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Le rôle de Météo-France dans le S.I.U.P.M. |
Le S.I.U.P.M. (Service d'Intervention d'Urgence en cas de Pollution de la Mer) est un système mis en place à titre expérimental par l'O.M.M. à compter du 1er janvier 1994. Il vise en premier lieu à mettre en place un système coordonné destiné à fournir des informations météorologiques et océanographiques - lorsqu'il y a lieu et sur demande - pour des interventions d'urgence en cas de pollution de la mer hors des eaux territoriales.
Ce système a été adopté lors de la 11ème session de la Commission de Météorologie Maritime (C.M.M.) et approuvé par le Conseil exécutif de l'O.M.M. à sa 45ème session.
Les océans et les mers sont divisés en zones de responsabilité appelées zones MPI (pollution accidentelle de la mer), elles correspondent aux zones METAERAS du système mondial de détresse et de sécurité en mer (S.M.D.S.M.) Sur chacune de ces zones, l'assistance météorologique est coordonnée par un coordonateur météorologique de zone (CMZ) qui est un service météorologique national.
Le rôle d'un CMZ est de veiller à ce que des renseignements météorologiques régionaux soient diffusés pour appuyer les opérations d'urgence en cas de pollution de la mer dans sa zone de responsabilité. L'information diffusée peut avoir été préparée par le seul CMZ ou par ses Services d'appui, ou bien par une combinaison des deux, sur la base d'un accord conclu entre les services concernés. Il incombe par ailleurs au CMZ de se procurer l'adresse et les numéros de téléphone, de télex et de télécopie de toute autorité chargée des opérations d'urgence en cas de pollution de la mer (AOPM) dans la zone MPI (Marine Pollution Incident) dont il est responsable. Il devra communiquer ces renseignements aux Services d'appui qui lui sont rattachés.
Un service d'appui est un Service météorologique national qui a accepté de fournir sur demande, directement ou par l'intermédiaire du CMZ, une assistance météorologique de base ou spécialisée pour une zone MPI déterminée ou une partie de cette zone. Selon l'endroit ou la pollution s'est produite, l'AOPM peut demander aux Services d'appui de lui fournir directement l'assistance météorologique requise. Dans ce cas, le Service d'appui devra en aviser le CMZ. Il doit par ailleurs lui signaler quels sont les moyens dont il dispose pour remplir son rôle.
Un registre de toutes les communications, indiquant les heures de préparation, de transmission et de réception de l'information, doit être tenu a jour en permanence.
Météo-France a accepté d'être coordonnateur météorologique de zone pour la zone METAREA II et d'être service d'appui aux coordonnateurs météorologiques des zones METAREA I, III, VII B et VIII C (voir figure).
L'assistance fournie par un CMZ peut comprendre les éléments suivants ou certains d'entre eux :
a) des prévisions et des avis météorologiques de base pour la zone concernée; il faut en particulier veiller à diffuser le plus tôt possible des renseignements sur les conditions en surface, réelles et prévues dans la zone ou la pollution s'est produite.L'observation, l'analyse et la prévision des paramètres météorologiques et océanographiques destinés à alimenter les modèles qui décrivent le mouvement, la dispersion et la dissolution des polluants de la mer. Le CMZ et le Service d'appui devraient, dans la mesure du possible, demander à l'AOPM quels sont les paramètres météorologiques et océanographiques requis pour un modèle donné, et s'enquérir également de l'adresse de l'exploitant du modèle et des possibilités d'accès à ce dernier.
dans certains cas, l'exploitation de ces modèles; si un CMZ ou un Service d'appui dispose de modèles qui peuvent être utilises dans la zone MPI, il doit en informer l'AOPM dans les meilleurs délais, si possible, avant même que ne survienne un cas de pollution dans la zone en question. Les CMZ devraient envisager de tester périodiquement leurs modèles de pollution et de coopérer avec l'AOPM dans leur zone MPI afin d'évaluer l'utilité des données issues de ces modèles.
dans certains cas, l'accès aux moyens de télécommunications nationaux et internationaux; en situation d'urgence, l'efficacité des télécommunications est essentielle. Aussi les CMZ et les Services d'appui doivent-ils veiller à ce que toutes les parties concernés par un cas de pollution accidentelle dans leur zone MPI soient reliées par des moyens de télécommunications fiables et efficaces. Le CMZ doit s'informer, auprès de l'AOPM, de la façon dont l'assistance météorologique requise devra être fournie; cette information sera alors retransmise aux Services d'appui compétents. L'utilisation du service international SafetyNET (de l'INMARSAT) doit être envisagée si l'assistance météorologique est requise sur le lieu même de la pollution, par exemple par l'équipe d'intervention. De même, en cas de pollution majeure, une AOPM peut envisager de recourir a un centre régional de télécommunications (CRT) du Système mondial de télécommunications (SMT).
d'autres formes d'appui opérationnel. Lorsqu'un cas de pollution accidentelle de la mer vient de se produire dans sa zone de responsabilité, le CMZ doit demander à l'AOPM toutes les précisions voulues et s'informer de la nature de l'assistance requise. Il devra par ailleurs lui signaler quels sont les moyens que lui-même et/ou ses Services d'appui peuvent mettre à disposition. Ce type d'information doit être communiqué à intervalles réguliers à l'AOPM, même en l'absence de pollution accidentelle dans la zone MPI, et tout fait nouveau concernant les moyens disponibles doit être immédiatement signalé à l'AOPM. De même, les Services d'appui doivent signaler au CMZ tout changement concernant leurs moyens d'assistance. Etant donné que les opérations d'urgence menées en mer en cas de pollution de celle-ci sont fondamentalement tributaires du soutien apporté par les Services météorologiques, il est essentiel que les CMZ et les Services d'appui fournissent sur le terrain un éventail de prestations aussi complet que possible.
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