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Revue de Presse Météo France
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Le cyclone s'éloigne de La Réunion, mais il est encore en tous
les esprits.
D'autant que ses traces sont encore persistantes.
" Le grand nettoyage ", titre d'ailleurs le Journal de l'Ile
en sa une de ce vendredi matin.
Et le journal de la rue Maréchal Leclerc consacre pas moins de 28
pages aux séquelles laissées par le cyclone.
" Comme partout ailleurs dans l'île, les habitants du Nord et de
l'Est ont commencé à panser, hier, les plaies de Dina. Certes,
elles ne sont pas aussi conséquentes que celles des autres régions
de La Réunion, mais les services de l'Etat, les municipalités
et les particuliers ont quand même eu du pain sur la planche ",
rapporte le Journal de l'Ile.
Les rues de Saint-Denis étaient d'ailleurs jonchées de
détritus verts et branches arrachées.
Beaucoup élaguaient aussi, ce qu'ils auraient cependant dû faire
en début de saison cyclonique.
Ce ne sont pas là, cependant, les conséquences les plus dramatiques
de Dina.
" Incontestablement, les agriculteurs sont les plus sévèrement
touchés par le cyclone ", reconnaît le Journal de l'Ile.
" Toutes les filières (sont) sinistrées ", indique le
journal de la rue Maréchal Leclerc.
" Pire que Firinga, entend-on partout ! C'est le secteur agricole qui
aura payé le plus lourd tribut à Dina. Que ce soit la canne,
dont les pertes restent encore difficiles à évaluer, les cultures
vivrières, fruitières et florales, qui ont été
totalement anéanties, sans compter l'élevage, qui craint des
jours pénibles, ou les voiries, en majeure partie impraticables ",
écrit le Journal de l'Ile.
Conséquence : " pour beaucoup de producteurs, il faudra repartir
de zéro " et " pour les ménagères, les prix vont
inévitablement flamber ".
Pour les uns et les autres, rappelle en tous les cas le journal de la rue
Maréchal Leclerc, un délai de cinq jours est autorisé
par les assurances pour déclarer les dégâts.
Plus de détails et d'informations dans les colonnes du Journal de
l'Ile (le Quotidien n'était pas disponible lors de cette revue de
presse)
"Avenir incertain pour 1 128 sinistrés ", indique le Journal
de l'Ile de ce vendredi 25 janvier.
C'est en effet le nombre de personnes que la Préfecture a annoncé
comme étant encore hébergées en centre d'accueil.
Le Journal de l'Ile cite d'ailleurs le communiqué préfectoral
: " Hier en fin de journée, "1 128 personnes étaient toujours
hébergées dans les centres organisés par les communes",
indique la Préfecture ". Ce nombre est en nette diminution, heureusement,
par rapport aux 2000 et quelque annoncé durant l'alerte rouge. La
moitié environ des personnes hébergées en urgence a
en effet pu regagner leur domicile. D'autres, en revanche, n'ont pu le faire.
" C'est le cas des 22 familles dionysiennes accueillies au Gymnase des
Deux-Canons depuis l'annonce de l'alerte ", signale ainsi le Journal de l'Ile.
Et pour celles-ci, la situation est dramatique.
" La plupart d'entre elles ont tout perdu après le passage de Dina
et ne savent pas où aller ", explique le journal de la rue Maréchal
Leclerc.
Dans l'Est, le retour à la normale pour les sinistrés a
déjà pu avoir lieu.
" En revanche, à Sainte-Marie, comme à Sainte-Suzanne, les
sinistrés ont quitté les centres d'hébergement ", rapporte
le Journal de l'Ile.
Plus de détails et d'informations dans ses colonnes (le Quotidien
n'était pas disponible lors de cette revue de presse) ne fois n'est
pas coutume, le cyclone Dina a plus durement frappé l'Ouest que l'Est
de La Réunion.
Et Saint-Paul a été l'une des communes les plus affectées
par le phénomène.
Le Journal de l'Ile consacre d'ailleurs, en ce vendredi 25 janvier, plusieurs
articles à la situation dans l'Ouest, et plus précisément
à Saint-Paul.
Il revient ainsi sur le cas des familles qu'il a fallu déloger de
toute urgence suite aux inondations causées par la crue de l'Etang
Saint-Paul.
" La vie reprend douloureusement son cours dans les quartiers de la rue Jacquot
et de la Grande-Fontaine, frappés de plein fouet par la crue de
l'Etang-Saint-Paul.
Les quatre-vingts personnes évacuées dans l'urgence dans la
nuit de lundi sont toujours réfugiées dans les écoles
communales érigées en centres d'hébergement ", relate
ainsi le Journal de l'Ile.
Mais cette situation ne pourra perdurer longtemps, et pas plus tard que jeudi
prochain, date de la rentrée des classes.
" Après la peur, la colère ", signale le journal de la rue
Maréchal Leclerc, allusion à l'état d'esprit de ces
80 familles.
Cette crue fait cependant quelques heureux : les pêcheurs.
" Les berges de l'étang de Saint-Paul regorgeaient de monde hier.
Au lendemain du passage de Dina sur la Réunion, les connaisseurs se
sont donné rendez-vous au bord de l'eau pour traquer tilapias et ti
cabot.
Après chaque forte pluie, il est dit que "poissons i bec bon peu"
", rapporte ainsi le journal de la rue Maréchal Leclerc.
Autre conséquence de Dina, dans l'Ouest : le réseau routier,
durement affecté.
" Il faudra plusieurs jours pour dégager partout ", prévient
le Journal de l'Ile.
Et ce n'est pas par mauvaise volonté, car " les employés communaux
et les agents de la DDE sont à pied d'oeuvre depuis mercredi matin
afin de dégager les réseaux routiers de l'Ouest des branches
et troncs d'arbres, des fils électriques et des coulées de
boue ", mais les dégâts sont considérables.
Enfin, autre zone particulièrement touchée, les plages.
" Coup dur pour les plages ! ", signale le Journal de l'Ile.
Et le journal de relater la journée de deux agents chargés
de nettoyer le littoral, notamment Boucan-Canot.
Là encore, il faudra sans doute plusieurs jours pour que les plages
retrouvent un visage décent.
Plus de détails et d'informations dans les colonnes du Journal de
l'Ile (le Quotidien n'était pas disponible lors de cette revue de
presse)
Etat de vigilance annoncé
Le préfet de la Réunion a déclenché lundi 21
janvier, l'état d'alerte numéro 1 de vigilance cyclonique.
Après avoir épargné l'Ile Rodrigues, le cyclone tropical
Dina s'approche lentement de l'Ile Maurice et de la Réunion. Selon
les prévisions de Météo Réunion, après
un léger ralentissement en cours de journée, il gagnera
probablement les côtes Sud de l'Ile mardi 22 au soir, voire mercredi
23 matin.
Le cyclone, de taille réduite, concentre néanmoins des vents
violents en rafale pouvant atteindre 300 Km/h.
Le préfet de l'Ile rappelle les consignes à respecter en cas
d'alerte numéro 1. Il recommande à la population de vérifier
ses réserves en eau, en nourriture, en médicaments, en piles
et en bougies. Les habitants de l'Ile devront aussi vérifier l'état
de leurs demeures et veiller à rentrer les objets susceptibles de
s'envoler.
Il est par ailleurs déconseillé de s'aventurer dans des
expéditions de randonnée ou en mer. Les parents ne doivent
pas envoyer leurs enfants dans des centres d'accueil et de loisirs, ou de
les récupérer s'ils y sont déjà.
L'alerte numéro 3 a déjà été
déclenchée à Port-Louis, capitale de l'Ile Maurice
située à l'Est de la Réunion.
Dina frôle le Nord de l'île
Les Réunionnais, consignés à la maison, depuis 8H00
heure locale ce mardi 22 janvier attendent que Dina, le cyclone tropical
qui menace l'île, s'éloigne définitivement de leurs
côtes.
Selon Météo-France, le phénomène qui a
légèrement faibli, les vents les plus violents passant de 300
à 250 km/heure, se trouvait à 16 heures 45, heure locale, à
20 km du Nord de la Réunion.
L'alerte rouge déclenchée par la préfecture impose à
la population de respecter les consignes de sécurité : ne circuler
ni à pied ni en voiture, ne pas prendre la mer et ne pas sortir de
chez soi. Les vols à destination de l'aéroport de Rolland Garros
ont également été annulés.
Selon l'AFP, deux personnes ont déjà été
blessées à Saint-Denis lors de l'effondrement d'un mur. L'une
souffre d'une fracture ouverte à la jambe et l'autre, se retrouve
avec une main broyée. Si Dina n'a pas encore frappé l'île,
les rafales de vent entraînent déjà des chutes d'arbres
et des éboulements qui peuvent mettre en danger les curieux et les
promeneurs indisciplinés. La préfecture rappelle que ceux-ci
s'exposent à une amende de 90 euros s'ils sont surpris par les patrouilles
de sécurité.
Selon la préfecture, à midi heure de la Réunion, 22
000 foyers ont été privés d'électricité
et 8 500, d'eau. De nombreuses routes ont été inondées
par les pluies amenées par Dina et la Réunion était
coupée du monde. Aucune communication téléphonique
n'était possible.
Lundi, le cyclone avait épargné l'île Rodrigue et fait
deux morts lors de son passage sur l'île Maurice.
Routes et communications coupées, des vents de plus de 250 KM/H
Le cyclone tropical Dina s'est éloigné de la Réunion
après avoir frôlé, mardi, dans la soirée, les
côtes nord et ouest, provoquant des dégâts aux habitations,
aux cultures et aux infrastructures de l'île, mais sans faire de victime
malgré des vents de plus de 250 km/h, selon un premier bilan de la
préfecture.
Dina est passé au plus près des côtes réunionnaises
vers 19H00 locales (16H00 à Paris) à environ 270 km/h,
entraînant des conditions extrêmes sur l'île avec des rafales
qui ont soufflé à 277 km/h à Piton Maïdo, sur les
hauteurs de Saint-Paul.
En début de nuit, mardi, environ 100.000 foyers (sur les 240.000 de
l'île) étaient privés d'électricité et
21.000 privés d'eau. Plus d'un millier de familles ont dû trouver
refuge dans les centres d'hébergement.
Seules deux personnes ont été blessées à Saint-Denis
par l'effondrement d'un mur, mais leurs jours ne sont pas en danger.
Dans le Sud de l'île, à Saint-Joseph, les 35 familles du village
de Langevin ont dû être évacuées, une rivière
étant sortie de son lit suite à d'abondantes
précipitations.
De nombreuses routes de l'île ont été coupées
en raison d'inondations, d'éboulis ou de chutes d'arbres, rendant
difficiles les sorties des secours.
En raison de l'alerte rouge déclenchée mardi matin à
08h00, la population n'était pas autorisée à sortir
de son domicile.
Tout au long de la journée, des maires de plusieurs communes sont
intervenus à la radio pour exhorter leurs administrés à
respecter les consignes de sécurité.
Le réseau téléphonique a également beaucoup souffert
du cyclone, les communications ayant notamment été coupées
avec la métropole.
Les radios ont cessé d'émettre en début de soirée
en raison des dégâts provoqués aux émetteurs.
Les émissions de la chaîne privée de télévision
Antenne Réunion ont été perturbées suite à
des inondations dans le bâtiment.
La seconde chaîne de RFO Tempo a été privée de
diffusion en raison de la chute d'une antenne.
Selon le préfet de la Réunion, Gonthier Friederici, il faudra
attendre le lever du jour mercredi pour se rendre compte des dégâts
réels causés par le passage du cyclone, de nombreux endroits
de l'île étant inaccessibles.
L'alerte rouge était toujours en vigueur mardi à 22H30 locales
et ne devrait pas être levée avant la matinée de mercredi,
selon la préfecture.
Le préfet s'exprime sur RFO
Pas de victimes, mais d'énormes dégats matériels
Le cyclone Dina s'éloigne de la Réunion, et laisse derrière
lui un paysage d'apocalypse : des routes coupées par des chutes d'arbres,
des feuilles de tôles ou encore des fils électriques.
L'alerte rouge a été levé mercredi 23 janvier à
12h00 locale. Le préfet Gonthier Friedérici appelle toutefois
les habitants de l'Ile à la prudence. En raison des inondations et
des éboulis, il leur recommande d'éviter de prendre la voiture,
les routes n'étant pas tout-à-fait dégagées.
Selon l'AFP, aucune victime n'a été signalée, à
l'exception, de deux personnes blessées à Saint-Denis mardi
22 janvier. Mais le préfet de l'Ile précise qu'il faudra attendre
quelques jours avant d'établir un bilan définitif, car de nombreux
endroits restent encore isolés.
Cependant, le premier bilan est lourd. Quelque 2 000 personnes se retrouvent
dans des centres d'hébergement, la moitié des foyers de l'Ile
est privée d'électricité, et le quart des foyers reste
sans eau.
Concernant les cultures maraîchères et vivrières, le
bilan est désastreux. " Elles sont détruites à 100 %
", confirme le président de la Confédération
générale des planteurs et éleveurs de la
Réunion.
L'Ile s'éveille lentement, prête à affronter les
conséquences catastrophiques du cyclone. Radio RFO recommence à
émettre partiellement. Mais les consignes de sécurité
sont toujours de vigueur.
La reconstruction sera difficile
A la Réunion, l'heure est au bilan. Selon Christian Paul, le
secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, attendu sur place samedi matin,
les ravages causés par le passage du cyclone Dina sur l'Ile
nécessiteront " un effort de reconstruction de très grande
ampleur ".
Sur l'Ile, l'interdiction de circuler a été levée jeudi
24 janvier. Le préfet rappelle toutefois qu'il faut être vigilant
sur l'ensemble du réseau routier, car certaines routes comme la RN1,
dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest restent partiellement fermées.
Le retour à la normale se fait progressivement. En renfort, une centaine
d'hommes accompagnés du matériel nécessaire et 50 personnels
de la force d'intervention rapide d'EDF arrivent ce jeudi 24 janvier par
avion militaire. Leur priorité sera de rétablir tout le
réseau électrique de l'Ile.
Aucun bilan définitif ne peut cependant être fait. Selon l'Agence
France Presse, les 6 000 habitants de Cilaos, sur les hauteurs du Sud sont
bloqués dans leur commune à cause de 150 mètres de route
emportés. En effet, certains villages de l'île restent inaccessibles
et sont totalement isolés.
Concernant l'agriculture, la Confédération générale
des planteurs et éleveurs de la Réunion (CGER), a annoncé
que les pertes se chiffreraient à plusieurs dizaines de millions.
Ils ont demandé par courrier au gouvernement de déclarer le
Département " zone sinistrée ".
Sur l'île Maurice, voisine de la Réunion, quatre personnes ont
trouvé la mort lors du passage du cyclone. Trois sont
décédées à la suite d'accidents de la route,
une autre est morte en tombant d'un toit alors qu'elle tentait de décrocher
une parabole.
L'addition sera salée
Le passage du cyclone Dina sur l'Ile de la Réunion est lourd de
conséquences économiques.
Le département est dévasté. La reconstruction s 'annonce
difficile.
Les communes commencent à faire le bilan des dommages. A Saint-Denis,
la municipalité chiffre les dégâts à 9,15 millions
d'euros. Cette somme correspond aux ravages causés sur les chemins,
les bâtiments, l'enlèvement et le stockage de l'encombrement
dû aux arbres coupés et les services dispensés aux
sinistrés.
La ville de Sainte-Marie évalue, quant à elle, à plus
de 400 000 euros, les dégâts causés par les glissements
de terrain, les équipements sportifs dévastés, les
écoles endommagées, les toits arrachés, etc.
En attendant, le village de Cilaos reste toujours coupé du monde.
La RN5, envahie par des coulées de boues et de pierres est inaccessible.
Les habitants du Petit Serré sont sans eau, sans électricité
et sans denrées de première nécessité. Les
éboulis provoqués par les fortes pluies ont en effet emporté
la route qui les reliait au village voisin.
La commune de Saint-Louis a interpellé la préfecture afin qu'elle
effectue une opération d'héliportage pour réalimenter
le village. Une route de fortune devrait donc être construite, mais
le directeur général de la DDE, Direction départementale
de l'équipement, estime que les travaux de reconstruction de celle-ci
demanderaient plusieurs jours.
Parallèlement, la réhabilitation du réseau routier se
poursuit. La circulation a repris son cours entre Saint-Denis et Saint-Gilles,
au niveau du Cap la Houssaye. La route du littoral est rétablie en
mode basculé ce vendredi 25 janvier et la route de la Montagne sera
praticable samedi 26 janvier.
De surcroît, 80 % des habitants de l'Ile sont de nouveau
réalimentés en électricité et en eau.
Mauvaise nouvelle cependant, pour les habitants de Saint-Joseph, ceux de
la partie haute de Saint-Pierre et de petite Ile : les captages en eau du
pont du Diable, des Hirondelles et du Bois de la Plaine dans le Sud ne
fonctionnent toujours pas. Il leur faudra attendre encore dix jours avant
de recevoir de l'eau dans les robinets.
Par ailleurs, l'agriculture reste ravagée. Pour beaucoup de producteurs,
il faudra repartir de zéro. Selon Jean-Bernard Hoarau, président
de la Fédération départementale des syndicats d'exploitants
agricoles (FDSEA), " l'agriculture réunionnaise a subi un véritable
bombardement. " Il réclame donc à l'Etat de déclarer
le département zone sinistrée le plus rapidement possible car
" la filière dépasse les 15,24 millions d'euros de
dégâts. "
Les conséquences se font déjà ressentir. Sur les
marchés, les consommateurs constatent la hausse des prix sur les produits
frais qui se font rare. Le kilo de tomates est passé de 1,52 euros
à 3 euros.
L'Ile se remet peu à peu du traumatisme provoqué par le passage
de Dina. Les habitants comptent beaucoup sur la venue ce week-end de Christian
Paul, le Secrétaire d'Etat à l'Outre-mer. Ce dernier vient
faire l'état des lieux et dresser un bilan des dégâts
avant de préciser le montant des fonds débloqués par
le gouvernement en faveur du département.
© 2001 Météo-France
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