Baccalauréat Professionnel 2006, Sujet 1 :
Document 1 : L'europe dans la guerre froide.
Document 2 : Discours de N. Khrouchtchev (1959).
Document 3 : Discours de J.F. Kennedy (1963).
Document 4 : La fin du printemps de Prague (21 Août 1968).
Document 5 : Extraits de l'Acte final de la conférence d'Helsinki (1975) .
Questions 1 ( Document1) 3 points
Questions 2 ( Document 2 et 3) 3 points
Questions 3 ( Document 2 et 3) 1 points
Questions 4 ( Document1 et 4) 2 points
Questions 5 ( Document 5) 3 points
Synthèse 8 points
Document 1
L'Europe dans la guerre froide .
Anne Carol, Jean Garrigues, Martin Ivernel. Précis d'Histoire du XXème siècle, Editions Hatier, 1997 .
Document 2
Discours de N. Khrouchtchev.
Votre voisin peut vous plaire ou ne pas vous plaire. Vous n'êtes pas obligé de vous lier d'amitié avec lui et d'aller en visite chez lui. Mais vous vivez côte à côte et que faire si ni vous ni lui ne voulez quitter le lieu auquel vous êtes habitué pour vous rendre dans une autre ville. A plus forte raison il en est ainsi dans les relations entre états. Il serait déraisonnable de suppose rqu l'on réussisse à faire tant de misères au voisin désagréable, qu'il se décide à partir quelque part sur Mars et Vénus, et vice-versa bien sûr.
Que reste-t-il à faire ? Il n'y a que deux issues : ou bien la guerre, et il faut dire que la guerre, au siècle des missiles et de la bombe à hydrogène, est grosse des conséquences les plus graves pour tous les peuples, ou bien la coexistence pacifique. Que ton voisin te plaise ou non, il n'y a rien d'autre à faire, qu'à trouver un terrain d'entente avec lui car nous n'avons qu'une seule planète.
N. Khrouchtchev "Ce que je pense de la coexistence pacifique", dans "études soviétiques", 1959, n° 139, pp. 1-16
Document 3
Discours de J.F. Kennedy.
La guerre totale est absurde en un âge où les grandes puissances peuvent maintenir de puissantes foreces nucléaires relativement invulnérables et refuser de capituler sans avoir recours à ces forces. [...] Aujourd'hui les milliards de dollars que nous dépensons tous les ans pour nous procurer des armes dans l'intention de nous assurer que nous n'aurons jamais besoin de les utiliser sont indispensables au maintien de la paix. Mais sans aucun doute l'acquisition de tels stocks inactifs - qui ne peuvent que détruire et jamais créer - n'est pas le seul moyen et encore moins le moyen le plus efficace d'assurer la paix. [...] La paix mondiale comme la paix locale, n'exige pas que chaque homme aime son voisin. Elle exige que tous vivent en bonne intelligence, soumettent leurs différents à un mode d'arbitrage juste et pacifique. [...]
Nous, Américains, nous avons une aversion profonde pour le communisme, en tant qu'il constitue une négation de la liberté et de la dignité de la personne. Mais nous pouvons encore rendre hommage au peuple russe pour ses nombreuses réalisations dans le domaine de l'espace, du développement économique et industriel, de la culture et du courage.
[...]
Nous ne voulons pas imposer notre système à tout un peuple qui n'en veut pas, mais nous voulons et nous pouvons nous engager dans une compétition pacifique avec n'importe quel système sur la terre.
Discours de J.F. Kennedy, prononcé à l'Université américaine, Washington, le 10 juin 1963.
Extrait du manuel Hatier, Terminales L/ES, ed 2004, p. 71
Document 4
La fin du printemps de Prague (21 Août 1968).
Source : photographie Begttmann-Corbis, in Histoire T. ES et L, Magnard, 2004.
Document 5
Extraits de l'Acte final de la conférence d'Helsinki (1975)
35 chefs de gouvernement signent à Helsinki ces accord qui engagent tous les états européens, l'URSS, les Etats-Unis et le Canada.
I . Égalité souveraine, respect des droits inhérents à la souveraineté
Les États participants respectent mutuellement leur égalité souveraine […] et le droit de chacun d'eux de choisir et de développer librement son système politique, social, économique [...]
II. Non-recours à la menace ou à l'emploi de la force
Les États participants s'abstiennent dans leurs relations mutuelles, ainsi que dans leurs relations internationales en général, de recourir à la menace ou à l'emploi de la force. [...]
III. Inviolabilité des frontiéres
Les États participants tiennent mutuellement pour inviolables toutes les frontières ainsi que celles de tous les États d'Europe et s'abstiennent donc maintenant et à l'avenir de tout attentat contre ces frontières. [...]
IV. Intégrité territoriale des Etats
Les États participants s'abstiennent chacun de faire du territoire de l'un d'entre eux l'objet d'une occupation militaire ou d'autres mesures comportant un recours direct ou indirect à la force. [...]
VI. Non-intervention dans les affaires intérieures
Les États participants s'abstiennent de toute intervention, directe ou indirecte, individuelle ou collective, dans les affaires intérieures ou extérieures relevant de la compétence nationale d'un autre État participant, quelles que soient leurs relations mutuelles. [...]
Site internet de la Fondation Méditerranéenne d'études stratégiques.
Histoire géographie. Académie de Toulouse.