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| L'art roman apparaÓt en Europe occidentale aux alentours de l'an 1000. Au-delà de la célèbre formule de Raoul Glaber " On eût dit que le monde entier se couvrait d'un blanc manteau d'églises ", c'est le contexte général de croissance que connaît l'Occident médiéval qui explique son développement : croissance démographique, expansion économique, défrichements, progrès techniques, stabilisation de la société féodale, essor de l'Eglise et des Ordres monastiques, pratique accrue du culte des reliques et des pèlerinages. Ce renouveau amène un art de bâtir et de décorer les édifices religieux qu'on appellera roman au XIX° siècle. Ce phénomèène roman est varié dans le temps et dans l'espace ; dans les pays du Sud (Lombardie, Catalogne) apparaît vers l'an 1000 le premier art roman (arcatures, plan basilical, petit appareil), puis, à la fin du XI° siècle s'épanouit un deuxième art roman plus complexe s'étendant à tout l'Occident chrétien. |
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| Art sacré avant tout, il cherche à édifier des monuments durables : l'arc en plein cintre et la voûte en pierre en sont les éléments essentiels.. Mais l'art roman intègre aussi le décor dans une conception d'ensemble : architecture et sculpture sont intimement liés. |
| La sculpture monumentale souligne les points clefs de l'architecture : chapiteaux et corniches à l'intérieur, porches et tympans à l'extérieur. Elle se retrouve partout, alliant des motifs purement décoratifs à une riche iconographie illustrant l'histoire sainte et adressant un message au contenu formateur et édifiant. Les arts de la couleur -vitrail, peinture murale, tapisserie- étaient également utilisés. |
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| Cet art roman s'est répandu très tôt dans le Comminges et s'est prolongé tardivement. La densité des églises romanes y est forte aujourd'hui encore : elles sont souvent simples, avec peu de décor monumental. Une vingtaine au moins relève du premier art roman méridional. Mais quelques-unes représentent la tradition vernaculaire succédant à des édifices plus anciens et empruntant leur structure et leur décor à la tradition préromane. C'est le cas de Saint- Just de Valcabrère. Son plan dérive du plan basilical : une nef et deux collatéraux aboutissent à une abside et deux absidioles accolées et reliées extérieurement. Ces absidioles sur plan outrepassé communiquent avec le chur. |
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| D'innombrables éléments en réemploi provenant des édifices romains de Lugdunum en font un véritable musée romain et accentuent son caractère vernaculaire. |
| Saint-Just de Valcabrère |