Métro à Toulouse

Métro et transports
Le Terminus nord
Le prolongement et les quartiers desservis
Les objectifs du prolongement
Les modalités des enquêtes des élèves
Quelques résultats
Bilan

 

Le Service Educatif de la Fondation pour l'Art Contemporain des Caisses d'Epargne en Midi-Pyrénées dans le cadre d'une opération intitulée "La Commande Publique" a travaillé sur le thème de l'art dans le métro toulousain et tout particulièrement sur le secteur du prolongement de la ligne A. De nombreux élèves des lycées toulousains ont participé à cette opération, certains du Lycée Raymond Naves ont, pour participer à ce projet, qui a aussi un volet moins artistique étudié les aspects géographiques et économiques de ce chantier.
Ce travail a été réalisé dans le cadre des TPE (Travaux Personnels Encadrés) avec la classe de 1ère ES3 en croisant l'Histoire-géographie (professeur Thierry COUET) et les sciences économiques et sociales (professeur Jacques ALBANEL).
En voici la démarche et quelques résultats, précédés d'une présentation de l'état des lieux et des enjeux, avant la prolongation de la ligne A du métro toulousain.

Cet état des lieux a pour source principale l'étude d'impact réalisée par l'AUAT (Agence d'Urbanisme et d'Aménagement du Territoire) de Toulouse pour le compte de la SMTC (Syndicat Mixte des Tranports en Commun de l'Agglomération Toulousaine) et de la SMAT (Société du Métro de l'Agglomération Toulousaine). Les services techniques de la SEMVAT (Société d'Economie Mixte des Voyageurs de l'Agglomération Toulousaine des Transports Publics) et de la Direction départementale de l'Equipement ayant fourni pour cette étude leur aide technique. Ce document était à la disposition des élèves.

Les infrastructures de transport et le métro toulousain

La forte croissance de l'agglomération toulousaine et de son aire urbaine (environ 300 000 habitants en plus en dix ans...) se traduit dans le paysage par l'intensification de la "périurbanisation" et dans la vie de tous les jours par l'accroissement des mouvements pendulaires entre le centre, qui concentre environ trois-quarts des emplois et la périphérie résidentielle. Comme les deux tiers du trafic se réalisent en véhicule automobile, l'agglomération toulousaine, comme beaucoup d'autres grandes villes est au bord de l'asphyxie et la rocade, avec des pointes de plus de 110 000 véhicules par jour, sur les portions les plus chargées, connaît de plus en plus d'embouteillages.

Pour un p)lan simple du métro : http://www.mairie-toulouse.fr/transports/PlanMetro.html

Le métro toulousain avait, dès le départ, comme partout ailleurs, pour vocation, outre la plus grande facilité de communication intra-urbaine, l'allègement du trafic automobile au coeur de l'agglomération où, quotidiennement, entrent et sortent du centre environ 370 000 véhicules.126 000 voyages sont effectués chaque jour dans le métro toulousain, ce sont les stations du centre-ville Capitole (21 000 voyages) et Esquirol (17 000 ) qui sont les plus fréquentées devant celle du Mirail (13 000 voyages). Le terminus de Jolimont connaît une fréquentation supérieure à celui de Basso-Cambo (10 000 voyages contre seulement 6800).

 

La ligne A et son terminus nord

La ligne A du métro toulousain a été inaugurée le 26 juin 1993, après quatre années de travaux. Au nord-est, cette ligne ne franchissait pas la rocade (voir cercle schéma ci-dessus). Son terminus (station Jolimont) assez proche du centre-ville ne permettait qu'un accès limité : parking de 700 places. En outre, il forçait les "banlieusards nordistes" qui voulaient prendre le métro, à pénétrer à l'intérieur de l'espace urbain "central" . Les études sur la provenance géographique des usagers du métro de la station de Jolimont montrent qu'une partie des passagers provient de la proche périphérie toulousaine et que l'autre est issue des quartiers les plus proches de la station (Croix-Daurade, Côte Pavée). Ils se dirigent essentiellement au centre-ville (avant la station Esquirol). Dans le premier cas, ils arrivent le plus souvent en voiture (30 % environ) même si le bus est beaucoup emprunté (25% des montées à Jolimont) et dans le second, si l'on habite à moins de 500 mètres de la station, la marche à pied est suffisante.

 

Le prolongement et les quartiers desservis

Dès 1998, le prolongement de la ligne A est décidé. Trois stations supplémentaires sont prévues et construites : La Roseraie, Les Argoulets, Balma-Gramont (terminus de la ligne, voir plan ci-dessous qui correspond à l'étendue du cercle vert sur le schéma précédent). Elles s'insèrent dans un ensemble de quartiers (Roseraie, Argoulets, Croix-Daurade, La Juncasse..) avant tout résidentiel où pavillons et immeubles locatifs se mêlent (voir schéma) pour abriter environ 6000 habitants.
Le petit commerce de proximité y est limité à quelques rues plutôt excentrées. Deux pôles industriels sont présents dans ces quartiers : Latécoère (aéronautique) avec 600 emplois et le CEAT (Centre d'Etude Aéronautique de Toulouse, une centaine de personnes).

L'ensemble jouxte une périphérie qui, elle, comprend au total environ 25 000 personnes habitant plutôt des pavillons. A l'immédiate proximité, en bordure de rocade, après avoir franchi l'Hers et sa zone inondable occupée par des jardins ouvriers, une zone commerciale centrée autour de l'hypermarché Auchan est encadrée par deux zones industrielles qui emploient environ 1700 personnes dans 150 petites entreprises diverses.

Les objectifs du prolongement :  

Ce prolongement effectivement réalisé à la fin de l'année 2003 a divers objectifs. En ce qui concerne les transports, le premier est évidemment l'amélioration de la desserte de cette zone de la ville de Toulouse et de sa périphérie. On espère aussi capter une partie du trafic véhicule qui actuellement engorge cette périphérie Nord-Est . On pense que le dépôt des voitures au terminus de Balma-Gramont (parking de 1000 places extensible) ou à l'arrêt des Argoulets (500 places) va délester l'axe de pénétration vers Jolimont (route d'Agde : plus de 30 000 véhicules/jour ..) et même dans une moindre mesure, la route d'Albi. La réduction de la pression sur le stationnement dans le quartier de Jolimont, encombré par les véhicules des usagers de l'ancien terminus de la ligne A, est également attendue. Dans le domaine de l'urbanisme, les travaux du métro sont accompagnés d'un plan de restructuration du pôle de Gramont visant à requalifier cet espace urbain. De même, entre Jolimont et la Roseraie, l'avenue Yves Brunaud a été restructurée. Enfin, comme sur tout le reste de la ligne A, à chaque arrêt, une oeuvre d'Art marque l'identité de la station.

Les enquêtes des élèves

PREMIERE PHASE : la visite des stations en chantier Exemple : Les ARGOULETS

L'annonce faite aux toulousains
La visite des élèves
Le parking en travaux.
La station des Argoulets. Au fond on aperçoit les arches du franchissement de la rocade et au second plan le parking.
Les Argoulets, une station éclairée par la lumière du jour.
A l'entrée de la station : l'oeuvre de Jacques Vieille... veille!

DEUXIEME PHASE : élaborer des questionnaires et les installer sur le logiciel Sphinx.

Deux questionnaires ont été réalisés. Le premier, s'adresse aux habitants des quartiers directement concernés par la construction du métro et cherche à mesurer quelles répercussions ce dernier a pu avoir dans ces quartiers. Les professeurs sont intervenus uniquement d'un point de vue technique (discussion de la formulation des questions et adaptation au traitement sur le logiciel Sphinx), les élèves ont choisi seuls questions et problématiques après étude de documents mis à leur disposition. (voir un extrait du questionnaire).

Le second questionnaire, plus général, destiné celui là, aux usagers du métro (en priorité sur les nouvelles stations) est axé sur quatre thèmes centraux (art et métro, métro et circulation,métro commerceet loisirs,métro vu du centre et de la banlieue). (voir un extrait du questionnaire).

TROISIEME PHASE : enquêter.
Les échantillons interviewés, ou les limites d'une enquête dans le cadre scolaire.

Premier questionnaire : 116 réponses

Second questionnaire : 314 réponses

QUATRIEME PHASE : exploiter l'enquête et produire des documents .

Quelques extraits des résultats produits par les élèves et quelques remarques des professeurs sur la démarche :

 


Histoire géographie. Académie de Toulouse.