Le Tarn, au sein de la région Midi-Pyrénées actuelle, est loin de faire bonne figure puisqu'en 1873, seule 1'Ariège est moins alphabétisée que lui. Les progrès du Tarn-et-Garonne et des Pyrénées-Orientales, départements tout aussi mal placés que le nôtre en 1832, sont bien supérieurs à ceux que celui-ci réalise. Certes la Bretagne, le Centre et l'Ouest du Massif Central, soit une quinzaine de départements, sont moins bien classés que le Tam, qui fait cependant bien partie des cancres de l'alphabétisation et des progrès de l'instruction. L'explication n'est certainement pas l'absence d'écoles, mais une fréquentation à la fois non généralisée et épisodique.
Il reste encore au début de la III ème République, d'après les statistiques officielles
près de 18 % d'analphabètes chez les conscrits et près d'un quart dans le département
du TARN.
A la date à laquelle ils auraient dû fréquenter les bancs de l'école (aux alentours
de 1860) , les effectifs scolarisés avaient certes progressé (voir les graphiques)
mais tout le monde n'était pas encore concerné.
Tout le mérite des lois FERRY ne fut pas de doter les communes d'une école, ce travail
était déjà réalisé, mais de fournir à tous les moyens de la fréquenter
.