![]() |
Ci-dessus : Verfeil depuis le château Mallaret.
Vue du moulin Lagasse.
Verfeil est aujourd'hui un village endormi qui reste cependant
fier d'avoir croisé dans le passé l'histoire de la littérature.
Ou tout au moins d'une certaine littérature populaire que beaucoup
ont décrié, mais qui a su rester au sommet des succès.
Car ces "Petite filles modéles" que bien des enfants ont rencontré au fil de leur endormissement enfantin ont réellement existées. Les héroïnes de la Comtesse de Ségur étaient citoyennes de Verfeil.
Et si vous allez à Verfeil, vous pourrez voir les lieux où elles
ont joué, où elles ont vécu. Vous pourrez même aller vous recueillir
sur leur tombe au cimetière de Saint Sernin...
En 1819, la fille du Général Rospotchine épousait le Comte de
Ségur. L'histoire pourrait s'arrêter là. Celle d'une aristocrate
sous la Restauration.
Nathalie, fille de la comtesse de Ségur épousa le baron Paul de
Mallaret, propriétaire du domaine de Mallaret à Verfeil où le
couple s'installe. C'est là que naissent Camille et Madeleine,
deux petites filles adorées de leur grand-mère qui leur raconte
de belles histoires.
C'est la nomination de Paul de Mallaret à Londre qui va amener
la comtesse de Ségur à continuer de conter des histoires à ses
petite filles de manière épistolaire. Ainsi, plus rien ne se perd
et la trace demeure des contes de la bonne grand-mère. Elle en
tire un recueil sans prétention, "Les contes de fées" qu'elle
lit à Louis Veuillot lors d'une réception pour apaiser quelque
dispute.
Louis Veuillot, enthousiasmé par les qualités de ce travail, obtient
la publication des contes chez Hachette.
La carrière littéraire de la comtesse de Ségur commence alors.
Elle a plus de 50 ans et publie son second livre : "les Petites
Filles Modèles".
Elle écrit dans la préface :
"Mes petites filles modèles ne sont pas une création : elles existentbien
réellement : ce sont des portraits : la preuve en est dans leur
imperfection même."
La ferme Mallaret où résidaient le plus souvent la famille Mallaret.
Camille mourut à Paris le 8 Février 1883 à l'âge de 34 ans de
la Phtisie, comme d'autres membres de la famille de Ségur.
Elle avait eu un fils, Paul de Belot, de santé délicate, qui mourut
à 18 ans le 4 décembre 1887 à Toulouse.
Ils reposent tous deux au cimetiere Saint Sernin
Madeleine de Malaret resta célibataire et s'occupa de sa famille,
soignant sa grand-mère dans ses deux dernières années, puis ses
parents au château de Verfeil. Elle se retira ensuite à Toulouse
où elle mena une vie dévote dans la paroisse de Saint-Sernin où
elle mourut en 1930.
Elle fut enterrée à Verfeil près des siens.