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Le cloître de Saint- Bertrand- de- Comminges, un des derniers encore debout dans les Pyrénées centrales, rassemble des apports stylistiques successifs. Il représente parfaitement ce qu'étaient les cloîtres pour les religieux affectés à l'église (ici les chanoines) ou dans un monastère. Galerie intérieure couverte entourant un espace fermé, carré de verdure ou simple cour, c'est le lieu de recueillement
et de repos des religieux, endroit strictement réservé à ceux qui ont fait vu d'y rester attachés et selon Emmanuel Garland, récent auteur (juin 2000) d'une étude sur les cloîtres romans des Pyrénées centrales, " nud et poumon de tout ensemble conventuel ". Ce type d'aménagement est apparu depuis très longtemps dans l'histoire et a trouvé son éclosion à l'époque romane avec l'usage de la pierre autant pour la construction que pour le décor sculpté. C'est ainsi que les chanoines de Saint- Bertrand entreprirent d'élever un cloître sur le flanc sud de l'église, en contrebas, mais dans un lieu trop exigu qui les obligea à dessiner un quadrilatère irrégulier suspendu au-dessus du vide et ouvert maintenant sur les montagnes (voir plan de la cathédrale). Plusieurs étapes de constructions se voient dans ce cloître, ainsi que des remplois romains.
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