Quelques événements météorologiques anciens.

Et pour commencer :

grands hivers et grands étés au XVIIIe siècle en France


Grands hivers du XVIIIe siècle

1708-1709 "Le lundi 7 janvier 1709 commença une gelée qui fut ce jour-là la plus rude et la plus difficile à souffrir : elle durajusqu'au 3 ou 4 février. Pendant ce temps-là il vint de la neige d'environ un demi-pied de haut : cette neige était fort fine et se fondait difficilement. Quelques jours après qu'elle fût tombée, il fit un vent fort froid d'entre bise et galerne qui la ramassa sur les lieux bas : il découvrit les blés, qui gelèrent presuqe tous" - D'après une chronique de l'époque.
  • mauvaises récoltes "on pût juste récolter la quantité de grains nécessaire pour assurer les semences"
  • en région parisienne, le prix du pain atteint, en juin 1709, 35 sous les 9 livres (contre 7 sous de prix ordinaire)
  • le froid cause la disparition d'arbres et de la vigne de plusieurs régions
  • du 10 au 20 janvier on enregistre sous abri à Paris - 20° avec des minima absolus de - 23,1° les 13 et 14 janvier 
  • Montpellier - 16,1°
  • Marseille -17,5°
1739-1740 "Le nom d'année du grand hiver est devenu propre à 1709, écrivait Réaumur dans les Mémoires de l'Académie des Sciences : celui d'année du long hiver est dû a aussi bon titre à 1740".
  • 75 jours de gelées à Paris, dont 22 consécutifs, pendant la saison la plus froide, d'octobre 1739 à mars 1740
  • fortes chutes de neige en janvier et février... qui protègent les blés... "Mais il avait gelé en 1740 pendant tous les mois de l'année"
1775-1776 "L'embouchure de la Seine sur une largeur de plus de 8 000 mètres se montra, le 29 janvier 1776 et les jours suivants, toute couverte de glaces, ainsi que cette partie de la mer comprise entre la baie de Caen et le Cap de la Hève, en sorte que du Havre la mer paraissait couverte de glace jusqu'à l'horizon ; cette glace était rompue par le flux et le reflux, ce qui donnait à notre mer l'apparence de la Baltique".
  • A Paris la Seine est gelée du 25 janvier au 6 février
  • - 17,2° de minimum absolu à Paris le 29 janvier
  • - 22,5° de minimum absolu à Nancy le 1er février
1783-1784
  • entre le 26 décembre et le 17 février la circulation est souvent interrompue dans le Nord de la France à cause de fortes et abondantes chutes de neige
  • -19,1° à Paris le 30 décembre 1783 et 69 jours de gelées consécutifs
  • la terre est gelée sur 65 centimètres de profondeur
1788-1789 Toute l'Europe est touchée, de la fin de novembre 1788 à la mi-janvier 1789, par un hiver rigoureux :
  • à Paris, la seine reste gelée du 26 novembre au 20 janvier
  • 56 jours consécutifs de gelée
  • le 31 décembre 1788 on atteint un minimum de - 21°8
  • le Rhône à Lyon, la Garonne à Toulouse, le Rhin, le lac Léman et la Tamise sont pris par les glaces ou le gel
  • les communications Douvres-Calais sont gênées par les glaces
  • des navires sont bloqués par la glace dans des ports de la Manche
  • on traversait à pied ou à cheval le port d'Ostende

Au moment du dégel, les blés apparurent très verts et très propres... la neige les avait protégés

1794-1795
  • Du 25 décembre au 28 janvier, il y a eu, à Paris, 42 jours de gelée consécutifs et la Seine est gelée
  • Au cours de l'hiver la cavalerie de Pichegru s'empare de la flotte hollandaisa, bloquée par la glace dans leaux de la Zuiderzee. "Le Zuiderzée était gelé, raconte Thiers ; nos escadrons traversèrent au galop ces plaines de glaces, et l'on vit des hussards et des artilleurs à cheval sommer comme une place forte ces vaisseaux devenus immobiles et qui se rendirent à ces assaillants d'une espèce nouvelle".


Grands étés

SANCHEZ Jean-Christophe

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