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La partie principale de l'église est une nef gothique élevée au XIV° siècle et peu modifiée par les ajouts postérieurs. Son ampleur (longueur 75 m., largeur 16 m., hauteur 28 m.), sa beauté grâce au savant amalgame avec l'ancienne cathédrale romane, la qualité de son décor fournissent de bons exemples de l'art gothique. Le mot de gothique commence à qualifier la "barbarie" des siècles du Moyen- Age dès l'époque Renaissance. C'est une manière méprisante de désigner cet art attribué -à tort- aux Goths, envahisseurs barbares du Haut Moyen Age. En fait, ce terme s'applique aujourd'hui à une forme d'art épanouie du milieu du XII° jusqu'au début du XVI° siècle. Son berceau essentiel est l'Ile-de-France, mais il se répandit vite dans tout l'Occident chrétien..et bien au-delà.
Comment le distinguer de l'art roman ? De manière trop simpliste, on oppose l'arc en plein cintre et l'arc brisé ; de même, la construction de la voûte en croisée d'ogives est un élément important, mais pas unique : il s'agit d'une voûte formée de quartiers dont les rencontres sont formées par des branches d'ogive. La croisée d'ogives est donc faite de deux arcs qui se croisent, permettant ainsi de renforcer la voûte. Mais au-delà de ces innovations architecturales réelles, c'est le sens de l'espace et l'intégration des différents volumes les uns par rapport aux autres qui font la principale distinction entre art roman et art gothique. En résumé, ce dernier serait plus haut, plus grand, plus lumineux !
Un premier art gothique se développe avec les grandes cathédrales d'Ile-de-France, puis évolue au XIII° siècle en un gothique rayonnant (plus évidé) pour aboutir à la fin du XIV° siècle à un gothique flamboyant : des réseaux de nervures prenant l'apparence de flammes justifient cette appellation avec la voûte à liernes et tercerons (arcs supplémentaires).
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