Le sujet proposé ici n'est pas un sujet réel. Il s'agit d'un sujet construit par l'équipe académique selon les textes parus au B.O. La correction proposée a été élaborée par l'équipe académique.
Depuis le "Compromis de 1867" qui organise la double monarchie, les diverses nationalités qui composent l'empire sont placées sous autorité autrichienne ou sous autorité hongroise.
Question 1 : Doc 3.
Les tchèques et les slovaques sont-ils placés sous la même administration
?
Question 2 : Doc 2
Quels sont les droits reconnus aux nationalités de l'empire par
la constitution (ou "Compromis") de 1867 ?
Question 3 : Doc 1
Les administrations autrichiennes et hongroises respectent-elles
également les droits des tchèques et des slovaques ?
Comparez les documents 3 et 4
Question 4 : Nommez les états formés ou agrandis à la suite de la disparition de l'Empire d'Autriche-Hongrie.
Question 5 : Comparez le tracé des frontières de ces états à la localisation des différentes nationalités. Quel est le principe que les auteurs du tracé ont cherché à respecter ?
Question 6 : doc 5
1 - Quelles nationalités rencontre-t-on sur le territoire du nouvel
état tchécoslovaque ?
2 - Quelles sont les nationalités dominantes ?
Question 7 : Quelles modifications pourraient être réclamées par les nationalités minoritaires ? Quels arguments pourraient être donnés ?
L'Empire d'Autriche-Hongrie était appelé la "prison des peuples".
En utilisant les documents étudiés, en vous aidant de vos connaissances,
vous justifierez d'abord cette expression.
Vous direz ensuite, en utilisant l'exemple tchécoslovaque, si
la disparition de l'empire austro-hongrois a permis de résoudre
le problème des nationalités.
(Réponse sous forme d'un paragraphe entièrement rédigé d'une vingtaine
de lignes.)
: Chronologie
| 1862 | création du mouverment des Sokols, organisation sportive tchèque. |
| 1868 | La Hongrie reconnaît la langue et le drapeau des Croates et leur accorde une capitale (Zagreb) et une Diète pour régler les affaires locales. |
| 1871 | Effectif des Sokols : 131 unités, 12300 membres. |
| 1874 | Le mouvement des "Jeunes-Tchèques", démocrates, laïcs et anti-allemands, affronte le groupe des "Vieux-Tchèques" plus modérés; liberté et égalité des cultes ; création d'une université croate à Agram (Zagreb). |
| 1875 | Début de la magyarisation. |
| 1876 | Fondation d'une université hongroise en Transylvanie |
| 1879 | Obligation pour les instituteurs roumains d'apprendre le magyar. |
| 1881 | Création d'un parti national roumain autonomiste ; construction d'un théâtre national tchèque à Pragues. |
| 1883 | création d'une université de langue tchèque à Prague ; obligation pour les enseignants roumains du secondaire d'apprendre le magyar. |
| 1891 | Succès électoral des "Jeunes-Tchèques" menés par le professeur Thomas Masaryk. |
| 1897 | Egalité linguistique accordée aux tchèques. |
| 1899 | loi contre les fraudes électorales en Hongrie. |
| 1900 | Constitution d'une "Union tchécoslovaque" à Prague. |
| 1903 | Une coalition serbo-croate obtient 40 sièges au parlement. |
| 1907 | Le suffrage Universel envoie 108 députés de Bohème au Parlement. |
| 1913 | La coalition serbo-croate obtient 54 députés ; effectif des Sokols : 1150 unités, 128000 membres. |
| 1914 | François-Ferdinand, héritier de la couronne, et sa femme, sont assassinés par un membre de "Jeune-Bosnie". |
Tous les peuples de l'Etat appartenant à des races diverse sont égaux en droits; chaque race a le droit inviolable de maintenir, de cultiver sa nationalité et sa langue. L'Etat reconnaît à toutes les langues en usage dans les pays de la monarchie un droit égal à être employé dans les écoles, l'exercice des fonctions et les divers actes de la vie publique. Dans les pays habités par des populations appartenant à plusieurs races, les établissements d'instruction publique doivent être organisés de telle manière que, sans être obligé d'apprendre une seconde langue, chacun puisse recevoir dans sa langue propre les éléments nécessaires à son instruction.
M.Nouschi, petit Atlas Historique du XXème siècle, Colin 1997.
Les tchèques reçoivent l'intégralité de leurs droits; le maintien
de la langue est manifesté par la création d'un "théâtre tchèque"
(1881), d'une université "de langue tchèque" (1883), et par la
garantie d'une "égalité linguistique" (1897).
L'identité nationale est reconnue : les tchèques ont le droit
de se regrouper en partis politiques, les "jeunes tchèques" par
exemple (1874), dont le succès électoral (1891) permet une représentation
nationale au parlement autrichien (1907).
Couronne de Hongrie :
L'administration hongroise restreint les droits des nationalités qu'elle gouverne. Aucune mention du peuple slovaque, c'est qu'aucun de ses droits n'est reconnu. En revanche, les signes d'une répression sont multiples : les roumains sont "magyarisés" (1875), obligés "d'apprendre le hongrois" (1883) (5 pts)
Un exemple peut être donné : le territoire de l'état existant de Roumanie est agrandi jusqu'à englober la population roumaine de Transylvanie. (1 pt)
6.2 : indices - nom de l'état + étendue du territoire occupé. La nationalité tchèque domine avec la slovaque depuis 1900 (1 pt)
Sujet proposé par Serge Salles, LP Bayard, Toulouse.