« Galilée. Et pourtant elle tourne... » ou quand Uranie rencontre Clio...

Vespucci, Colomb, inclinez-vous ! Chacun de vos voyages,
Frayèrent, il est vrai, un chemin à travers les mers inconnues...
Mais toi seul, Galilée, as fait don à l’humanité de l’ordonnance des étoiles,
De nouvelles constellations dans les cieux !

C’est ainsi que Johannes Faber fit l’éloge de Galilée.


Le cédérom « Galilée. Et pourtant elle tourne ... » de Guy Casaril aux éditions Arborescence se propose de nous faire découvrir Galilée « le dernier humaniste de la Renaissance : par sa conception de l’homme, il devient le premier penseur de l’Age des Lumières ». Pour PC/Mac avec pour configuration minimale un pack multimédia et 4 Mo « Galilée » nécessite QuickTime. Si il n’est pas installé lors du premier lancement du cédérom l’opération se fait automatiquement. Ce produit d’une grande qualité iconographique et hypermédia ne pose aucun problème de navigation. Trois icônes principales permettent de l’explorer, une flèche pour le parcourir, une cloche pour les documents audios et un rond, en bas à droite, pour revenir en arrière.

A travers un écran de navigation, il est proposé de parcourir le cédérom à partir de rubriques disposées sur les bords : introduction, l’espace, l’époque et les textes. Ces rubriques permettent de replacer l’homme dans son temps et dans son espace. Il est possible de laisser le cédérom se dérouler en choisissant la rubrique « continu », attention cependant au fond musical qui se lance automatiquemennt et qu’il convient peut-être de couper. « L’espace » à travers des textes, des images et des narrations permet d’appréhender l’espace de Galilée (la péninsule italienne mais aussi Venise, Padoue, Florence, Pise et Rome) et la géopolitique du XVIIème siècle à travers la vie du scientifique. « L’époque » présentée comme une période charnière s’ouvre sur une ligne du temps qui débute en 1564, année de naissance de Galilée et de décès de Michel-Ange, et s’achève en 1642 mort de Galilée et naissance de Newton. Les mentalités, les savoirs et la culture du XVIIème sont aussi évoqués dans ce cédérom (la Contre-Réforme, Giordano Bruno, les savoirs au temps de Galilée, la place des sciences exactes). Il est facile de consulter les différents textes et notamment les narrations en choisissant la rubrique « Les textes ». Mais il est impossible de les imprimer! Pour cela il faut à partir du gestionnaire de fichiers se placer sur le répertoire d:\texteswr et ouvrir les fichiers qui sont au format *.wri. En outre il est possible de parcourir le cédérom à partir d’une carte imaginaire où un voyage maritime fictif permet de découvrir la vie du personnage, sa carrière, ses découvertes les conflits avec l’Eglise, ses oeuvres. Enfin un index permet d’accéder aux différentes parties. Il est donc possible de choisir plusieurs entrées et d’opter pour plusieurs utilisations pédagogiques de ce produit : en continu comme une séquence vidéo, en choisissant des parties précises et en les exploitant, comme un dictionnaire biographique dans le cadre de recherche d’élèves,... « Galilée » ouvre aussi d’autres champs d’études notamment sur les savoirs scientifiques et astronomiques avant Galilée : l’Antiquité, Aristote et Ptolémée, le calendrier, le christianisme, Copernic, Tycho Brahé ou Képler. D’autre part les différent extraits de sonates et concertos de Vivaldi permettent aussi d’envisager des pistes de travail en collaboration avec l’Education Musicale. De plus, il ouvre des possibilités d’interdisciplinarité avec les Sciences Physique.

Ce cédérom est destiné aux programmes d’histoire de quatrième « les XVIIème et XVIIIème siècles-L’Europe moderne », ou de seconde : « Humanisme et Renaissance ». A partir de « Galilée » il est possible d’aborder l’histoire des sciences et de travailler en collaboration avec un professeur de Sciences Physiques. On peut souligner à cet égard que « le progrès scientifique et technique » était souligné comme un élément de cohérence de l’ancien programme de quatrième : « Du XVIIe au XIXe siècles l’expansion de la science et plus généralement du savoir est un phénomène continu. On en dégagera, en les illustrant de quelques exemples concrets, les principales étapes : au XVIIe la science change la représentation du monde (Galilée, Harvey, Descartes, Newton)... ».

« Personne n’aura le droit d’ignorer cette intelligence sublime qui servira de guide dans l’avenir à tous ceux qui recherchent la vérité », Cardinal Francesco Barberini, qui refusa de signer la condamnation de Galilée.

Jean-Christophe Sanchez





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