
Euréka numéro 1.
Un APIE pour s'initier à l'informatique
L'informatique vous tente, mais vous ne savez pas comment ça marche. Un clavier de
machine à écrire, c'est déjà pas évident, alors la souris ! Vous avez vu des écrans
qui se transforment d'un coup de souris magique! Vous êtes impressionnés. Y arriveriez
vous ?
Vous avez même essayé. Vous vous êtes inscrit à un stage MAFPEN où de gentils animateurs
vous ont présenté, pendant deux ou trois jours, des logiciels qui vous paraissaient
pédagogiquement intéressants.
Mais voilà, rentrés dans votre établissement, vous vous êtes retrouvé seul devant
votre écran. Vous avez demandé conseil à des collègues qui n'ont pas eu trop de temps
à vous consacrer. Vous avez fini par abandonner.
Et pourtant, parmi les moyens que proposent la MAFPEN, il en est un qui semble particulièrement
adapté à notre problème. Il fonctionne en Ariège, dans le Saint Gironnais depuis
l'an dernier : l'APIE.
Il s'agit d'un Atelier Pédagogique Inter-Etablissement. Il réunit par conséquent des
personnels de différents établissements d'un bassin de formation. A St Girons, il
s'agit du Lycée et du Collège du Couserans, de deux petits collèges ruraux situés
chacun à une quinzaine de km et de deux LP de la ville, en tout une dizaine de collègues
intéressés. L'APIE se constitue autour d'un projet pédagogique. En principe, l'APIE
n'est pas une structure de formation, mais de réflexion et de travail entre des collègues
qui veulent améliorer leurs méthodes de travail ou leurs pratiques pédagogiques sur
un point précis. Dans le groupe, il n'y a donc pas officiellement de formateur. Il
y a un coordinateur (qui bénéficie d'une HSA si le groupe comprend une dizaine de
personnes) pour les contacts avec la MAFPEN et entre les différents établissements du bassin.
D'où la nécessité d'avoir dans le groupe au moins un collègue compétent en Informatique
qui peut faire fonction de formateur. C'est le cas à St Girons. En outre, il y a
en général dans un groupe d'une dizaine un ou deux collègues qui ont déjà un peu manipulé.
Tout cela favorise une entraide qui permet une progression sur l'année.
Le groupe peut se réunir régulièrement, une demi-journée par mois semble une bonne
chose, surtout si, entre temps, on peut manipuler en sachant que, en cas de problème,
on peut aller s'informer auprès du collègue coordonateur.
Quant aux séances, elles ont lieu un après-midi par mois. En juin dernier, on a demandé
aux chefs d'établissements concernés de ne pas mettre d'heures Histoire-Géo sur ce
créneau. Dans l'ensemble, ils en ont tenu compte dans l'élaboration des emplois du
temps.
Au bout d'un an de fonctionnement, on note des résultats positifs. Les collègues les
plus assidus ont dépassé le stade du blocage devant l'appareil. Ils commencent à
l'utiliser seuls ; ils ont commencé à y amener des élèves.
Christian FRUHAUF, lycée de Saint-Girons.
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