tiers-Monde (qui ne recoupe que partiellement le monde colonisé). Dans les années 1960, ces États tentent de s'organiser dans le mouvement des non-alignés; le projet politique se déplace vers la prise en compte des problèmes de développement tandis que la volonté de créer un nouvel ordre économique international ne résiste pas aux tensions politiques d'une part. économiques avec le premier choc pétrolier, d'autre part.
Rq. : il y aura des différences dans le traitement du sujet entre les séries, L-ES et S. Vu la formulation, la première partie proposée peut être valorisée, mais n’est pas exigible en tant que telle dans le développement. On valorisera les travaux qui s’appuient sur un seul exemple bien argumenté ou sur plusieurs exemples comparatifs, ainsi que les copies qui expliquent bien les différentes tentatives d’organisation politiques et économiques.
3. Etude de documents d'histoire:
L'étude d'un ensemble documentaire doit permettre au candidat de faire preuve de sa capacité à construire une réflexion cohérente en réponse au sujet posé, à partir d'un ensemble de documents et de ses connaissances.
Pour la première partie, le candidat répond à des questions, cinq au maximum. C'est un exercice à part entière qui aide le candidat à analyser l'ensemble documentaire. Les questions n'appellent pas, généralement, de réponses très longues. On attend que ces réponses soient concises, qu'elles comportent les notions, les faits et les informations nécessaires et qu'elles soient rigoureusement rédigées.
Pour la deuxième partie, le candidat utilise les différentes formes d'information à sa disposition (réponses aux questions, autres informations contenues dans l'ensemble documentaire, connaissances personnelles). Il rédige une réponse organisée distinguant dans des paragraphes différents les grandes idées répondant au sujet. Cette réponse organisée comprend une ou deux phrases introductives et une ou deux phrases conclusives. Cette rédaction ne comporte pas de limite de volume. Mais il est à conseiller aux candidats de ne pas consacrer un temps excessif à l'ensemble de l'exercice qui est prévu pour être réalisé en 2 h 30 à 3 h.
Le correcteur évalue :
3. Etude d'un ensemble documentaire : Quelles évolutions culturelles en France sous la V République ?
Le sujet distribué aux élèves comportait une erreur sur la question 4,
il fallait aussi prendre en compte le doc. 2.
Le sujet porte explicitement sur le thème “ Économie, société, culture ” situé dans la troisième partie du programme (“ La France depuis 1945 ” en séries L et ES ; “ La France de la Ve République ” en série S) et porte exclusivement sur la période postérieure à 1958.
Les indications pour la correction des réponses aux questions de la première partie sont volontairement précises, bien qu'indicatives, compte tenu de la nouveauté de ce questionnement. Les suggestions pour la réponse organisée de la seconde partie sont plus rapides mais ne préjugent pas de la longueur de la réponse fournie par le candidat.
Première partie : questions
Rq. : Pour cette année transitoire, on attend une réponse précise à la question posée qui n’a pas besoin d’être développée par des connaissances étendues. On évalue la compréhension des documents par le candidat. On ne pénalisera en aucun cas les élèves qui développeraient leurs réponses dans cette première partie, mais on valorisera ceux qui font preuve de pertinence dans le choix des informations et de concision dans leurs réponses. En revanche on pénalisera le verbiage excessif.
1. Identifier les différentes formes de culture présentées dans l'ensemble documentaire.
On peut distinguer une culture “ classique ” héritée des humanités, provenant de l'Ecole, des musées, des livres, des concerts classiques et du théâtre et de nouvelles formes de culture touchant un plus large public (culture de masse) et véhiculées par les médias : rock, jazz, cinéma, télévision. Le document 5 évoque le sport-spectacle qui s'appuie sur, sans totalement se confondre avec, la pratique sportive. Culture « classique » et culture de masse ne s'opposent pas et peuvent, partiellement se recouper.
Rq. : On prendra aussi en compte d’autres réponses. Du point de vue du vocabulaire, l’expression « culture classique » n’est pas obligatoire, elle est implicite. On acceptera d’autres formulation, « culture intellectuelle », « culture d’élite ». La notion de « culture de masse » en revanche, est exigible. On valorisera les réponses qui montrent cette opposition par rapport à celles qui ne font que reprendre les documents un par un. De même on acceptera toutes les réponses qui définissent la notion de culture et qui témoignent d’une tentative d’organisation cohérente de l’information.
2. Quel rôle joue l'État dans le développement culturel (doc. 1, 3 et 4) ?
L'État finance la scolarité d'un nombre de plus en plus élevé d'élèves, sous l'effet de la croissance démographique, de la démocratisation de l'enseignement et de l'allongement de la scolarisation. Les élèves puis les adultes sont ainsi de plus en plus nombreux à accéder à la culture. On valorisera les copies qui analyseront avec précision la croissance des effectifs scolaires au collège et au lycée.
L'État impulse une politique culturelle en intervenant dans la production culturelle et les présidents de la Ve République ont tenu à réaliser des “ grands travaux ”.
Rq. On valorisera la copie qui note l’existence d’un ministère de la culture et le rôle de l’Ecole
3. Quelles conditions favorisent l'évolution des pratiques culturelles (doc. 2 et 4) ?
On peut distinguer des conditions strictement matérielles: l'équipement des ménages, l'innovation technique et la généralisation de la télévision. La demande sociale, l'amplification des phénomènes par les médias, les phénomènes de génération font évoluer les pratiques culturelles que l'État peut accompagner ou tenter de circonscrire.
Rq. : on valorisera les copies qui préciseront l’élévation du niveau de vie dans un contexte de croissance.
4. Quelles sont les caractéristiques de la “ culture jeune ” (doc. 2, 4 et 5) ?
La “ culture jeune ” constitue un signe d'identification d'une classe d'âge. Le vêtement, l'adoption rapide des nouveaux biens de consommation comme l'électrophone, le langage spécifique sont autant de marqueurs d'une génération; les jeunes ont des loisirs spécifiques et leurs idoles auxquelles ils cherchent à s'identifier: celles-ci peuvent appartenir au monde du show-business ou au monde sportif. Les centres d'intérêts communs créent un effet de “ communion ”, voire de fusion.
Rq. On valorisera les copies qui prennent une distance avec les documents et qui les situent dans le temps (doc. 2 années 60).
5. Peut-on parler d'uniformisation ou de diversification des pratiques culturelles (doc. 1 à 5) ?
On peut constater un double processus : une tendance à l'uniformisation par l'effet de la scolarisation (doc. 1), de la volonté de l'État de penser l'art comme “ cadre de vie ” (doc. 3), de la télévision (doc. 5), des modes de loisirs (doc. 2 et 4) et une tendance à la diversification, notamment par la création perpétuelle de nouvelles modes propres à des groupes ou des générations successives : la culture “ jeune” évoquée par Edgar Morin est spécifique aux années 1960 et se pense en opposition par rapport aux “croulants” ; d'autres cultures “ jeunes ” lui ont succédé.
Rq. On valorisera les élèves qui auront bien compris le double processu ainsi que ceux qui montreront que la diversification se fait aussi en fonction des groupes sociaux
Deuxième partie : réponse organisée
Le plan ci-dessous n'est qu'une proposition parmi d'autres possibles.
La première partie peut être consacrée au poids d'une culture classique au début de la période. L'effectif réduit des lycéens (doc. 1) rappelle le poids d'une culture réservée à une minorité avec l'importance de la formation classique et humaniste; l'évocation que fait Georges Pompidou des temps anciens (document 3) montre la volonté d'accorder un rôle important, voire primordial à l'État en matière culturelle et artistique. Le rôle joué par André Malraux, au début de la VeRépublique et l'évocation du ministère des Affaires culturelles dans le document 3 sont significatifs de cette tendance qui se prolonge au-delà des années 1960. Cette période est également marquée sur le plan culturel par les grands débats intellectuels et par la recherche de voies nouvelles en matière de création artistique: “ nouveau roman” en littérature, “ nouvelle vague ” au cinéma.
La démocratisation de la culture et l'affirmation d'une culture de masse peuvent constituer une deuxième partie. Le développement des moyens matériels (doc. 4) et les progrès de la scolarisation (doc. 1) ont rendu les formes de la culture classique accessibles à un nombre grandissant de personnes ainsi qu'en témoigne le document 4. L'allongement de la scolarisation a créé une catégorie nouvelle de consommateurs de biens culturels, les adolescents qui disposent de temps et de leur propre argent de poche. Ce phénomène, largement évoqué dans le document 2 émerge dans les années 1960 lorsque les “ baby-boomers ” arrivent à l'adolescence et se généralise ultérieurement.
La troisième partie peut être consacrée à une généralisation de ces phénomènes dont l'émergence a été repérée précédemment, mais la dernière question de la première partie invite également à réfléchir sur l'uniformisation et la diversification des pratiques culturelles. Dans les négociations internationales, la France revendique qu'une place spécifique soit faite à “l'exception culturelle” afin d'éviter l'uniformisation que représentent la mondialisation et l'américanisation, la présence de grands groupes industriels et marchands. D'un autre côté, chaque groupe social tend à se singulariser par des pratiques culturelles originales qui constituent un marqueur d'identité. Les cultures alternatives expriment cette fragmentation des cultures qui coexiste avec une tendance à l'uniformisation.
Autre plan suggéré :
À partir de ses connaissances et en réponse à un sujet donné, le candidat réalise un croquis de géographie accompagné d'une légende organisée.
Le correcteur évalue :
Il est rappelé que la nouvelle épreuve ne comporte plus une explication de la légende.
Rq. La commission d’harmonisation rappelle aux correcteurs que l’attendu de la part des élèves consiste à avoir compris et mémorisé les cartes réalisées en classe ou proposées par les manuels.
Croquis de géographie 1 : Centres d'impulsion et flux d'échanges en Asie orientale
Ce sujet trouve place dans le thème d'étude du programme de géographie: l'Asie orientale, une aire de puissance en expansion. L'intitulé ne présente pas de réelles difficultés. Il fait référence à un vocabulaire (centres d'impulsion, flux d'échanges) déjà abordé dans la première partie du programme sur la mondialisation. Le sujet porte sur l'un des aspects majeurs de la question au programme. Il se justifie par le caractère de plus en plus polycentrique de l'Asie orientale. La mégalopole japonaise n'est plus le seul centre d'impulsion, les échanges internes à l'aire de puissance augmentent rapidement, parallèlement aux échanges avec le reste du monde.
Plusieurs plans de légende sont possibles. Mais le libellé du sujet suggère un ordre qui sera sans doute suivi par la majorité des candidats. On pourra envisager les thèmes suivants:
Eléments de valorisation du croquis. On valorisera la capacité du candidat à classer ou hiérarchiser les centres d'impulsion, la diversité des types de flux d'échanges pris en compte, la présence d'une légende rigoureuse aux thèmes équilibrés, le recours à un vocabulaire géographique adapté.
Rq. On valorisera la capacité des élèves à localiser et nommer correctement, à utiliser un langage cartographique adéquat (figures de surfaces, ponctuels, linéaires), à réaliser une légende qui donne du sens et qui l’organise en fonction du sujet posé.
La puissance des États-Unis dans le monde
Ce sujet est au cœur du thème d'étude du programme de géographie: la superpuissance des États-Unis. Le candidat peut aussi s'appuyer sur des données issues de la première partie du programme sur la mondialisation et les grands centres d'impulsion dans le monde. Le fond de carte est volontairement centré sur le continent américain.
La légende doit prendre en compte tous les aspects du sujet, c'est-à-dire tous les volets de la puissance. C'est sans doute là que réside la difficulté principale. Les différents volets de la puissance sont les suivants:
Globalement, la puissance américaine se manifeste aussi par la forte attractivité de son territoire (forts investissements étrangers, fort mouvement légal ou clandestin d'immigration).
On valorisera les productions qui auront pris en compte les manifestations de cette puissance mondiale sur le territoire des États-Unis (présence du siège de l'ONU, de bourses, de centres d'impulsion...). Le libellé du sujet n'implique pas nécessairement de prendre en compte les limites de cette puissance (existence d'autres pôles de puissance dans le monde, affirmation d'États ou de forces hostiles.. .). On ne saurait donc pénaliser cette absence de références, mais on n'exclura pas davantage leur présence.
Globalement, on valorisera une légende bien structurée (indispensable ici pour éviter le catalogue) et riche (présence d'un grand nombre d'attributs de la puissance) associée à un croquis ayant su garder une bonne lisibilité. On appréciera aussi une légende ou une représentation cartographique faisant ressortir l'inégale influence des États-Unis selon les différentes parties du monde.
Rq. On valorisera les élèves qui ont fait des choix d’exemples précis des manifestations de la puissance spatialesdes EU dans le monde, même si les exemples pris ne couvrent pas tous les domaines. Les cartes lisibles et utilisant des figurés variés seront appréciées.
Histoire géographie. Académie de Toulouse.