Aide à l'évaluation d'un site


Uniform Resource Locator, en clair l'endroit où se trouvent les ressources que l'on consulte. Les URL ont, le plus souvent, la forme suivante : http://www.ac-toulouse.fr/histgeo/branchem.htm/
La première partie http représente le protocole (méthode) employé pour accéder à la ressource. Ici, il s'agit du protocole permettant de lire les hypertextes présents sur le Worl Wide Web (le www de la suite de l'URL). On peut aussi trouver ftp (protocole qui permet le tranfert de fichiers) ou encore mailto (courrier électronique) ou telnet (protocole permettant de consulter les données d'un ordinateur comme par exemple à la Bibliothèque Nationale de France).
La seconde partie, comprise entre les premières barres obliques désigne l'ordinateur serveur sur lequel se trouve le site consulté. C'est un nom qui cache en fait une adresse numérique compréhensible seulement par les machines. Le nom de l'ordinateur serveur n'est pas toujours lui non plus très clair!
Quelques indices situés dans la terminaison des noms permettent parfois une identification. Ainsi la terminaison fr de notre URL, signifie France, uk (United Kingdom) désigne le Royaume-Uni, de c'est l'Allemagne etc...Ce code pays n'est pas toujours présent, c'est le cas pour de nombreux sites américains qui ne possèdent pas la terminaison us. L'on peut aussi trouver des codes d'organismes (en deux ou trois lettres) dont les plus courants sont : edu (universités américaines), com (entreprises), gov ou gouv (gouvernement) org (associations).
Troisième quatrième (ou plus) et parties désignent les répertoires, sous répertoires où se trouve le fichier auquel on accède (c'est la dernière partie), ils n'apportent pas de renseignements sur les auteurs du site. On peut effecer cette partie de l'adresse d'un site pour en obtenir la page d'accueil qui elle est souvent intéressante pour identifier les auteurs.

Les sites personnels sont repérables soit par la mention perso chez certains hébergeurs ou encore la présence d'un tilde ~ au niveau des répertoires

N'importe qui peut publier des pages sur Internet, en conséquence, compétence et crédibilté de la source ne sont pas toujours faciles à établir. Un certain nombre de questions doivent être posées pour tenter d'éclaircir le degré de fiabilité de la source.

L'auteur est-il identifié ? Attention dans le cas d'un organisme gouvernemental, d'une entreprise ou d'une association l'auteur est "collectif" et identifié bien que l'on ne connaisse pas toujours le nom de celui qui réalise la page.
Des informations sur l'auteur ou l'organisme (fonction, profession etc...)sont-elles fournies dans la page (ou dans le site, généralement à la page d'accueil) et à quel titre s'exprime t'-il ?.
Peut-on joindre l'auteur par courrier électronique (ou postal) ou par téléphone ?
L'auteur est-il connu dans sa discipline ? Si vous ne le connaissez pas, semble t'il être un spécialiste de la question qu'il traite (relevez des signes qui le laissent penser : liste de ses publications par exemple)?

L'analyse de la nature d'un document publié sur le Web est, à certazins égards, plus complexe que celle d'un texte historique. En effet, toutes sortes de documents sont en ligne et nous sommes face à une grande variété possible de ressources.

On peut d'abord en noter les aspects techniques :
- le nombre de pages : pour le fichier que l'on consulte il est déjà difficile d'établir une correspondance entre ce que l'on voit à l'écran et un nombre précis de "pages papier" et cela devient quasiment impossible pour l'ensemble d'un site (surtout les plus gros). Il faut donc se contenter d'approximations
- présentation : couleur du fond, cadres, charte graphique pour l'ensemble du site, recherche esthétique et lisibilté, menu, plan du site
- texte seul ou dominant,
- images abondantes (ou non) dominantes et essentielles ou seulement illustratives, publicitaires
- présence de son ou de séquences vidéos,
- présence de liens externes nombreux (ou non)
- téléchargements (fichiers, logiciels) possibles
- accès à des bases de données
- présence de forum de discussions ou de "foire aux questions ?"
Tout cela ne suffit pas à qualifier véritablement le type de ressources, ce n'est qu'une première approche qu'il convient de préciser :
- le type de texte présenté : articles divers (scientifique, de journal, compte-rendus), pages personnelles (quel sujet ?), poèmes, chansons, résumé type dictionnaire ou encyclopédie, statistiques, monographie ou thèse, cours etc...
- la nature des images : photographies (de quel genre) tableaux de peinture, publicité, graphiques, images satellitaires.....
- même démarche pour le son (effet d'ambiance, discours) et les séquences vidéos
- les liens : il faut distinguer les liens internes (navigation entre les pages) et externes qui conduisent vers d'autres sites ? Vers où se dirigent ces derniers et sont-ils nombreux, classés commentés, mis à jour ? Ce relevé donne une indication sur la qualité de l'ouverture du site vers l'extérieur mais attention si le site n'est composé que de liens externes, c'est un simple "portail" sans contenu propre, il ne livre alors que de l'information secondaire au contraire d'un site abondamment pourvu en liens internes.
- la présence de téléchargement, de forum de discussion ou de base de données accessibles est souvent le fait de sites spécialisés dont il faut préciser la nature (entreprises commerciales, institutions comme l'INSEE par exemple,jeux;).

 

Le plus délicat pour cette partie est la vérification de la validité de l'information fournie. La présence de références aux sources utilisées ou d'une bibliographie sont bien sûr, des indices de sérieux, mais attention, sur Internet les publications ne passent pas par des tiers comme les éditeurs dans le monde du livre imprimé et il faut donc être prudent et songer à l'auteur (voir plus haut) du document.




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