Académie deToulouse Inspection Pédagogique Régionale

Par André Bras, IPR

Nouveaux Programmes : Classe de CINQUIEME

Réflexions sur la lettre et l'esprit des textes officiels

Un document à diffuser largement et qui doit rester au CDI


De nouveaux programmes d'Histoire de Géographie et d'Education civique entrent en application à la rentrée de Septembre 1997 en classe de cinquième.

Comme en 1996, ils feront l'objet d'une présentation durant des journées départementales .


La majorité des établissements y seront représentés par des professeurs qui rendront compte des échanges à leurs collègues. Ce texte est prévu pour les aider.

Mais il est surtout destiné aux collèges qui n'ont envoyé aucun enseignant, malgré un message Minitel qui attirait l'attention sur les modalités d'inscription indiquées dans le PAF. Il serait très regrettable que cela se reproduise à l'occasion de la présentation des programmes de Quatrième, prévues au PAF 1997-1998.

Seront également concernés les professeurs nommés dans l'Académie de Toulouse au cours des prochaines années (à qui ce document sera systématiquement remis en Septembre), sans oublier les autres enseignants, tous susceptibles d'intervenir en Cinquième dans un avenir proche et qui doivent s'informer sur les demandes officielles .

Il doit donc rester un exemplaire de ces "Réflexions" en archives, au Centre de Documentation.


Ce texte n'a pas valeur officielle : il s'agit pour l'essentiel d'une synthèse, par les Inspecteurs Pédagogiques Régionaux, de réflexions entendues au cours de réunions avec l'Inspection Générale, accompagnée de remarques personnelles fruit des observations de terrain. Il ne se substitue pas aux recommandations d'origine nationale, en particulier aux documents d'accompagnement dont il anticipe néanmoins, sur certains points, la publication. Son objectif est d'attirer l'attention sur les aspects novateurs des programmes, et de mettre en garde contre de possibles erreurs d'interprétation, pour lever les malentendus dès le départ.

Il s'agit, dans l'immédiat, d'éclairer le choix des manuels dont on sait l'influence décisive et durable sur la pédagogie.



La continuité avec les programmes de Sixième

Les programmes de Cinquième se situent dans la continuité des textes appliqués en Sixième. Largement diffusés, ils doivent être connus de tous, y compris des professeurs n'enseignant pas à ce niveau.

La classe de Cinquième renforce et élargit l'acquis de Sixième.
Cumulatives, sans être encyclopédiques, pour les connaissances l'Histoire, la Géographie et l'Education civique le sont aussi pour les apprentissages : la maîtrise d'une méthode suppose son réemploi dans d'autres situations.

Chaque membre de l'équipe pédagogique disciplinaire doit donc connaître les activités réalisées l'année précédente. La liberté de retenir l'information sur le travail fait précédemment avec les élèves, n'existe pas : sa diffusion est au contraire une exigence professionnelle. C'est le principe même du fonctionnement de l'équipe pédagogique.

Aux deux niveaux, nos disciplines contribuent aux finalités générales de l'enseignement.
Elles accordent une priorité à la maîtrise de la lecture, ce qui impose de connaître les exigences, les méthodes et les progressions mentionnées dans les textes officiels de Français. Leur lecture attentive et des échanges réguliers avec les professeurs de cette discipline sont indispensables pour assurer la cohérence des pratiques. Celles-ci se différencient uniquement après que des objectifs communs, et si possible des démarches de même nature applicables en classe, ont été définis. Autrement, les élèves ont davantage de difficultés à assurer les indispensables transferts de compétences. L'esprit des enfants ne doit pas être le seul endroit où se réalise la synthèse des différents apports disciplinaires. La monovalence de plus en plus fréquente des professeurs exige le renforcement de l'interdisciplinarité.

Lire l'introduction au programme


La partie du programme placée avant l'énoncé des thèmes ne bénéficie généralement pas de l'attention nécessaire. Quand elle est lue, il n'est pas rare qu'elle soit jugée comme un ensemble de recommandations énonçant des vérités trop générales pour ne pas tomber dans la banalité, ou comme un recueil de suggestions riches de bonnes intentions mais inadaptées au terrain. Une lecture attentive montre au contraire qu'elle éclaire tous les choix pédagogiques faits par l'institution scolaire.

Aussi faut-il lui accorder la plus grande attention.


Plan annuel et programme

"La cohérence des apprentissages (le mot revient souvent dans le texte) exige que ces programmes soient traités dans leur totalité" .

Certains enseignants pourraient juger l'un des deux programmes plus court, ou moins intéressant, que l'autre et estimer légitime de lui soustraire quelques heures. Telle Madame de Maintenon, l'Histoire ou la Géographie selon le cas, ferait pénitence sur le dos de l'autre. Une telle pratique serait inadmissible pour des raisons réglementaires et parce que certains élèves ayant des préférences personnelles, il n'y a aucune raison de les priver tant soit peu de leur matière favorite.

Par exemple, le succès notoire du Concours du Jeune Géographe, organisé par la revue Science et Vie Junior , est là pour prouver s'il le fallait, l'intérêt des élèves pour le monde actuel. Il n'est surtout pas interdit d'encourager les élèves à participer, en marge des activités scolaires, à ce concours : c'est un excellent moyen pour populariser la Géographie auprès des familles.

Pour assurer le traitement du programme, le texte officiel indique le temps accordé à chaque thème. Ces durées sont à respecter, dans la limite de la marge d'interprétation laissée à chaque enseignant. Un bon moyen de répartir correctement les heures est de construire le plan annuel de manière régressive, à partir de Juin, ce qui oblige à se limiter en Septembre. Ensuite, dans le quotidien, une attitude volontariste est impérative. Chaque demi-trimestre commence par la séquence prévue afin de ne pas laisser le retard s'accumuler.

Les connaissances exigibles


Comme en Sixième, seules sont exigibles les connaissances mentionnées dans le programme ou liées aux documents, cartes et repères cités dans le texte officiel.

Ces documents sont partie intégrante du programme et leur étude, à ce titre, est obligatoire. "Les documents, textes ou oeuvres ne sont pas destinées à simplement illustrer le programme, ils doivent être étudiés pour eux-mêmes" . Pour le reste à chacun d'adapter à la classe "l'étude" de"Sainte Sophie" ou des"thèses de Luther"

André Bras, IPR.






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