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| Le portail roman, de taille modeste mais richement décoré, est typiquement commingeois d'après Emmanuel Garland, le spécialiste de l'art roman en Comminges. Pour lui, c'est le " lien de pierre entre la terre des vivants et le royaume céleste ". Parfait exemple d'entrée d'église, il rassemble la plupart des éléments habituels en pareil lieu. Le tympan en est la pièce maîtresse autour de laquelle tout s'organise : voussures (ou simples bandeaux), linteau avec les 12 Apôtres, chapiteaux historiés (supplice de l'avare) ou décoratifs (lions, personnages nus) dans le style de Saint- Sernin de Toulouse. |
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| Ce tympan formé de dalles grossièrement appareillées représente une scène assez inhabituelle, l'Adoration des Mages : Marie assise sur un trône présente le Christ enfant mais déjà couronné aux Mages apportant les présents ; au ciel figurent 4 Anges et, à droite, l'évêque Bertrand pas encore canonisé (sans nimbe). Ces personnages aux corps massifs et recouverts de vêtements aux plissés sommaires ressemblent à ceux du portail de Saint-Just de Valcabrère ou ý ceux de Saint-Gaudens et de Saint-Aventin. Des inscriptions en latin les accompagnent. |
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| Comme habituellement dans la sculpture romane, le programme iconographique de ce portail joue un rôle essentiel pour l'instruction du fidèle et du pèlerin, souvent illettrés au Moyen- Age. Ici scènes religieuses, personnages historiques et bibliques se mêlent pour accueillir le pèlerin (ou le visiteur aujourd'hui) à l'entrée de la cathédrale. |