1. Composition de géographie 1
2. Composition de géographie2
3 Etude de documents
4 Histoire 1
5 Histoire 2
 

 

ORIENTATIONS POUR LA CORRECTION - BACCALAUREAT 2006

 Il s’agit des orientations nationales complétées de celles de la commission académique d’harmonisation .

CONSIGNES ET INDICATIONS DE CORRECTION

Les consignes générales, ainsi que les consignes propres à chaque exercice sont extraites de textes officiels: circulaire parue au BO n° 7 du 12 février 2004, document d'accompagnement de l'épreuve en ligne sur le site eduscol. Elles figurent en italique à l'intérieur d'encarts.

Les indications de correction, adaptées à chaque sujet, sont en caractères droits.

Objectifs de l'épreuve

L'épreuve d'histoire-géographie du baccalauréat des séries générales a pour objectif d'évaluer l'aptitude du candidat à mobiliser les savoirs et les notions des programmes, connaissances fondamentales pour la compréhension du monde contemporain, la formation civique et culturelle du citoyen.

Elle permet aussi d'évaluer les compétences acquises tout au long de la scolarité secondaire, en particulier la capacité du candidat à traiter et hiérarchiser des informations, à développer un raisonnement historique ou géographique, selon les formes d'exposition écrites ou graphiques proposées par les différentes parties de l'épreuve.

En cela l'épreuve d'histoire-géographie concourt également à apprécier la qualité de l'expression écrite du candidat, ainsi que la maîtrise de son jugement par l'exercice critique de lecture, analyse et interprétation de documents de sources et de natures diverses.

Évaluation et notation

L'évaluation de la copie de chaque candidat est globale et doit utiliser tout l'éventail des notes: de 0 à 20. La répartition des points, 12 pour la première partie et 8 pour la seconde, peut guider les correcteurs. On valorisera la copie qui comporte au moins une des deux épreuves de très bon niveau.

 

1. Composition :

La composition doit permettre au candidat de faire la preuve de ses connaissances tout en les situant dans un questionnement.

En histoire comme en géographie, les productions graphiques (schéma(s)...) que le candidat peut réaliser à l'appui de son raisonnement, en fonction du sujet et de ses choix, seront valorisées.

Le correcteur évalue :

Rq. : on valorisera tous les élèves qui possèdent les connaissances fondamentales sur le sujet et qui tenteront de problématiser et d’organiser leurs propos.

Composition de géographie 1 : L'Asie orientale, une aire de puissance en expansion

En série L et ES, le sujet porte sur la deuxième partie du programme, “ Les trois grandes aires de puissance dans le monde; l'Asie orientale, une aire de puissance en expansion. ” En série S, le sujet porte sur la troisième partie du programme, “ L'Asie orientale, une aire de puissance en expansion. ” Il est traité en 4 à 5 heures de cours.

Le cadre du sujet et la problématique

Le sujet correspond exactement à l'intitulé de la question du programme. Il ne doit donc pas surprendre le candidat. La problématique est suggérée par l'intitulé du sujet. Il s'agira de montrer en quoi l'Asie orientale est bien une aire de puissance et en quoi elle tend à s'élargir à des espaces ou Etats nouveaux (certaines villes de la Chine intérieure, Etats de l'Asie du Sud-Est). L'expansion est donc à la fois spatiale, démographique et économique.

Tout plan cohérent et répondant à la problématique est acceptable.

Attendu :

une réflexion sur les notions de puissance et d’aire de puissance “ d'aire de puissance ”.
Les fondements de l’aire de puissance : le poids démographique, le rôle des états, un fond culturel commun…
Les manifestations de la puissance de l’aire : une croissance économique spectaculaire soutenue par une forte capacité de financement nationale ou internationale, le poids commercial qui s’appuie sur la présence de grands ports.
Une expansion limitée par les tensions et la diversité au sein de l’aire :
• Une expansion spatiale démographique et économique reposant sur des modèles de développement commun.
• Des faiblesses sur le plan géopolitique
• Des faiblesses sur le plan économique.
Une argumentation étayée par des exemples concrets.
Une approche multiscalaire
Une organisation raisonnée des connaissances.

A valoriser :

Fortement la spécificité de cette aire par rapport aux deux autres.
Fortement : la présence de schémas légendés

A pénaliser :

Le hors-sujet
Des exemples limités à un seul état

2. Composition de géographie 2:

Les contrastes de développement dans les Sud. On s'appuiera notamment sur l'exemple du Brésil.

Le sujet porte sur la troisième partie du programme des séries ES et L “ Des mondes en quête de développement ” et notamment sur le thème “ Unité et diversité des Sud ” qui correspond à 7 ou 8 heures de cours. Il est précisé par le programme que l'exemple du Brésil doit permettre de “ montrer les contrastes spatiaux du développement à l'échelle du pays et à celle des villes ”.

Il s'agit donc d'un sujet vaste mais sans doute plus complexe que le sujet 1. Il faudra donc tenir compte de cette difficulté accrue dans l'évaluation.

 

 

 

 

 

Plusieurs plans sont envisageables, privilégiant soit une approche par échelle (mondiale, nationale, régionale, urbaine) soit une approche plus thématique reposant sur l'identification des contrastes spatiaux dans différents domaines caractérisant la notion de développement (démographie, santé, richesse, urbanisation, industrialisation, etc...). On peut bien sûr essayer de combiner les deux entrées.

Attendu :

A valoriser :

A pénaliser fortement.

  Un sujet portant uniquement sur le Brésil.

3. Etude de documents de géographie:

L'espace rhénan: quelles caractéristiques et quelle place en Europe ?

L'étude d'un ensemble documentaire doit permettre au candidat de faire preuve de sa capacité à construire une réflexion cohérente en réponse au sujet posé, à partir d'un ensemble de documents et de ses connaissances.

Pour la première partie, le candidat répond à des questions, cinq au maximum. C'est un exercice à part entière qui aide le candidat à analyser l'ensemble documentaire. Les questions n'appellent pas, généralement, de réponses très longues. On attend que ces réponses soient concises, qu'elles comportent les notions, les faits et les informations nécessaires et qu'elles soient rigoureusement rédigées.

Pour la deuxième partie, le candidat utilise les différentes formes d'information à sa disposition (réponses aux questions, autres informations contenues dans l'ensemble documentaire, connaissances personnelles). Il rédige une réponse organisée distinguant dans des paragraphes différents les grandes idées répondant au sujet. Cette réponse organisée comprend une ou deux phrases introductives et une ou deux phrases conclusives. Cette rédaction ne comporte pas de limite de volume. Mais il est à conseiller aux candidats de ne pas consacrer un temps excessif à l'ensemble de l'exercice qui est prévu pour être réalisé en 2 h 30 à 3 h.

Le correcteur évalue :

  • - la capacité à répondre avec exactitude et concision aux questions posées en faisant preuve d'esprit critique;
  • - la capacité à répondre à la problématique du sujet en une réflexion organisée, associant les connaissances personnelles et les informations prélevées dans les documents composant l'ensemble documentaire; on sanctionnera à cet égard la seule reprise des informations des documents, ou, a contrario, le simple récit du cours ignorant l'exploitation des documents;
  • - l'aptitude à lire et à interpréter un ensemble documentaire, à identifier, croiser, hiérarchiser, contextualiser, les informations prélevées dans les divers documents;
  • -la maîtrise de l'expression écrite.
Bien que la notation soit globale et exclue l'élaboration d'un barème détaillé, chacune des deux productions (réponse aux questions et rédaction d'une réponse au sujet), de nature fort différente, doit être prise en compte dans l'évaluation (on peut conseiller au correcteur de considérer que la réponse aux questions compte pour 40% environ dans l'appréciation d'ensemble de l'exercice et que la réponse rédigée au sujet intervient environ pour les 60% restant).

 

 

 

Le sujet porte sur “ l'aire de puissance de l'Union européenne ” et plus précisément sur “ l'Europe rhénane ” (3 heures de cours conseillées). Le libellé du sujet invite à prendre en compte les réalités géographiques de l'espace rhénan et à les resituer à l'échelle européenne.

Première partie : questions

1. Définissez et délimitez géographiquement l’espace rhénan

L’espace rhénan est un espace transfrontalier, avec une fenêtre maritime. Il se structure autour du bassin fluvial du Rhin mais ne s’y limite pas stricto sensu. Différentes régions, très liées à l’axe rhénan, s’y rattachent. On peut ainsi délimiter l’espace rhénan d'aval en amont en y incluant : les trois Etats du Bénélux, l'Allemagne rhénane, la France du Nord-Est (la Lorraine, l'Alsace) ; on peut lui adjoindre la région de Bâle et de Zurich en Suisse.

A pénaliser sévèrement :

A  valoriser :

L’élève qui souligne la spécificité transfrontalière de cet espace.

2. En quoi cet espace apparaît-il comme un espace de carrefour et d'échanges ?

Attendu :

A valoriser :

3. Quelles sont les particularités des villes de l'espace rhénan ?

Attendu :

A valoriser :

4. Identifiez les aspects de la puissance économique de l'espace rhénan

Attendu :

L'Europe rhénane constitue le premier foyer économique européen. Trois aspects de la puissance économique sont identifiables :

A valoriser :

5. Quelles transformations a connues la Ruhr ?

Attendu :

Vieille région charbonnière, la Ruhr a été confrontée à la fermeture des mines et à la crise de la sidérurgie. D'importantes opérations de reconversion ont été engagées :
- réhabilitation partielle de l'environnement (air, paysages, reboisement) mais tout n'est pas fait (problème de la pollution de l'eau).
- réorientation vers le secteur tertiaire (parcs de loisirs, activités culturelles,...)

Pour toutes les questions on valorisera l’emploi du vocabulaire spécifique, et l’appui sur des exemples précis.

Deuxième partie : réponse organisée.

Les questions de la première partie et les différentes échelles des documents doivent permettre au candidat de dégager deux parties :

A valoriser :

Toute réflexion complémentaire sur les limites ou les ouvertures, sur la place de l’espace rhénan dans l’Europe élargie.

A pénaliser :

Deuxième partie : étude de texte

Explication d'un document d'histoire 1 : La mémoire de la Résistance vue par le général de Gaulle

Ce texte correspond à l'étude de “ Bilan et mémoires de la Seconde Guerre mondiale ” dans le cadre de l'étude de“ La France de 1945 à nos jours ”.

1. Quelles sont les différentes formes de lutte et d'organisation évoquées par le général de Gaulle ?
Attendu :

A valoriser :

la capacité des élèves à mobiliser des connaissances acquises en classe de première.

2. Comment le général de Gaulle met-il en valeur la question de l'unité nationale ?
Attendu :

A valoriser :

3. Montrez que ce texte révèle l'existence d'une rivalité des mémoires de la Résistance.
Attendu :

A valoriser :
- Les élèves qui contextualisent le  document (par rapport aux rivalités politiques de 1947).

4. Comment ce discours a-t-il pu contribuer à établir une mémoire collective de la Résistance ?
Une bonne réponse à cette question permet d’obtenir la moyenne.

Attendu :

A valoriser :

Explication d'un document d'histoire 2: Une analyse américaine de la situation en Asie dans les années 1960

Ce texte porte, au sein de la première partie du programme de L et ES ("Le monde de 1945 à nos jours") sur le thème "Les grands modèles idéologiques et la confrontation Est-Ouest jusqu'aux années 1970" et, dans la première partie de celui de S ("Les relations internationales depuis 1945"), sur le thème "La guerre froide, 1947-1991".

1. Ce texte associe deux types de sources historiques : lesquelles ?

Le texte associe deux éléments de date et de nature différentes : les mémoires de McNamara, texte postérieur aux événements (la traduction française date de 1996) et une note de la CIA, reprise dans les mémoires, et contemporaine des événements (elle est datée de 1964) : 32 ans séparent donc les deux parties du texte. Lorsqu'il écrit ses mémoires, McNamara connaît donc la fin des événements.

2. Qu'est-ce que la politique de containment ?

Le mot containment est traditionnellement traduit par “ endiguement ” ; “ contenir l'expansion du communisme ” exprime, dans ce texte, la notion d'endiguement. Les Américains veulent, dès le début de la guerre froide, endiguer l'essor du communisme en Asie et ailleurs dans le monde : c'est la doctrine Truman énoncée en 1947.

3. Par quel “ effet domino ”, d'après le texte, est-elle remise en cause ?

L' “ effet domino ” exprime l'idée que le communisme “ tombera ” sur les pays les uns après les autres à la manière des dominos. Le texte évoque la perte du Sud-Vietnam (au profit du Nord-Vietnam) et du Laos ; dans la suite, le Cambodge et la Thaïlande sont menacés.

4. Quelles autres menaces, relevées par la CIA, les États-Unis perçoivent-ils ?

La note de la CIA accorde une grande place à la Chine. Depuis Bandoeng, la Chine soutient les luttes des pays du Tiers Monde et se pose en “ leader du communisme mondial ” en considérant les Etats-Unis comme un “ tigre de papier ” ; le texte évoque aussi la prudence de l'URSS dans le cadre de la Détente qui commence tout juste; la Chine entend donc prendre l'initiative partout dans le monde sous-développé pour soutenir les mouvements révolutionnaires; une telle exportation de la révolution peut étendre les “ dominos ” au monde entier.

5. Que désigne McNamara par l'expression "pente savonneuse" ?

La “ pente savonneuse ” rappelle l'engagement de plus en plus important des États-Unis au Vietnam, sans pour autant parvenir à empêcher le Vietnam du Nord de s'emparer du Sud. L'un ou l'autre de ces jalons du conflit vietnamien peut rappeler cette pente: intervention de plus en plus massive de 1964 à 1968, “ vietnamisation ” du conflit, retrait définitif de Saigon en 1975.

 

 


Histoire géographie. Académie de Toulouse.