Mon lycée dans la toile...


L’idée a germé l’an dernier... C’est que l’on avait de brillants initiateurs dans le Tarn & Garonne, un exemple glorieux près de chez nous à Montauban... Piquecos n’est qu’à 8 kilomètres de chez nous, et le monde entier avait les écrans rivés sur ses petits ambassadeurs. Alors, on a décidé de faire comme eux. On a décidé que nous aussi, nous nous afficherions sur la toile.
C’est à la fin de l’année scolaire 95-96 que j’ai rédigé le projet. Et dès la rentrée scolaire, je l’ai exposé à la classe de première Bureautique avec qui j’allais passer deux ans de travail... Au début, si quelques élèves se sont enthousiasmées, une large majorité est restée sur son quant-à-soi. Elles avaient du mal à comprendre réellement de quoi il était question. Internet est encore un médium trop neuf pour que les élèves en saisissent bien les implications. Elles en avaient entendu parler mais elles ne savaient pas ce que c’était et ne voyaient pas en quoi elles pourraient s’impliquer. C’est pour cela que j’avais engagé une démarche pédagogique lente et prudente.
Dans une première étape, j’ai montré aux élèves ce qu’était internet, et pour les premières visites, j’ai largement employé notre serveur académique.
Ensuite, j’ai construit une première maquette que nous avons analysé en local. Il s’agissait de pages HTML pour montrer aux élèves la structure d’un site et la notion de lien hypertexte. Cette étape à motivé de nombreuses élèves. Et pour les impliquer tout en leur apprenant les outils techniques du langage HTML, j’ai proposé à celles qui le désiraient de rédiger leur propre CV. Cela a été l’élément moteur pour leur permettre de s’approprier l’idée. A partir de ce moment là, la classe s’est distribuée les rôles. C’est une élève qui a rédigé et envoyé au rectorat la lettre demandant l’hébergement de notre site, ce sont des groupes spontanés qui ont proposé de rédiger des pages.
Tout d’abord, les élèves manquaient d’idées pour le contenu de notre site. Il fallait parler de nous, de notre lycée... Et tout naturellement, les considérations géographiques et historiques se sont imposées. Parler de notre région, c’était parler de son histoire. C’est comme cela que sont nés les dossiers sur les pigeonniers ou sur les 400 coups.
Ensuite, la réflexion était prête et les élèves ont su trouver des choses plus personnelles, parler de culture (leurs rapports à la culture, l’exposition du prix Bourdelle, le groupe de rap de leurs copains...), parler d’elles mêmes aussi, et dire des choses plus personnelles dans leurs pages CV. Publier ainsi leurs poèmes ou le fruit de leurs activités d’écriture...
Il était temps de s’ouvrir au reste du lycée.
Nous avons alors commencé à montrer Internet aux autres classes et à leur offrir le site comme porte-voix. La première classe à reprendre au vol notre offre fut la classe de Carrières Sanitaires et Sociales qui venait de terminer un gros projet autour du théâtre et qui a profité du serveur pour en rendre compte... C’est cette étape là qui a été déterminante pour faire comprendre aux collègues tout l’intérêt pédagogique qu’ils pouvaient tirer du serveur Internet...

Patrick Lanneau.





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