Toponymie

Origines du nom du Bourg Saint Bernard...


La légende de saint Bernard ou, d'où vient le nom du Bourg



Il faut en revenir à la croisade des albigeois et à l'hérésie cathare pour trouver l'origine du nom du Bourg.
Le pape Eugène III eu recours au zèle de saint Bernard pour enrayer la nouvelle doctrine prêchée par Henry premier hérétique qui marque le début du Catharisme.

Après s'être arrêté à Bordeaux le 1 juin 1245 il prend la route de Toulouse ou il est très bien reçu par les Capitouls, et voulant se rendre à Albi centre de l'hérésie il s'arrête à Verfeil qui compte de nombreux hérétiques. La prédication du saint y est très mal accueillie et après avoir secoué la poussière de ses chaussures et prononcé son anathème.
"Il se retira, dit le chroniqueur LAFAILLE, dans un bourg du voisinage qui à cause de cela, porte encore aujourd'hui le nom de Bourg St Bernard".

Tout ceci nous est conté dans la monographie de l'instituteur :

Extrait de la monographie de l'instituteur de Bourg Saint Bernard, le 15 mai 1886


"A une époque très reculée, le Bourg Saint Bernard s'appelait Ville Longue, à cause de sa conformation topographique. D'après la tradition, il paraît en effet, qu'il s'étendait sur une petite largeur, jusqu'à Francarville, commune située à environ trois kilomètres. C'était alors le siège d'un évéché ; il était entouré de forêts et devait avoir une certaine importance, si l'on en juge par les fossés qui l'entouraient et dont quelques vestiges existent encore. En outre, deux portes fort anciennes existaient récemment aux extrémités de la Grand'rue et ont été enlevées en 1864.
Plus tard, on ne sait à quelle époque ni pour quelle cause, la Ville Longue prit le nom de Bourg-la-Loi.
L'étymologie de la dénomination actuelle paraît enfin être assez connue et se rapporte à la légende traditionnelle suivante :
Pendant le commencement du XIIème siècle, l'hérésie des Albigeois ayant fait d'assez rapides progrès dans la province du Languedoc, le pape envoya pour prêcher la croisade contre les hérétiques, un évèque nommé Albéric. Ce dernier, afin de mener plus sûrement à bonne fin la mission apostolique dont il était chargé, s'adjoignit le célèbre abbé de Clairvaux, saint Bernard, dont la parole éloquente et persuasive lui était bien connue.
A leur arrivée dans la contrée, les deux missionnaires demeurèrent quelque temps à Toulouse, où, du reste, ils avaient été très bien accueillis par le comte Ildephonse, et entreprirent ensuite leurs prédications dans les environs de cette ville. (Histoire de l'Eglise par Rohrbacher)
Ils furent, dit-on, très mal reçus par les habitants d'une petite ville dont le nom est resté ignoré, et obligés de la quitter sans opérer une seule conversion. Force leur fut de se mettre à couvert par la fuite, et c'est alors que se dirigeant par la vallée du Girou, vers des peuples moins hostiles, saint Bernard et son compagnon reçurent l'hospitalité dans le Bourg-la-Loi, où les habitants se montrèrent charitables à leur égard et se laissèrent facilement ramener à leurs premières croyances. Saint Bernard prêcha dans une maison appelée Corps de Garde, qui existe encore, et qui appartient aujourd'hui à M. Pautard, boucher. Le Bourg-la-Loi dès lors changea son nom en celui de Bourg Saint Bernard, et ce saint est devenu le patron de la localité. Une statue de Saint Bernard est demeurée longtemps érigée à côté de l'endroit où il avait prêché et, comme elle achevait de tomber en vétusté, elle a été enlevée, il y a cinquante sept ans environ.

Avant de quitter la petite ville où il avait dû subir des outrages et des insultes de toute sorte, Saint Bernard maudit les habitants de cette localité inhospitalière ; pendant sept ans, ils furent la proie d'une maladie dégoutante et pestilentielle appelée la teigne et eurent à subir les tortures de la soif et de la sècheresse. Au bout de la septième année seulement, le mal acheva de sévir sur eux et comme première trace de verdure, ils aperçurent une feuille de figuier qui venait de pousser.
En souvenir de ce fait,la ville s'appela dès lors "viridi folium", verte feuille ; de là est venu le nom de Verfeil.
En récompense de leur générosité et du bon accueil fait à Saint Bernard, les habitants du Bourg jouirent pendant longtemps d'une grande fertilité, tandis que leurs voisins maudits, en proie à une sècheresse extrême, étaient obligés de venir puiser leur eau à une distance de neuf kilomètres dans un réservoir appelé "Fount Baler", situé tout près du village du Bourg."

Extrait de la monographie de l'instituteur de Bourg Saint Bernard, le 15 mai 1886





Cette page a été réalisée par Patrick Lanneau à partir de la documentation recueillie par Jacques Bouvier.



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