

Le Bassin Parisien se distingue par un taux de oui inférieur à la moyenne, alors que l'ouest breton y est le plus favorable . Ailleurs, bien que le choix soit nettement moins marqué, se laisse deviner une opposition entre le centre moins favorable au oui que la périphérie.
Cette distribution géographique qui esquisse un modèle d'opposition centre/périphérie ne semble donc pas être le fruit du hasard (c'est bien normal!). Elle mériterait une analyse plus poussée que nous n'engagerons pas ici.

En approchant 70%, le taux d'abstention à ce référendum est un record historique (peu enviable à nos yeux). Et il faut ajouter qu'il y a 16,18 % des votants (soit 5% des inscrits) qui ont choisi un vote blanc ou nul.

L'ampleur du phénomène qui n'est pas nouveau (seuls les référendums gaullistes ont une forte participation) se marque géographiquement par une distribution relativement homogène : très grand nombre de départements autour de la moyenne. Se distinguent classiquement par leur participation un peu plus forte, les régions rurales du sud-ouest du Massif Central. A l'opposé se distinguent par leur faible participation, ce sont le pourtour méditerranéen, le Lyonnais (au sens très large) et le nord des Alpes ainsi que le nord-est qui se détachent.
Le parti communiste ayant comme mot d'ordre pour le référendum une "abstention active", voici pour mémoire la géographie électorale du parti communiste aux législatives de 1993.

Le moins que l'on puisse dire est qu'il est difficle de rapprocher les deux cartes et qu'il faut , pour expliquer la géographie de l'abstention à ce référendum, aller chercher ailleurs que dans les consignes politiques d'abstention du parti communiste. On peut aussi soulignerque pour expliquer la répartition des oui, ce n'est pas le vote pour Jacques CHIRAC aux présidentielles qui est très éclairant :

Bref, les analystes de la géographie politique ont encore de beaux jours devant eux...
Thierry COUET
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