Quelques pas à Bourg Saint Bernard...
.. Vous prenez la Nationale 126, et à 20 km. environ vous faites
un détour vers le BOURG ....!!
"Faire un détour" ces quelques mots résument toute l'histoire
du village.
En effet , les Grandes voies de communication de Toulouse depuis
la plus haute antiquité passaient au Nord par Verfeil ( D112)
à 10km.et au Sud par Lanta ( ( D1 ) à 8 km. , et l'autre voie
qui a disparue , que l'on appelait chemin de Toulouse à Puylaurens
sur l'atlas de 1807, a été remplacée à la fin du 18 em. S. par
la voie actuelle qui est conseillée pour atteindre le village.
"Bâti sur un plateau dominant la fertile vallée du Girou, non
loin de la route de castres, situé presque à égale distance des
petites villes de
Verfeil, de Lavaur, de Caraman et de Lanta, le Bourg a dû jouer autrefois
un rôle assez important pour garder encore des vestiges de défenses
matérielles, comme fossés et autres, et pour avoir eu des dénominations
particulières pour désigner ses administrateurs locaux. C'est
ainsi qu'avant la révolution de 1789, les anciens magistrats étaient
appelés Consuls et le Bourg lui-même un Consulat."
Lorsque Jacques Bouvier est revenu dans son village du pays de
Cocagne, il a cherché sur le bord des chemins oubliés, il est
allé aussi fouiller les archives départementales de la Haute-Garonne.
Il a écrit un petit opuscule que vous pouvez
télécharger (lisible avec Acrobat).
Mais si vous voulez simplement flaner dans les rues du Bourg,
voici quelques directions que vous pouvez suivre...
Pour mieux vous accompagner dans votre flanerie historique nous avons sélectionné de larges extraits de deux documents retrouvés par Jacques Bouvier. Il s'agit de la monographie établie en 1885 par l'instituteur du Bourg, et de celle établie par Bruno Sieurac en 1900 à propos du pré de la Fadaise.
Où l'on trouve les légendes qui entourent la toponymie du Bourg Saint Bernard.
On célèbre chaque année au Bourg une curieuse f ête dont les Bourguigons prétendent qu'elle serait fort ancienne...
Où l'on trouve des éléments sur les anciennes mesures du Bourg, et autres.
Lorsque la troisième république rendit l'école obligatoire, elle
envoya dans chaque village de France un instituteur. Il était
une sorte de missionnaire laïque. Une sorte de combattant de la
république envoyé sur le front de "l'obscurantisme" et de la "routine"
(ce terme revient souvent dans le document que nous avons consulté).
On lui demanda d'établir une monographie à propos du village où
il était envoyé, pour que l'état-major de l'Instruction Publique
puisse affiner au mieux sa stratégie...
Aujourd'hui, ces monographies constituent de précieux documents
ethnologiques sur la campagne française au 19ème siècle.
L'instituteur de Bourg-Saint Bernard termina sa monographie le
15 mai 1886. Nous en avons tiré de larges extraits...
Nous avons aussi utilisé une monographie due à Joseph Bruno Sieurac,
avocat et maire du Bourg Saint Bernard, en 1900.
Les illustrations de cette pages sont des reproductions du livre
de raison manuscrit de Robert de Gordon, bouguignon du seizième
siècle, que Jacques Bouvier a retrouvé dans ses papiers de famille.