
Les éditeurs de logiciels nous inondent de brochures publicitaires présentant des
cartes toutes plus attrayantes les unes que les autres. La richesse en couleurs et
la diversité des représentations semblent être les arguments de vente essentiels.
Mais que représentent, pour une pratique pédagogique, les différents logiciels actuellement
sur le marché ?
Avant de répondre à la question, il serait bon de
définir ce qu'on attend de ces logiciels
, à quels usages on les destine. S'agit-il d'y chercher des informations, de les consulter
comme on fait d'un atlas papier pour trouver la localisation d'une ville ou d'un
cours d'eau, des données économiques diverses, des dynamiques de développement ou
s'agit-il de disposer d'un outil qui nous permette de construire nos propres cartes
?
Il existe des produits adaptés à chacun de ces usages. Il existe également des logiciels
mixtes, qui se positionnent sur les deux créneaux. Quelles sont les performances
des uns et des autres ? Et quels sont les prix de ces matériels.
1/
Les plus connus, les plus diffusés, semble-t-il, sont les
logiciels mixtes
, type PCGlobe
ou Maps&Facts
. De prix (moins de 1500 F en version établissement) et de conception équivalents,
PCGlobe pose moins de problèmes d'installation (Maps&Facts exige une configuration
de mémoire vive spéciale qui peut dérouter) et offre plus de facilités pour les comparaisons entre les pays.
Ces deux logiciels permettent de sélectionner des pays ou des groupes de pays (continents
ou zones politiques ou économiques), de visualiser des cartes politiques ou physiques
(sommaires dans les deux cas), de changer d'échelle. Maps&Facts permet de réaliser des cartes personnalisées
en sélectionnant, sur les fonds de cartes, les données qu'on veut conserver ou en
ajoutant des informations complémentaires.
Les deux logiciels offrent également des informations statistiques sur tous les pays
et affichent des graphiques comparatifs sur de très nombreux sujets. Ils font fonction
de banques de données.
Mais surtout, second aspect, ils permettent de construire
, à partir des éléments statistiques, des cartes thématiques
, sur des caractéristiques de la population ou de l'économie (taux de croissance,
PNB...) au niveau mondial ou d'un continent. Seul inconvénient de ces cartes, les
statistiques ne sont pas renouvelables et, par conséquent, vieillissent.
2/
C'est pourquoi on peut s'intéresser à une autre famille de produits où le logiciel
de référence est Cartes&Bases
. On peut, cette fois, mettre à jour, chaque année les statistiques et intégrer autant
de données nouvelles qu'on le souhaite. Le produit est deux fois plus cher, mais
reste à jour. Il permet de diffuser une information à différentes échelles, de passer
du niveau mondial au niveau régional pour affiner une présentation. Tout un ensemble
d'outils permettent d'ajouter des noms, des symboles, des dessins et des textes à
la carte. On peut souligner des évolutions, insister sur des dynamiques.
Quelque soit le type de logiciel (1 ou 2), les cartes sont construites en couleurs,
par aplats ou trames. On peut varier le type d'intervalles et le nombre de classes
; on remarque qu'une même base de données débouche, selon les choix que l'on fait,
sur des représentations différentes, des images qui ne sont pas toujours ... innocentes.
L'image devient message. L'image n'est pas neutre, mais le résultat d'une manipulation.
3/ Enfin, si l'on veut se contenter d'un logiciel atlas pour
consultation
, d'un outil de CDI, le mieux est, peut-être, d'utiliser des encyclopédies sur CD-ROM.
Les encyclopédies Larousse
, ou Hachette
, offrent un choix de cartes important et des index très fournis pour trouver, d'un
coup de souris, la localisation recherchée.
Toutes ces cartes peuvent être imprimées ou insérées dans d'autres applications.
Pour des exemples d'utilisation de ces logiciels, se reporter au précédent numéro
de ce même Documents ou contacter l'équipe de rédaction.
Christian FRUHAUF