Le Vietnam : nourrir les hommes et maîtriser l'eau.


Sources qui ont permis l'élaboration de ce dossier .

Ce dossier a été construit à partir de sources diverses (voir ci-dessous) . Les informations ont été sélectionnées en fonction des thèmes du programme des classes de seconde : "nourrir les hommes" et " l'eau entre abondance et rareté" . Elles ont été synthétisées et remaniées pour les rendre accessibles à des lycéens. Ainsi, les cartes de l'IRD (voir plus bas les références du site) ont été simplifiées tout comme les articles et les graphiques extraits des cahiers de l'agriculture.
Les photographies sont de l'auteur.


Pour en savoir plus allez aux sources directes :

Un livre : Vietnam le chagrin de la paix de Alain S de Sacy, éditions Vuibert, 2002.

Des sites parmi lesquels :



Le pays

Pays
Superficie (km2)
Thailande
514.000
Vietnam
335.000
Cambodge
181.000
Laos
236.800

Le territoire est allongé sur environ 1.400 km, entre 8 degré et 20 degré de latitude nord. La zone la plus large se trouve au Nord (600km) mais a Dong Hoi (au Centre), la distance de la mer à la frontière laotienne est d'environ 35 km.


Le relief

Les régions montagneuses du Nord et du Sud
- Les massifs de Nord-Ouest regroupent les montagnes les plus hautes du Vietnam dont le point culminant est le Fan Si Pan (3.142m). Leur altitude diminue vers la frontière laotienne.
- Les massifs du nord-est sont séparés de ceux du nord-ouest par un faille où coule le Fleuve Rouge. De faible altitude, le paysage de montagne passe peu à peu à un paysage de collines en se dirigeant vers le delta du Fleuve Rouge.
- La Cordillère centrale, est un ensemble de montagnes situé le long des frontières laotienne et cambodgienne. Le sommet le plus élevé est le Ngoc Linh (2.800 m). Vers le delta du Mékong, la cordillère voit son altitude diminuer. Elle se transforme alors en une vaste zone des collines.

Les plaines :
En dehors des deux zones deltaïques du Nord et du Sud (voir plus bas), les plaines sont limitées à la frange côtière. Elles sont souvent séparées les unes des autres par l'avancée des zones montagneuses jusqu'en bord de mer.


Le climat

Source IRD
Les pluiesLes temperatures

Les zones de deltas.


deltas

- Le bassin du Fleuve Rouge :
il est composé, à l'amont, de deux principaux affluents : le Nhi et le Da, qui se rejoignent à Viet Tri, début du delta. Les sédiments qui donnent une couleur rouge au fleuve expliquent sa dénomination. Les crues sont brutales pendant la saison des pluies du fait de l'importance du réseau de digues existant tout au long du fleuve.


- Le Mékong :
il comprend deux branches principales, le Mékong et le Bassac, qui rejoignent la mer par neuf embouchures ("Cuu Long" : neuf dragons en vietnamien). Le delta du Mékong est le plus vaste du pays. La charge solide est beaucoup moins importante que celle du Fleuve Rouge et les crues n' y ont pas la même brutalité car le lac de Tonlé Sap, en amont, au Cambodge joue un important rôle régulateur.

 





La population :

Source IRD
La densité moyenne en 1995 était de 213 hab./km2 rurale



La taille moyenne d'une famille en 1995
4,8 personnes dans les zones urbaines 6,0 dans les zones rurales.
Ages
% de la population totale
moins de 20 ans
55%
20 à 60 ans
38.5 %
60 ans et plus
6,5 %


" Estimée à 74 millions d'habitants en 1993, la population du Vietnam augmente d'environ 2 millions d'individus chaque année. Rurale pour plus de 75% du total, cette population, très inégalement répartie, est concentrée pour l'essentiel sur les deux deltas du Mékong et du Fleuve Rouge (les densités rurales dépassent 1 000 hab./km2 sur certaines portions de ce dernier) et sur les petites plaines littorales du centre, de sorte que la pression démographique se fait désormais sentir même sur des milieux restés jusqu'ici à l'écart des implantations humaines denses, soit par colonisation de terres nouvelles (plantations d'hévéas par exemple), soit le plus souvent par exploitation de plus en plus intensive des ressources naturelles d'appoint (bois et bambous des forêts, chasse etc.)"
"AMENAGEMENT DE L'ESPACE AU VIETNAM : PAUVRETE ET CRISE" Patrice COSAERT Laboratoire de géographie humaine Université des Sciences et Technologies de Lille

Nord/Sud

Les capacités agricoles du delta du Mékong sont en outre incomparablement supérieures à celles du delta du Fleuve Rouge où les densités de population sont trois fois supérieures, ce qui explique que plus de 60 % des paysans n'y pratiquent qu' une agriculture d'autosubsistance et sont trop pauvres pour obtenir les prêts qui leur permettraient d'introduire de nouvelles méthodes de cultures comme cela se fait au sud... Ce contraste nord-sud est sans doute la donnée fondamentale à prendre en considération dans un aménagement volontaire de l'espace viêtnamien. "
"AMENAGEMENT DE L'ESPACE AU VIETNAM : PAUVRETE ET CRISE" Patrice COSAERT Laboratoire de géographie humaine Université des Sciences et Technologies de Lille

 

Le delta du Fleuve Rouge

Situé au nord du pays, le delta du fleuve Rouge est composé de plusieurs branches qui s'étalent sur 120 km , dans une région à forte concentration de population, puisque la densité y excède souvent 1000 habitant au kilomètre carré (plus de 10 habitants par hectare cultivé). Il fournit une importante part de la production de riz du pays : presque la moitié.

Source : cahiers de l'Agricultureclimat

Les débits du Fleuve Rouge varient de 430 m3/s en saison sèche à 30 000 m3/s lors des pluies. Les eaux sont chargées en alluvions et la côte gagne régulièrement du terrain vers la mer. Pour éviter les dégâts des inondations, et aussi protéger les terres gagnées sur la mer, des digues furent construites très tôt : premières connues au V ème siècle.

Les terres agricoles sont classées en fonction de leur niveau topographique relatif : hautes (l'altitude reste faible), moyennes, basses et très basses car elles ne peuvent pas, pour des raisons hydrauliques, supporter les mêmes systèmes de culture (voir plus bas le chapitre sur le riz). Les exploitations agricoles du delta du fleuve Rouge ont une surface moyenne de terres cultivables de 0,28 hectare par exploitation (1992 ) regroupant chacune 4 ou 5 personnes avec 2 ou 3 actifs. Les cultures sont dominées par le riz, présent sur 82 % des terres cultivables. Le maïs, les patates douces, le soja, les cultures fruitières ou du maraîchage complètent cette culture fondamentale. On pratique aussi l'élevage porcin ( 2 à 5 porcs/an/exploitation) et celui des volailles. Seules les plus grandes fermes élèvent des buffles pour la traction.

La population agricole du delta du fleuve Rouge a augmenté de 2,5 % par an entre 1985 et 1995, la production vivrière s'est accrue , au rythme annuel de 4,1 % ..

La culture du litchi dans la région du delta du fleuve Rouge

Au Vietnam, La culture du litchi est essentiellement pratiquée dans la région du fleuve Rouge, où les conditions climatiques sont favorables à une bonne production . Toutefois, dans le delta du fleuve Rouge, on trouve aussi des agrumes, de la banane, des ananas, des longans, des pommes cannelles et des kakis.

Deux types de plantation peuvent être distingués, celles établies à flanc de collines et celles aménagées dans des parcelles rizicoles, de façon identique à l'implantation des vergers en zones basses du delta du Mékong (voir plus bas) mais la riziculture est toujours prioritaire dans le delta du fleuve Rouge, sa substitution par la culture du litchi s'est limitée à la province de Hai Duong.

Le delta du Mékong

Situé au sud du pays, il est formé par les bras du Mékong et du Vai Co. La population du delta du Mékong était estimée à environ 16.000.000 habitants en 1995 (environ 400 habitants/km2). 85% des habitants habitent dans les zones rurales. - le long des rivières et des canaux ou au bord de la côte de la péninsule de Ca Mau (partie la plus méridionale). Sur les zones surélevées la communication se fait uniquement par sampans.


Mekong

Le Mékong est un des plus longs fleuves du monde (4 200 km) qui draine un bassin d'une superficie de 759.000 km2.Il traverse plusieurs pays (Chine, Thaïlande, Laos, Cambodge et Vietnam) et se déverse dans la mer par 9 embouchures.La superficie de son delta est pour la partie vietnamienne qui en forme l'essentiel, d'environ 40 000 km2. Le delta est limité par 350 km de côtes à l'Est et 400 km le long du golfe de Thaïlande.


Source : cahiers de l'Agricultureclimat

Le climat y est tropical, les températures sont élevées : 25 à 29 ° C et varient peu pendant l'année (+/- 4°). Influencée par la mousson de sud-ouest, la pluviosité est forte de Juin à Octobre, période pendant laquelle tombent plus de 90% des précipitations annuelles. Les pluies qui peuvent atteindre jusqu'à 3000 mm/an dans les îles diminuent de l'ouest vers l'est en atteignant des valeurs d'environ 1.000 mm/an dans la zone côtière de l'est.

Pendant la saison sèche, l'eau salée peut pénétrer à l'intérieur des terres sur une distance de 30-35 km . Les inondations sont le phénomène le plus marquant dans le delta du Mékong pendant la saison des pluies.

innondations

Au début du mois d'août, le Mékong commence à déborder et au milieu de ce mois, l'inondation se fait sentir dans les parties les plus en creux du delta. Vers le milieu de Septembre, environ une moitié du delta est submergée. Cette situation dure jusqu'à la fin Novembre. Du fait de la présence en amont du lac Tonlé Sap, les crues du Mékong ne sont pas brutales : l'eau monte au plus fort d'environ 5-10 cm/jour . .La mise en valeur de cette vaste région, au sud du pays, a nécessité d'importants travaux hydrauliques depuis des siècles pour maîtriser l'eau : irrigation, drainage .

 

La culture du riz

La production de riz :

production rendement

 

Prix Les prix du riz sont très fluctuants sur le marché mondial (courbe orange) comme sur les marchés régionaux ou locaux dont ne sont ici représentés graphiquement que les moyennes.

La production de riz est en hausse marquée : 19.2 millions de tonnes en 1990, 32.5 en 2000 essentiellement grâce à une amélioration du rendement. Ainsi, d'importateur net de riz en 1988 pour plus de 100 000 tonnes, le Vietnam est devenu troisième exportateur mondial avec, en 1996, 2 millions de tonnes exportées ( plus de 6 millions de tonnes en 2000). Le riz représente 90 % de la production vivrière et le secteur occupe plus de 70 % de la population active.
Le delta du Mékong est le premier "grenier à riz" du Vietnam, il assure 50 % de la production nationale et plus de 70 % des exportations . Le delta du Fleuve Rouge est la seconde zone de production.

répartition
L'augmentation de la production du riz se réalise sans augmentation de la surface qui lui est consacrée puique, sur l'ensemble du pays, les surfaces plantées en légumes et en fruits ont augmenté respectivement de 40 et 60 % en dix ans (1985-1995).
Elle s'inscrit dans un contexte général d'augmentation de la production agricole. Ainsi, de 1985 à 1995, les productions vietnamiennes des viandes les plus consommées ont fortement augmenté. Celle du porc est passée de 9 à 13 kilogrammes par personne (+ 63%) , celle des poules a connu une croissance de 120 % et la production aquacole d'eau douce a doublé : de 12 à 21 kilogrammes par personne.
Les produits agricoles (riz, caoutchouc, café) représentent environ un tiers des exportations du Vietnam et sont en croissance forte : + 15% en moyenne pour la période 1990-2000.

 

Labour

Le buffle reste le moyen de traction le plus répandu. Motoculteurs et petits tracteurs restent réservés à une petite minorité de paysans qui louent souvent leurs engins. En outre, beaucoup de paysans n'ont ni buffle ni engins mécanisés car le travail manuel de la terre s'impose sur les sols de faible portance.

 

Repiquage et entretien

La culture du riz nécessite une importante main d'oeuvre, le plus souvent d'origine familiale. Un ménage vietnamien paysan moyen comporte environ 4 actifs.

Irrigation

La Révolution Verte n'a pas généralisé l'emploi des pompes pour irriguer et leur développement n'empêche pas la persistance des systèmes traditionnels.
irrigation

 

La culture du riz dans le delta du Mékong

D'une manière générale, les exploitations se caractérisent par une faible superficie agricole utile. Elle est, en moyenne, comprise entre 0,8 et 1,8 hectare. Une petite partie de la superficie de l'exploitation est affectée à un jardin planté en arbres fruitiers variés mais l'essentiel reste consacré à la riziculture malgré la récente diversification des cultures.

A partir de la fin des années 60, les variétés semi-naines, à cycle court, à haute potentialité de rendement, ont été introduites au Sud-Vietnam . Dans les zones inondées, les agriculteurs qui les ont adoptées sont passés d'un cycle de riz de saison des pluies à deux cycles de riz à haut potentiel de rendement par an. Cette rotation a été rendue possible grâce à la réalisation de casiers rizicoles facilitant le contrôle du niveau d'eau dans les parcelles cultivées. Ces aménagements conservent l'eau dans la parcelle en début de saison des pluies pour commencer la culture du riz d'été-automne suffisamment tôt pour récolter avant la fin de l'inondation et permettent la conservation de l'eau d'irrigation dans les parcelles en fin de cycle du riz d'hiver-printemps.

En 1986, dans cette zone inondée, 85 % des riziculteurs faisaient deux récoltes par an.

Ailleurs, les agriculteurs ont réhabilité et complété le réseau de canaux secondaires et ont endigué de grands périmètres pour réaliser une double culture . Les tentatives se sont soldées le plus souvent par des échecs par manque de pompes de moyenne puissance et par un planage et une longueur de réseau de canaux d'irrigation insuffisants. Finalement, en 1986, la quasi-totalité des agriculteurs hors zone inondées, ne réalisent encore qu'une culture de riz par an.

Progressivement, à partir de 1986, la nouvelle politique gouvernementale permet aux paysans d'être assurés de garder leurs terrres (baux de 30 ans). Elle ouvre aussi la production agricole sur le marché extérieur ce qui provoque une instabilité comme une augmentation du prix du riz et une possibilité de diversifier les productions (fruits, élevage).

Passage de la double à la triple culture annuelle de riz sur les bourrelets de berges et les plaines intermédiaires :

Ce système a été rendu possible par la mise à disposition de variétés de 90 jours. Dès que l'inondation commence à baisser, à l'aide d'une motopompe, les agriculteurs vident l'eau de leur casier rizicole pour réaliser un semis précoce du riz d'hiver-printemps. Le semis direct, qui permet de raccourcir la durée du cycle par rapport au repiquage, est possible si le travail du sol est mécanisé : meilleure préparation du lit de semence (mise en boue et planage plus soignés). L'emploi d'herbicides allège le travail de lutte contre les mauvaises herbes, autrefois exclusivement manuel. Si le riz est encore récolté manuellement, le traitement post-récolte est rapidement effectué grâce à des batteuses à grand débit.

Dès mars, en saison sèche, le riz de printemps-été peut être semé, en général sans travail du sol préalable afin de gagner du temps. L'usage généralisé des motopompes, en possession ou louées, permet l'irrigation toute l'année. Dès la récolte du riz de printemps-été, effectuée en juin, les agriculteurs sèment le riz d'été-automne qui est récolté en septembre, les diguettes de protection retardant l'inondation de la parcelle par la crue du fleuve.

Passage de la simple à la double culture annuelle de riz dans les dépressions et développement des cultures légumières et de la canne à sucre:

Comme sur les berges et les plaines intermédiaires, les agriculteurs, ont creusé des canaux d'irrigation, réalisé des casiers rizicoles,utilisé des motopompes à forte puissance, des motoculteurs et des batteuses motorisées. En novembre, afin de hâter le drainage, ils vident l'eau de leur casier, puis sèment le riz d'hiver-printemps récolté en février. Dès mars, ils installent la culture d'été-automne. Cette dernière est récoltée en juillet avant l'inondation, qui se produit ici plus tôt qu' ailleurs.

Dans les plaines basses, la hauteur des inondations (voir carte) rend difficile la plantation de vergers. Les agriculteurs s'orientent donc vers des productions à cycle court (légumes) ou semi-pérennes (canne à sucre).

Sur les parcelles non endiguées en casier, les agriculteurs font en saison sèche une culture maraîchère sur une partie du champ - patate douce le plus souvent, pastèque... - avant une culture de riz traditionnel en saison des pluies. Ces cultures sont irriguées manuellement à partir d'un réseau temporaire aménagé sur la parcelle ; cela demande donc beaucoup de main-d'œuvre, familiale ou salariée.

Sur les terres les plus hautes de ces dépressions (bord du canal), certains agriculteurs développent la culture de la canne à sucre mais, comme les cultures maraîchères, cette dernière a une rentabilité très variable selon le prix du marché au moment de la récolte.

Développement de l'élevage et de la pisciculture :

Dans toutes les zones, certains agriculteurs intensifient leurs productions animales, selon leurs capacités d'investissement : porcs (atelier naisseur ou engraissement), poulets, canards (chair ou œufs). Enfin, dans les étangs proches de l'habitat, dans les fossés entourant les billons des vergers, les agriculteurs développent la pisciculture .

Développement de la culture des agrumes dans le delta du Mékong

L'attrait d'un revenu 6 fois supérieur à celui d'une même surface de rizière a incité les agriculteurs à implanter de petits vergers fruitiers
Les cultures fruitières, sauf les ananas, qui supportent un excès d'acidité du sol, étaient limitées aux zones non inondées et à une distance suffisante de la mer, pour éviter les remontées d'eau salée aux marées hautes. Elles gagnent maintenant les zones inondées (culture sur buttes) au détriment du riz depuis que les quantités produites pour ce dernier sont suffisantes. L'agrumiculture qui a été multipliée par 5 en l'espace de 6 ans, passant de 7 470 hectares en 1990 à 40 579 hectares en 1995 est la plus importante de ces cultures fruitières. La zone du Mékong produit 50% de l'agrumiculture vietnamienne.

les cultures

La culture du riz dans le delta du Fleuve Rouge

Avant 1960

Jusqu'en 1960, les systèmes de culture connaissent peu de changements.
On distingue trois saisons possibles de riz :
- la saison principale pendant la mousson : de juillet-août à novembre-décembre. Sur les terres "hautes", où la sécheresse en fin de cycle est possible on utilise des variétés précoces (de 130 à 155 jours du semis à la maturité), inutiles dans les rizières des terres "basses". Sur les terres hautes , il existe un riz précoce dit du huitième mois repiqué en mai et récolté en septembre ;
- la saison du riz de contre-saison , de décembre-janvier à mai-juin. Les durées de cycle varient de 195 à 230 jours dont 50 à 80 jours en pépinière ;
- la saison du riz des "trois lunes", de mai à août.
Les terres à une seule récolte de riz pendant la mousson sont dominantes (environ 60%). Les terres à deux récoltes de riz doivent disposer d'un système de réserve et d'irrigation pour "l'hiver" (saison sèche) et d'un ensoleillement suffisant pour permettre le repiquage qui est la règle car dans la pépinière on obtient des plants qui résistent ensuite à des conditions hydriques parfois aléatoires (excès d'eau ou sécheresse).

Après 1960

Comme dans le delta du Mékong, la Révolution verte a entraîné l'introduction de variétés nouvelles de riz (cycle réduit, pailles courtes, hauts rendements). De même, l'extension du réseau hydraulique pour l'irrigation et le drainage (canaux et stations de pompage) et l'introduction des engrais sont progressivement développées. Ainsi, les terres à deux récoltes de riz deviennent majoritaires.
L'introduction du semis direct par l'utilisation, après 1990, des herbicides permet aussi dans les zones moins ensoleillée en supprimant le repiquage d'étendre la double récolte. La triple récolte compte tenu des conditions climatiques ne connaît le même développement que dans le delta du Mékong.

cultures

Thierry Couët





Revenir à la page de garde