UTILISATION PÉDAGOGIQUE DES CEDEROMS : quelques pistes.


La liste des cédéroms disponibles sur le marché s’allonge tous les jours (consultez le serveur histoire-géo de l’Académie de Toulouse : http://www.ac-toulouse.fr/histgeo/) et le prix de ce produit le rend de plus en plus accessible.

Quel intérêt ?

A l’examen de ses caractéristiques techniques l’on peut dire qu’il présente pour l’enseignant d’histoire-géographie deux intérêts essentiels :
- il met à notre disposition une grande masse d’informations de nature variée (textes, sons, images fixes et vidéos) qui sont en outre rapidement accessibles.
- l’utilisation d’un cédérom est relativement simple même pour des néophytes en informatique.

L’exploitation pédagogique est-elle possible ?

Ces avantages sont-ils exploitables en classe, et comment ?
A l’occasion d’un stage du Plan National de Formation, certaines pistes ont pu être dégagées par des collègues de différentes académies. En voici l’essentiel.

L’exploitation d’un cédérom dépend bien entendu du matériel disponible dans les établissements. L’absence de salle informatique équipée « multimédia » (lecteur de CD et carte son) limite les utilisations mais ne semble pas un obstacle pour débuter.

La recherche documentaire

En effet, si l’on dispose d’un seul ordinateur multimédia installé au C.D.I., le Cédérom peut être exploité notamment en modules par petits groupes dans le cadre de la formation à la recherche documentaire (exposé, dossier) ou en autonomie. Que celle-ci soit guidée strictement (questionnement précis sur un sujet) ou non par l’enseignant, l’intérêt du cédérom est de confronter l’élève à une logique de recherche inhabituelle pour lui : le lien hypertexte (ou hypermédia si les liens activent des images ou des sons). En outre, si le contenu du CD est bon, la recherche peut être agréable et de qualité.

T.P et illustrations de cours.

Si l’on dispose en classe d’ un ordinateur relié à un écran télévision ou à une bonne tablette de rétroprojection, il y a deux possibilités. Soit les données fournies par les cédéroms sont les documents sur lesquels travaillent les élèves (attention les textes sont peu lisibles) soit elles illustrent le cours (projection d’une séquence choisie à l’avance). A notre avis, le cédérom ne doit être privilégié dans ce cas que s’il présente des documents qu’un autre moyen classique ne peut remplacer : une bonne diapositive peut tout aussi bien faire l’affaire.

Le fondement de séquences pédagogiques interactives.

Prenons à l’inverse le cas de figure le plus rare : une salle équipée en réseau avec cédérom partageable. La même démarche que ci-dessus peut être exploitable mais avec plus de profit puisque tous les élèves sont impliqués. En outre, si le professeur peut et sait utiliser des logiciels de développement de produits multimédias (Toolbook, Néobook ou autres produits du même genre), il peut concevoir à partir des données d’un cédérom, des séquences pédagogiques personnelles. Dans ce cas, le cédérom n’est qu’un fournisseur de données puisqu’il faut faire appel à d’autres ressources de l’informatique.

Base de données pour le professeur.

Enfin, en dehors de l’utilisation par les élèves eux-mêmes, il ne faut pas oublier que les cédéroms sont des bases de données parfois intéressantes pour la préparation des cours. Textes, schémas, graphiques, cartes, images peuvent être récupérées sur papier.

Thierry Couet





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